Freedonia

«A part of it.»

March 24th, 2008






A1: Avant de partir, il y avait eu un dîner de viande près des Champs, quelque chose de suranné, modianesque.
A2: A New York, beaucoup de choses ont changé en 9 ans, de nouveaux gratte-ciel, l’éclairage du métro, l’ostentation vestimentaire. Pourtant, on reste saisi par les deux odeurs: pourriture neuve et vieille poussière, qui demeurent le corps et l’âme de la ville.
A3: Séb H s’ennuie un peu, ne se sent pas une vocation de «casque bleu». Alors il soulève des haltères et relit des écrivains morts.
B1: Midtown, je revois les belles choses aimées, les musées, je longe sans fin et sans lassitude les buildings. Aucune comparaison (San Francisco? Londres? Chicago peut-être?) ne rend justice à l’élégance propre des hauteurs de Manhattan, les brownstones enjolivés, les HBM néo-Tudor, Park av. surélevé près de Grand Central, les tours immenses et indépendantes. Quelque part entre Gotham City et les visions de Koolhaas.
B2: Le canyon urbain est vertigineux, ou suffoquant. Comme réalité physique et comme théâtre social.
B3: Aussi, Nath H organise-t-elle méthodiquement leur vie expatriée.
C1: Et Downtown, les derniers restes d’inquiétante et vivante urbanité, ex-abattoirs, ateliers chinois, parcs à junkies, l’arrière-plan de «Pink Narcissus» ou «Baretta», ont été méthodiquement balayés. L’underground, le sordide, le transgressif sont aussi introuvables qu’au Quartier latin.
C2: Alors on mange des sushis chics.
C3: Et l’on songe aux décadences d’antan, le bowling privé de Frick, les marins à l’ancre de Chauncey, la ville en faillite d’Ed Koch.
D1: Sans lucidité, je comptais beaucoup sur la nightlife et les garçons de New York. Peut-être parce que 1999 avait eu quelque chose d’inabouti, d’enfantinement romantique, tout dominé par «Tricks» et l’ambiance no-sex du Big Cup.
D2: Mais si beaucoup d’endroits sont sympathiques, et s’il est facile – en Amérique en général – de nouer langue…
D3: … les Américains sont plus puritains qu’ils ne se l’avouent. Au fond, ils veulent des calins.
E1: Alors, j’ai samplé le comfort-food: pastrami et cheesecake.
E2: Dix jours sans temps mort et sans hâte, où l’éloignement, la vacance et le taux de change interdisent d’épiloguer sur rien.
E3: Au retour, on retrouve tout intact, fossilisé: maison, collègues, solitude, impasse professionnelle.
F1: Après, pendant que les TBS géraient les Mort aux Jeunes futures en orfèvres, soupesant interminablement le pour et le contre, la droite se prenait une déculottée et Bachelot foirait son brushing. Amiens: ouais! Toulouse: wouhouh! Puis vers 21 heures, on exulta prématurément de la défaite de Tiberi.
F2: «Mais?! C’est le professeur de géométrie du ‘Collège fou, fou, fou’!»
F3: Vers 23 heures, mon éphémère amoureux communiste de la veille apparut sur le décrochage régional de FR3.

Quezas, quezas, quezas

March 18th, 2008

En Espagne, «Z» en reprend pour quatre ans. La bipolarisation du parlement national s’accroît, au détriment des autres formations, IU et partis régionalistes. On pourra utilement comparer la carte ci-dessous et les résultats des récentes élections autonomiques ici, qui illustre le recul des nationalistes au nord du pays en particulier. Le PSOE devrait pouvoir gouverner avec le seul soutien des petits partis basque (PNV) et navarrais (NaBai), et faire abstraction de tous les autres.

Seconde nouveauté de ce scrutin, l’apparition assez timide d’un petit parti de centre-gauche. L’Union progrès et démocratie se veut de dimension nationale, anti-nationaliste quoiqu’originaire du Pays basque, inspirée des mouvements citoyens (on se rappellera le leader à poil et à poils de Citoyens pour le changement), et arbore un logo de et par une agence de pub. Nous souhaitons bonne chance à sa démarche marketing.

«Votas con todas tus fuerzas.»

«Somos un grand equipo»

Surveiller et Punir

March 7th, 2008

Les cantonales devraient fournir l’occasion de solder quelques vieilles traditions locales, le chiraquisme en Corrèze ou le chevènementisme belfortain en particulier. Cela étant, la carte devrait rester comme à l’heure actuelle généralement conforme aux grandes lignes historiques de découpe France de gauche / France de droite, belles et régulières comme une cuesta.

Plusieurs éléphants et lions, style Hollande, Montebourg & Co. briguent de surcroît la présidence d’un conseil général, pour se refaire une virginité électorale et/ou compléter un CV déficient en vue de 2012.

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Une lecture assidue des grands média et l’oisiveté ruritanienne permettent de dresser une carte des objectifs respectifs de la gauche mais aussi de la droite qui, en dépit de son lamento pré-défaite étonnant et un peu suspect, pense pouvoir subrepticement et par la banlieue s’emparer des CUL (communautés urbaines de Lille et Lyon), par ci par là de quelques villes et départements, et peut-être bien garder ce qui est le plus menacé: Marseille, Strasbourg, Périgueux.

A gauche, le PS continue de travailler, seul ou en tandem avec les Verts voire le MoDem, à chipper un à un les derniers fiefs communistes. Vis-à-vis de la droite, il ne peut, au regard des élections de 2001, que progresser dans les villes moyennes — la question étant de savoir s’il refait l’écart ou s’il remporte une victoire totale, ce qui le mettrait de façon inédite (depuis 30 ans et plus sensiblement encore, après les deux décentralisations) en responsabilité à tous les échelons locaux à la fois.

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