Freedonia

Lo-fi

October 14th, 2006

Freedonia, la radio démagogique, propose quelques nouvelles entrées.

Jacques Brel – Mijn vlakke land – Déprimant, et pourtant c’est en-dessous de la vérité ruritanienne.

Nat King Cole – Arrivederci Roma –Moëlleux et bêta comme de la musique de pub. D’ailleurs, c’est de la musique de pub.

Françoise Hardy – Träume – Elle utilisait la méthode Assimil comme Mireille Matthieu et Nana Mouskouri.

Bande originale d’«OSS 117» – Bambino – Comme disait Dalida: «Pardonnez-moi, la vie m’était insupportable».

Madonna – Sorry – Une petite nouvelle qui fera parler d’elle. On comprend pas bien tout, elle parle de Bixente Lizarazu au début, mais après? Pfiou.

PASOK – Ho hlios ho prasinos – Pas étonnant que le PS ait recruté un Grec pour chanter «Changer la vie.»

Wohlstandskinder – CDU-Wahlwerbesong – La même en allemand. Vraiment nul, donc vraiment bon.

Freddy Mercury & Montserrat Caballé – Barcelona – J’ai un bon souvenir à base de cette chanson, qui se passe dans un théâtre à Soho avec David, François B2 et Yoann. Il faut imaginer des Anglais hystéros en train de chanter ça, genre Ulrika von Glott vs. son ami le pédé exhibo.

Patsy Kline – Crazy – «Tabernacle, t’es pas un p’tit fif!»

Alpha – Sometime Later – Merci à Pheel sur ce coup-là.

The Killer Barbies – Downtown
The Pipettes – Pull Shapes
Pulpa – We Fall In Love –
Comme la Mort aux Jeunes et la Bitchy Butch, ça fait bouger les fesses (pas très crédible pour ma nouvelle vie devant la webcam, mais bon).

Section urbaine

October 13th, 2006

(L’ennuyeux est d’avoir quinze jours de retard dans les comptes rendus. L’avantage réside dans la vacuité de ma vie, qui fait que je me mets à jour d’un seul coup.)

Mon père est devenu insomniaque et ma grand’mère clinophile. Sinon, rien n’a changé, même si rien n’est plus pareil. Par exemple, à l’occasion de la Journée nationale du souvenir des hommes d’Etat névropathes, l’arrêt de bus «Croix-Rouge» a été rebaptisé «Michel-Debré».

Dans un sushi chic (apparition-éclair de Marc Lav¤ine), mon père défend la violence politique physique contre la droite et les patrons. Il souligne: «Comme disait mon père, si l’on est pas révolutionnaire à 20 ans, on se retrouve forcément nazi à 60». Je lui rappelle qu’il était jeune giscardien à 20 ans. Il est choqué que l’on ait perdu de vue que les immigrés, les sans-papiers sont avant tous des hommes. Il raconte que comme il ne dort plus, il regarde beaucoup les redifs de la «Star Ac’» et autres, qu’il est accablé par la segmentation communautaire qui est aussi celle de Sarkozy. Nous partons après la septième fiole de sake, environ. A la FNAC, une vendeuse demande: «Tu sais qu’ils ont mis “Le Roi-Soleil” dans la catégorie rock français?»
//
(the problem is being 2 weeks late in my summaries. The good thing is, my life is so damn empty that I can update altogether at once).

My father has become an insomniac, my grandmother a clinophiliac. Else, nothing has changed, though nothing remains the same. I.e., on the occasion of the National Remembrance Day for Neuropathic Statesmen, the bus stop “Red Cross” has been renamed into “Michel-Debré”.

In a chic sushi restaurant (cameo of Marc Lav¤ine), my father defends political physical violence against the right and the tofs. He underscores: “My father said that if you’re no revolutionary at 20, then you’re bound to be a Nazi at 60″. I remind him he was a Young Giscardite at 20. He’s shocked that sight has been lost to the humanity of immigrants, of illegal aliens. He tells that since he can’t sleep anymore, he watches a lot of replays of “Pop Idol” and the like. He’s aghast at the communautarian segmenting that is also Sarkozy’s. We leave after the seventh bottle of sake, more or less. At the FNAC, an assistant asks: “Did you know that ‘le Roi-Soleil’ has been filed in the French rock category?”

Partir loin et longtemps, être un aventurier moderne, le Jack London du 21ème siècle, mais d'abord, chopper un garçon de 18 à 18 ans à la Mort aux Jeunes. / Go far away, be a modern adventurer, a 21st-century Jack London, but first pull a 18-to-18 boy at La Mort aux Jeunes.A un moment, je me dis: être le narrateur, même médiocre, d'une époque qui risque de ne pas être relue avant 500 ou 1000 ans. / At one point, I said to myself: Be the teller, even a mediocre one, of a time at risk not to be-reread before or 1,000 years.Une promotion Korporate, l'épanouissement affectif, un mec sympa et beau, une super chemise; par contre, François B2 a vraiment une tête de cul sur cette photo. / A Korporate promotion, love bliss, a nice and handsome BF, a great shirt. On the other hand, François B2 really looks like shit on this pic.
Après, c'était Mort aux Jeunes. Longtemps après, Matthieu DC a été éclairé pendant au moins deux jours par l'amour d'un nouveau garçon. / Then, it was Mort aux Jeunes. Long afterwards, Matthieu DC was enlightened for at least two days by the love of a new guy.

A1: Partir loin et longtemps, être un aventurier moderne, le Jack London du 21ème siècle, mais d’abord, chopper un garçon de 18 à 18 ans à la Mort aux Jeunes. / Go far away, be a modern adventurer, a 21st-century Jack London, but first pull a 18-to-18 boy at La Mort aux Jeunes.
A2: A un moment, je me dis: être le narrateur, même médiocre, d’une époque qui risque de ne pas être relue avant 500 ou 1000 ans. / At one point, I said to myself: Be the teller, even a mediocre one, of a time at risk not to be-reread before or 1,000 years.
A3: Une promotion Korporate, l’épanouissement affectif, un mec sympa et beau, une super chemise; par contre, François B2 a vraiment une tête de cul sur cette photo. / A Korporate promotion, love bliss, a nice and handsome BF, a great shirt. On the other hand, François B2 really looks like shit on this pic.
B1: Après, c’était Mort aux Jeunes. Longtemps après, Matthieu DC a été éclairé pendant au moins deux jours par l’amour d’un nouveau garçon. / Then, it was Mort aux Jeunes. Long afterwards, Matthieu DC was enlightened for at least two days by the love of a new guy.
B2: “Whoo! Alright – Yeah! Uh Huh…”
B3: “We fall in love.”

C’est jeudi, c’est fourme d’Ambert. Dans la littérature politique, l’Auvergne est à l’analyse des structures familiales ce que les Pays de la Loire sont à la politique géologique. On a ainsi pu relier l’érosion de la famille «communautaire» (vie de famille et exploitation agricole au niveau de la famille élargie) au nord de la région, dans l’Allier, et la force du PCF, véritable réseau communautaire de substitution. L’Allier est d’ailleurs situé au beau milieu de la vaste aire centrale de gauche, qui va de la Corrèze à la Nièvre et au Cher.

Au sud à l’inverse, on peut distinguer des traditions de droite spécifiques, dans un pays qui est celui des Bougnats voués à l’exil. Au libéralisme chrétien notabiliaire d’Yssingeaux (le fief historique de Barrot) répondent ceux qu’on a appelé «les leaders proches» dans la région de Saint-Flour (région des «ménages multiples») — mais Aurillac et le Puy ont une tradition rad-soc. Le Puy-de-Dôme est, comme on dit, une terre de contraste, avec des fiefs de gauche (Clermont et l’usine Michelin, Thiers et la manufacture, Ambert) et de droite (Chamalières).

Hortefeux, le bras-droit de Sarkozy (on a le bras droit qu’on peut) tente, pour l’instant sans grand succès (n’est pas Giscard qui veut) de s’implanter localement. La région de Vulcania est, en effet, aussi celle de dinosaures, comme Barrot, VGE (élu depuis 1956 dans la circonscription dite «Clermont-montagne» qu’occupait déjà son grand’père Jacques Bardoux et son arrière grand’père Agénor) et Georges Pompidou. Jeu: un de ces trois historiques de l’étape est mort, sauras-tu le reconnaître?
//
It’s Thursday, it’s chart-pie day. In pol literature, Auvergne is to the analysis of familial structures what Pays de la Loire are to geological politics. One has pointed, thus, to the erosion of “communautarian” families (a family life and farm exploitation on the scale of extended families) in the north of the region (the département of Allier) and the strength of the Communist Party. The Party would have worked like a true substitute of communautarian networking. Allier is, besides, right in the middle of the larger central left-wing area, going from Corrèze to Nièvre to Cher.

In the south, conversely, you can well distinguish between different right-wing traditions, in the land of “Bougnats” bound for rural exode. There is the Christian liberal notability of Yssingeaux (historical stronghold of Jacques Barrot). You also have a “close leader” tradition around Saint-Flour (the region of “multiple-couple families”) — but Aurillac and Le Puy have a Radical-Socialist tradition. As they say, Puy-de-Dôme is a contrasted land, with left-wing (Clermont with the Michelin factory, Thiers and its manufacture, Ambert) and right-wing fortresses (Chamalières).

Hortefeux, the right hand of Sarkozy (you have the right hand you’re able to) has attempted, without much success (one doesn’t get easily on the level of Giscard), to implant locally. Indeed, Vulcania region is that of political dinosaures: Barrot, VGE (elected since 1956 in the constituency of his grandfather Jacques Bardoux and great-grandfather Agénor: “Clermont mountain-side”) and Georges Pompidou. Quizz: one of those historical local guys of note is dead; which?

François B2 ferait un très bon candidat radical-socialiste.

Ivan les déteste tous

October 11th, 2006

Hier c’était le 65e anniversaire d’Ivan, et les résultats définitifs en Autriche. On s’oriente vers un retour à la grande coalition, mais le Parti populaire autrichien (les Noirs) met la pression en menaçant de faire alliance avec l’extrême-droite BZÖ (Alliance pour l’avenir de l’Autriche) de Haider et les fachos de l’espace dissidents, qui ont gardé l’étiquette «libérale», bleue.

Les extrêmes-droites progressent, ainsi que les Verts; les partis du Proporz régressent, mais vont retrouver leur tête-à-tête consociatif.
//
Yesterday it was the 65th birthday of Ivan, and definitive results in Austria. We’re headed towards a comeback of great coalition, but the Austrian People’s Party (the Blacks) adds some pressure with the menace of an alliance with Haider’s far-right BZÖ (Aliance for the Future of Austria) and otherwordly fascist dissidents, who’ve kept the “liberal”, blue label.

Far-rights grow, as well as the Greens. Though the “Proporz” parties retreat, they shall get back to their consociative tête-à-tête.

Regierung abgewählt!

Gâteau de Verviers

October 10th, 2006

Principaux enseignements de la soirée électorale de dimanche:

- les grands alliés du gouvernement: libéraux flamands et socialistes wallons, reculent comme prévu. Le premier ministre Verhofstadt fait un score (en votes préférentiels) très médiocre à Gand, le PS paye un peu partout les pots cassés de sa corruption, notamment à la Louvière, Charleroi (où les socialistes perdent leur majorité absolue), Mons. Les chrétiens (alliés en Flandre avec les nationalistes «modérés» de la Nouvelle Alliance flamande) se refont une virginité en vue de l’an prochain. Le double recul se fait au profit de l’extrême droite mais aussi de l’extrême gauche unitaire PTB+/PVDA+.

- les Verts baissent partout. A Schaerbeek, ils trahissent leur engagement de «planter un Olivier» (conclure une alliance avec les socialistes et les chrétiens) pour reconduire leur majorité avec les libéraux, ce qui par rétorsion cause leur expulsion des majorités jusqu’alors Olivier ou «arc-en-ciel» (vert-bleu-rouge) ailleurs dans l’agglomération Bruxelles.

- La formule Olivier ou mieux, rouge-orange, a relativement le vent en poupe, notamment en Wallonie (Liège où elle était déjà en place, Tournai, Verviers, La Louvière, Charleroi) au lieu de la «coalition violette» actuellement au pouvoir au niveau fédéral, qui avait été beaucoup répliquée au plan local.

- Le succès personnel du maïeur socialiste d’Anvers ne doit pas occulter que l’Intérêt flamand continue de progresser, notamment dans les banlieues; il maintient son score très élevé à Anvers et Malines, où il contraint les autres partis à maintenir les alliances multicolores («veelkleur»).
//
Main lessons from Sunday’s electoral night:

- main allies in the government: Flemish Liberals and Walloon Socialists, roll back as forecast. PM Verhofstadt does himself quite a mediocre score (in preferential votes) in Gent, PS pays here and there the price of bribery, including in La Louvière, Charleroi (where it loses its majority), Mons. Christians (allied in Flanders with “moderate” nationalists of the New Flemish Alliance) make themselves ingenuous again, in view of next year’s election. The double downturn benefits far right but also unitary far left of PTB+/PVDA+.

- Greens retreat everywhere. In Schaerbeek, they betray their pledge to “plant an Olive-tree” (ally with Socialists and Christians) and prolong their deal with the Liberals. As a measure of retaliation, they are expelled from til-then Olive-tree or “rainbow” (green-blue-red) majorities, else in Brussels’s urban area.

- The Olive-tree formula, or, even better: red/orange, is now quite “in”, notably in Walloon region (it was already in place in Liège, and now in Tournai, Verviers, La Louvière, Charleroi) in lieu of Violet coalition now ruling at the federal level, which had, til now, been replicated quite a lot at the local plan.

- The personal success of Antwerp’s Socialist mayor should hide the fact that the Flemish Interest progress further, notably in suburbia. They maintain their high pollings in Antwerp and Malines. They constrain the upholding of multicolor (“veelkleur”) coalitions among others parties there.

On ne saurait dire, alors, une fois.

Atlantisme

October 9th, 2006

Bush appelait les Grecs les «Gréciens». Sarkozy appelle Chypre «la Chypre» (ce matin, sur France Inter).

Sirop de Liège

October 7th, 2006

C’est trop bon. Je ne trouve pas les mots. Dimanche. Plus que deux jours à attendre pour le plaisir scabinal. // it’s too good. Beyond words. Sunday. Only two more days to wait ’til aldermanic pleasure.

C’était un communiqué du B3, le Bureau Bénélux de la Branchitude. // This was a media release by B3, the Benelux Bureau to Be-With-It.

Du rock et des baisers!

Suite à la décision 2006-1588 de la Cour de justice des communautés européennes, a été constaté l'abus de position dominante, au sens de l'article 85 du traité, commis par la PELTAG en matière de dictats de la fashion. Afin d'assurer les bases d'une saine compétition en matière de totalitarisme vestimentaire, les autorités communautaires ont donc sollicité le Secrétariat Bénélux.

Aujourd’hui, c’est vendredi, et comme tous les jeudis, c’est élections. La région Centre, vaste, hétérogène a, c’est un comble, parfois été animée de tendances centrifuges, André Laignel («le nain sectaire», longtemps patron socialiste de l’Indre) demandant ainsi un temps le rattachement au Limousin. L’ouest (le Perche) regarde vers la Sarthe ou la Normandie.

Aussi, la région illustre certains traits socio-politiques repérables chez ses voisines, voire sur le territoire dans son ensemble:

- le conservatisme des paysans riches de la Beauce, jusqu’aux campagnes d’Orléans et Blois, et qu’on retrouve dans l’Essonne ou la Seine-et-Marne,

- par contraste, l’ancrage traditionnel à gauche des campagnes qui vont de la Ségolénie jusqu’à la Nièvre et au Limousin. Le Cher est même, avec l’Allier voisin, historiquement un des premiers et aujourd’hui derniers bastions du PCF: 75% de vote sur la motion Cachin dès le congrès de Tours, pacifisme dans des usines d’armement très syndiquées, détention par le Parti de la mairie de Bourges (et d’autres villes de moindre importance), depuis enlevée par Lepeltier, de 1977 à 1995. On notera la force, encore aujourd’hui, du PC dans la gauche régionale.

- le poids des choix urbanistiques. Ainsi, Tours est une ville modérée, de consensus, marquée par le règne sans partage et les choix d’aménagement judicieux de Jean Royer, également icône des petits commerçants et des anti-porno. Elle est passée au PS Jean Germain en 1995. RDDV en est le député mais n’a jamais réussi à conquérir la ville qui, paradoxalement, m’a semblé super-pédée (4 bars et un hôtel «à thème» pour 50 000 habitants). A l’inverse, Orléans ou Blois sont des villes éclatées, littéralement divisées, ou chaque bord politique joue un quartier contre l’autre, ce qui a fini par coûter ses places à Jack Lang, et amène l’alternance régulière à Orléans. A Dreux, cette même dissolution du lien urbain, couplée au fonctionnement comme sinistre hyper-banlieue de Paris, a permis l’apparition en avant-première du FN, avec feus les époux Stirbois.

Parmi les stars locales, on a aussi compté Michel «entonnoir» Debré (et briévement son fils Bernard, depuis parachuté à Paris 16e), maire d’Amboise (mais député de la Réunion). Merci de ne pas me rappeler que mon grand’père pense que Michel Sapin s’appelle Tannenbaum avec un geste significatif sur le nez. Chacun porte sa croix, si j’ose dire.
//
Today, it’s Friday, and like every Thursday, it’s election-day. The Centre region is large, heterogeneous. With an ironical twist, it was sometime busy with centrifugal trends: André Laignel (former Socialist boss of the département of Indre) once called for joining the Limousin region. The western part (le Perche) looks toward Sarthe and Normandy.

Thus, the region illustrates some socio-political traits relevant in its neighbours, or even the country as a whole:

- conservatism of richer peasants in the Beauce (north of the region), down to the countryside around Orleans and Blois, is also to be found in outer Essonne or Seine-et-Marne,

- in a contrasted fashion, the traditional left-leaning of country between Segolène’s Poitou, to Nièvre and Limousin. Cher (with neighbouring Allier) is even one of the historical strongholds and last retranchments of the Communist Party: 75% of votes for Cachin’s motion in Tours congress of 1920, pacifism in heavily unionised arms factories, a communist mayor in Bourges from 1977-1995, since outseated by Lepeltier. Also of interest if the PCF’s strengh within the region’s left.

- the weigh of urbanistic choices. Hence, Tours is a moderate, consensual city. It still bears the mark of the unshared power and judicious planning choices of Jean Royer, also an icon among shopkeepers and anti-porn campaigners. It’s had a Socialist townhall since 1995, with mayor Jean Germain. Renaud Donnedieu de Vabre is the local MP, but he has failed to be elected mayor, even though it seemed to me to be a hardcore-gay city (4 bars and a hotel for 50,000 inhabitants). Conversely, Orléans and Blois are fragmented, even divided cities. There, each political side plays a neighbourhood against another, which eventually costed its seat to Jack Lang and has caused many changeovers in Orléans. In Dreux, the same dissolution of social ties, and the functioning as a sinister hyper-suburb of Paris, allowed for the early rise of FN and the late Stirbois pair.

Among local stars was also Michel “wacko” Debré (and for a short time his son Bernard Debré, since then dispatched in the 16th arrondissement of Paris), the mayor of Amboise (but MP from La Réunion). Thanks for not mentionning that my grandfather thinks Michel Sapin’s true name is Tannenbaum, with a meaningful nose gesture. We all bear our cross, if I may say so.

Grouik!

«Quatre jours en septembre»

October 5th, 2006

Un samedi, la BitchyButch importe les Wendy de la MAJ. / A saturday, the BitchyButch party imports the MAJ's Wendys.Un dimanche, SophCo: «Je réalise un rêve d'enfance!» / A Sunday, SophCo says: Un autre weekend, des blagues éculées à R'dam. / Another weekend, well-polished jokes in R'dam.
Un autre weekend: fuir Szohod. / Another week-end: fly away from Szohod.Aller chercher ailleurs la vie. / Seek life elsewhere.Revenir, malgré l'absence de perspectives professionnelles, affectives et sexuelles. / Be back, though lacking a professional, affective or sexual outlook.

Chaque mardi se tenait la réunion de service de la filiale dans laquelle on l’avait expatrié: Départ&Ment, NV. La directrice des ventes au détail, une quadra pro-active et corporate, s’était définitivement fait piquer la place à la droite du Chef par le directeur des ventes en gros, un ancien militaire. Son secret: arriver 30 minutes en avance. Souvent, le directeur de la logistique ronchonnait dans sa barbe contre «les pédés» de la direction du marketing, qui venaient toujours à cinq et dissertaient interminablement, quoiqu’avec brio (ils étaient dans la comm’). Chaque semaine, l’un des directeurs sectoriels voulait de l’attention, et parlait 20 minutes du plus minime événement à son agenda. On craignait, en silence, qu’ils ne décidassent un jour de tous évoquer tout leur emploi du temps. Plus souvent qu’il n’aurait fallu, la conversation tombait sur l’état de santé désastreux de tel ou tel tiers; aucun détail n’était alors épargné à l’auditoire, qui disait «oh…» moitié par ennui, moitié par curiosité. Evidemment, les comptes-rendus restaient opérationnels.
//
Each Tuesday the weekly meeting convene in the subsidiary in which he had been expatriated: Depart&Ment, NV. The Director, Retail, a proactive and corporate-minded fortysomething woman, had been permanently dispossessed of her seat right of the Boss by the Director, Wholesale, a former serviceman. His secret: Be 30 minutes ahead of meeting time. Quite often, the Director, Logistics grumble in his beards against the “faggots” of the Marketing division, would always came five, and disserted endlessly, though brilliantly (they were communication guys). Each week, one of the sectoral directors would try to get the limelight, and talk for 20 minutes of the most minor event on his/her agenda. One feared, silently, that all of them would one day decide to talk about the whole of theirs schedules. More often than desirable, the talk was about the disastrous health of this or that other guy; no detail was then spared onto the audience, that hushed “oh…” being half bored, half curious. Evidently, the official summaries would remain operational.

Logique implacable. / Unescapable logic.Soudain l'été dernier (hommage à Luc). / Suddenly, last summer (homage to Luc).Amours précaires./Precarious Love.

A1: Un samedi, la BitchyButch importe les Wendy de la MAJ. / A saturday, the BitchyButch party imports the MAJ’s Wendys.
A2: Un dimanche, SophCo: «Je réalise un rêve d’enfance!» / A Sunday, SophCo says: “I fulfill a childhood’s dream!”
A3: Un autre weekend, des blagues éculées à R’dam. / Another weekend, well-polished jokes in R’dam.
B1: Un autre weekend: fuir Szohod. / Another week-end: fly away from Szohod.
B2: Aller chercher ailleurs la vie. / Seek life elsewhere.
B3: Revenir, malgré l’absence de perspectives professionnelles, affectives et sexuelles. / Be back, though lacking a professional, affective or sexual outlook.
C1: Logique implacable. / Unescapable logic.
C2: Soudain l’été dernier (hommage à Luc). / Suddenly, last summer (homage to Luc).
C3: Amours précaires./Precarious Love.

“Just do your best darling!”

September 29th, 2006

C’est jeudi (plus ou moins), c’est élections. La Basse-Normandie n’est pas juste la région des camemberts, mais également de Patsy Stone, et je ne parle pas seulement de ChelseaBoy mais bien de l’ex-meilleure amie de François B2, Nicole Ameline. Elle y est une des héritières du «système d’Ornano», le baron gaulliste local, qui continue, sous divers noms et étiquettes, de tenir résolument à droite une région conservatrice, paysanne et catholique qui et aussi celle du Débarquement et du discours de Bayeux. Une droite pas bien moderne: en 1997, Anne d’Ornano (veuve de) avait refusé de recevoir Michèle Demessine, la secrétaire d’Etat bolchevik au tourisme de Jospin.

Vieilles exceptions de gauche en voie de disparition: les vieux du Muppet Show socialiste local, Yvette Roudy à Lisieux et Mexandeau, éternel candidat à Caen.
//
It’s (sort of) Tuesday, it’s elections. Lower-Normandy is not only the region of camemberts, but also that of Patsy Stone, and I’m not only talking of ChelseaBoy but also the ex-bestfriend of François B2, Nicole Ameline. She is one the heirs of the “d’Ornano system”, from the name of the local Gaullist baron, that continues, under different names and labels, to hold firmly right-of-the-center a conservative, peasant, catholic region, where also took place the D-Day and Bayeux speech. Not such a modern right: in 1997, Anne d’Ornano (widow of), refused to greet the coming of Michèle Demessine, the Bolchevik state undersecretary for tourism in Jospin’s cabinet.

Old left-wing exceptions in way of disappearance: the old guys of the Socialist’s local Muppet Show, Yvette Roudy in Lisieux and Louis Mexandeau, the eternal wannabe mayor of Caen.

Proudly powered by WordPress. Theme developed with WordPress Theme Generator.
Copyright © Freedonia. All rights reserved.