Freedonia

Nouvelle Société

December 5th, 2006

Actualité oblige à nouveau, cette semaine Freedonia, le buzz télématique, parle d’Aquitaine. C’est en effet des contreforts des Pyrénées qu’a eu lieu la déclaration de candidature de Bayrou, dont voici l’image et bien peu le son, ce qui est somme toute logique:


Si on a bien entendu et compris, les grands problèmes de la France (chômage, dette, crise des banlieues) sont liés à l’alternance gauche-droite. Ca n’avait échappé à personne.

Derrière l’image tutélaire du «duc d’Aquitaine» le gaulliste rad-soc Chaban-Delmas, et de son héritier revendiqué à Bordeaux le sympathique Alain Juppé, la région apparaît comme divisée en de nombreux «pays» politiques, centristes en Béarn et sur la côte basque (le fief de Lamassoure et de Didier Borotra, mais aussi de la socialiste Nicole Péry) mais également les gaullistes Alliot (père et fille) à Biarritz; mélée de communistes, de gaullistes orthodoxes (Yves Guéna et Péretti hier, Darcos et Saint-Sernin aujourd’hui) et de mitterrandisme (Roland Dumas, qui y dégota son amie DJ Christine) en Périgord; socialistes bon teint (mitterrandistes historiques ou post-popérenistes) dans les Landes, Gilbert Mitterrand continuant de se faire élire près Bordeaux; la disparition du bastion communiste de Marmande et à l’inverse un certain conservatisme rural dans le sud du Lot-et-Garonne (Agen), département aujourd’hui marqué par un fort vote FN. L’Aquitaine est, d’ailleurs, un des ancrages du mouvement rural/viandard Chasse, Pêche, Nature, Traditions.

Reste qu’aujourd’hui, cette terre de radicalisme est solidement tenue à gauche, mais non pas à gauche toute (la liste PCF-chevènementistes n’a pas passé le seuil nécessaire pour fusionner lors des régionales de 2004, autre signe de la forte érosion du Parti en Aquitaine). C’est aussi ici que Mamère cumule, au grand dam de ses camarades de parti, la mairie et la députation de Bègles, en périphérie de Bordeaux. Le diagramme permet, enfin, d’identifier deux phénomènes:
- Bordeaux est une ville de droite, avec des banlieues de gauche;
- pour les législatives, ces banlieues sont elles-mêmes diluées par le vote rural (viticole) de droite, grâce à l’audacieux découpage de Pasqua. (Même chose sur la côte basque.)

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Addendum: et bientôt, un parachuté célèbre. Ca c’est de l’actu.

«La France humaine»?

Fatal Error

December 2nd, 2006

On sait qu’on a trop farfouillé sur YouTube quand on tombe là-dessus. Happy hiver.

Chav

November 30th, 2006

Comit�Central aimerait parler comme �a. Ou juste il aimerait une relation huil�e comme un fish&chips avec un bibi de Londres. // Comit�Central’d love to speak like that. Or maybe he would just like a relationship greased as a fish’n'chips with a London sweetheart.

«Do I look like a slut?»

November 29th, 2006

C'était *inouï* comme soirée! // This party was a never-seen-before success!Avec du bon son et le crowd qui kiffe la vibe's. // With great sound and a leet clique.Les TBS avaient piégé la boîte avec des dispositifs catalytiques de la libido. // The the_bigger_splashes had the club trapped with libido catalytics.
Tous les gens beaux ont choppé. // All beautiful people pulled.... sauf les TBS. // ...except the TBS gang.SophCo a roulé des pelles à la Limonade bleue. Ca faisait un monaco. // SophCo frenchkissed la Limonade bleue. Hence, a shandygaff.

Du coup, PrinceParano s’est vengé sur moi en m’entreprenant sur la Constitution européenne, sur le divan de Mme Récamier (a.k.a. Alex Nippon). En gros, l’Europe n’était pas «opérative» sans les nouvelles règles du traité constitutionnel, et les arguments du «non» avaient été grossièrement trompeurs. J’ai remarqué que les arguments du «oui» aussi, et mis en avant l’idée qu’il y aurait probablement une renégociation qui aboutirait à grosso modo les mêmes compromis institutionnels, sans le titre «constitution», ce qui me semble très bien pour ne pas conférer cette dignité politique (et cette immutabilité) à un deal conventionnel bancal. Une caisse de champagne a été pariée qu’accord il y aurait (ou pas) avant 2009.
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Thus, PrinceParano took revenge from me by tackling me on the European constitution, on the Mrs Récamier (a.k.a. Alex Nippon)’s coach. Roughly speaking, Europe was not “operative” without the new rules of the constitutional treaty, and the no-vote arguments were grossly misleading. I noticed that the yes-vote arguments too. I pushed forward the idea that there would probably be a renegociation to reach more or less the same institutional compromise, without the name “constitution”. That seems good to me not to lend this political dignity (and immutability) to an ill-balanced conventional deal. A box of champagne bottles was bet on an agreement (or not) by 2009.

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A1: C’était *inouï* comme soirée! // This party was a never-seen-before success!
A2: Avec du bon son et le crowd qui kiffe la vibe’s. // With great sound and a leet clique.
A3: Les TBS avaient piégé la boîte avec des dispositifs catalytiques de la libido. // The the_bigger_splashes had the club trapped with libido catalytics.
B1: Tous les gens beaux ont choppé. // All beautiful people pulled.
B2: … sauf les TBS. // …except the TBS gang.
B3: SophCo a roulé des pelles à la Limonade bleue. Ca faisait un monaco. // SophCo frenchkissed la Limonade bleue. Hence, a shandygaff.

Schtroumpf

November 29th, 2006

Joie d’offrir, plaisir des yeux. En plus, les amis syndicaux de Sarkozy pédalent dans la choucroute.
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Pleasure of the gift, and eye candy. Moreover, Sarkozy’s union friends get nowhere.

Pendant ce temps-là, porte de Saint-Cloud... // Meanwhile, at the Parc des Princes...

Il paraît que Sarkozy va indiquer confidentiellement aux parlementaires UMP qu'il sera candidat à la présidentielle. // Big news.

Le mieux, chez les flics, c'est les logos de leurs syndicats. // The best of cops' is the logotypes of their unions.

«Kiezers bedankt!»

November 28th, 2006

Aux Pays-Bas, plus ça change et plus c’est la même chose. Les trois partis traditionnels (travailliste, démochrétien et libéral) réalisent, en cumul de sièges, leur deuxième plus mauvais score de tous les temps après 2002 — l’année où Fortuyn et son assassinat donnèrent un grand coup de pied dans la politique de papa.

A droite, les libéraux/conservateurs VVD, en dépit de la campagne de choc de l’ex-matonne et ministre «de l’intégration» Rita Verdonk, voient leurs positions s’éroder, notamment au profit du dissident villiéroïde Geert Wilders, qui récupère aussi une partie des voix de la Liste Fortuyn, qui disparaît du paysage. L’Appel démocrate-chrétien du Premier ministre Harry Potter se tasse, mais reste le premier parti du pays, et compte donc fermement conduire le prochain gouvernement.

A gauche, le PvdA (dire «P van de A») s’effondre littéralement au profit du Parti socialiste (maoïstes refondateurs). Sa tête de liste, Wouter Bos, a commis plusieurs belles bourdes de campagne, sur le thème de la fiscalisation des grosses retraites et sur les partenaires de coalition envisageables, qui ont permis au CDA de lui coller l’image du «flip-flopper» chère à la comm’ de crise politique contemporaine. La Gauche verte stagne. Le SP récupère aussi, par son discours eurosceptique, une partie de la mise de Fortuyn.

Ailleurs, la force d’appoint réformatrice D66 sauve sa peau (notamment grâce à ses appels du pied à la communauté turque), les calvinistes sociaux de l’Union chrétienne ont pratiquement joui en direct devant les caméras (je n’exagère pas) tant leur score historique (6 sièges) fait d’eux l’incontournable partenaire de tous. Stabilité du SGP, les givrés de l’Eglise re-réformée. Entrée surprise à la chambre d’un parti pro-animaux, qui maintient l’illusion de cette Dutch Touch de tolérance et de n’importe quoi libertaire.

Résultat des courses, et comme d’habitude, la reine a nommé un «informateur» (débrouillard de l’entregent) et lui a offert une calculatrice à coalitions, qui compte jusqu’à 75. Ca peut lui prendre entre un et six mois pour savoir qui veut gouverner avec qui, le pourquoi important plus ou moins. Possibilités arithmétiques évoquées pour l’heure:
- CDA-PvdA-SP, ce que veut le PvdA et permettrait au SP d’accéder aux responsabilités;
- Plus probable, CDA-CU-PvDA, «social-chrétien», mais le PvdA craint de se faire plus encore déborder sur sa gauche.
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In the Netherlands, the more it achanges, the more it’s the same. The three traditional parties (Labour, Christian-Democratic and Liberal) obtain the second grouping seats-cumul in history, after ‘02 — the year Fortuyn and his death kiscked the ass of daddy’s politics.

On the right, in spite of the shock-campaign of former warden and “Integration” minister Rita Verdonk, the Liberal/Conservatives of VVD decline. Their withdrawal benefits, inter alia, the UKIP-alike dissident Geert Wilders, who also gets his hand on some of the voters of List Fortuyn’s, who in turn disappears from the lanscape. The Christian-Democratic Appeal of PM Harry Potter shrinks but remains the first party nationally. They therefore have the strong will to lead the next government.

On the left, the PvdA (say “Peh van de Ah”) litteraly collapses to the benefit of the Socialist Party (reconstructed Maoists). The chief candidate Wouter Bos committed several campaign blunders about taxing big pensions and possible coalition partners, so that the CDA could label him a “flip-flopper” — the way political crisis communication does, these days. The Green Left stagnates. SP, for one, also get part of Fortuyn’s stake, thanks to its Euro-sceptic pronuncements.

Elsewhere, the reformers of D66, a usual coalition extra, save their head (thanks notably to their appeal to the Turkish community). Social Calvinists of the Christian Union almost came live on TV (I’m *not* exagerating here): their historical scoring (6 seats) makes them the unavoidable partners of all others. Good maintenance of SGP, the Re-Reformed Church’s wackos. Surprise entrance in the House of a Pro-animal Party, just to uphold the illusion of a tolerant, “anything-goes” libertarian Dutch Touch.

However, as a result, the Queen appointed an “informer” (gifted go-between) and gave him a coalition calculator, which counts up to 75. It can take him one to six months to know who wants to govern with whom, the why being more or less important. Numerical possibilities currently talked about:
- CDA-PvdA-SP, which the PvdA wants, and who allow SP to access to Cabinet responsabilities;
- More likely, CDA-CU-PvDA, “social-Christian”, but PvdA fears to get even more outflanked on its left.

«Duurzaam voor elkaar»

Le grand travers

November 24th, 2006

Actualité oblige, cette semaine la chronique politique est consacrée au Languedoc-Roussillon. La ville de Montpellier depuis 1973, depuis 2004 la région (ainsi que la communauté d’agglomération de sa capitale) est dominée par la démagogie d’un ex-mao diplômé d’H.E.C. (de Paris), Georges Frêche, l’«empereur de Septimanie» (redénomination de la région un temps proposée par lui, laquelle a irrité entre autres les Catalans qui tiennent, semble-t-il, à la mention «Roussillon»). Ses remarques récentes sur «les Noirs en équipe de France» ne sont que la dernière de ses citations louches, destinées à flatter (supposément) l’électorat pied-noir et, connexement, l’électorat FN, nombreux dans la région.

La némésis de Frêche dans la région, qui a (lui aussi) copiné avec le FN local du «fêlé, pas l’autre» Jean-Claude Martinez, est le ténor de la Lozère Jacques Blanc, figure des républicains-indépendants et aujourd’hui de l’UMP. Comme quoi ça vasouille grave dans la zone. La Lozère se rattache, d’ailleurs, plus, dans son comportement politique, au Cantal et à l’Aveyron, grands espaces ruraux, montagneux et conservateurs qui ont déjà été évoqués.

Terre de viticulture et, partant, de manoeuvres agricoles, le Languedoc a en effet, quant à lui, longtemps été le coeur du «Midi rouge», la patrie du carbonaro français Armand Barbès, et alla jusqu’à la révolte ouverte en 1907 contre l’oligarchie royaliste locale et les conditions de travail; Clemenceau, là aussi, fit donner la troupe. L’activisme viticole demeure puissant dans le coin. La région fut, en bonne logique, un bastion du PCF mais, comme l’illustre le double échec en parachutage de Gayssot en 2001-2002 à Béziers, et la perte de la dernière mairie communiste d’une ville de plus de 100 000 habitants avec Nîmes en 2001, le vote régional est très conforme à celui du pays dans son ensemble, et laisse donc peu de place au Parti.
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Given the news, this week’s political chronicle is about Languedoc-Roussillon. The demagoguery of former Maoist, H.E.C. (Paris) graduate Georges Frêche has dominated the city of Montpellier since 1973, and the region since 2004. He’s also well known as the “emperor of Septimania”, from the name with which he tried once to rechristen the region, to the ire, among others, of Catalans (apparently sensitive to the use of “Roussillon”). Recent remarks about “black people in the French soccer team” are only his last stinky quotes, aimed at (allegedly) flattering the North Africa rapatriates (“Black-Foots”), and, in turn, the (numerous) local FN voters.

Frêche arch-rival in the region, another chum of “the madman, not the other” Jean-Claude Martinez’s regional FN, is Jacques Blanc, the big gun from Lozère, a former Republicain-Indépendant and today a UMP guy. One could say, the region is stinkragous. By the way, as far as its political behaviour is concerned, Lozère is rather a part of the large rural, mountainous, conservative spaces also including Aveyron and Cantal (already studied before).

A wine country, therefore a farmworkers’ country, Languedoc has, for one, indeed long been the heart of “Red South”, home to French Carbonaro Armand Barbès. It even rose up in 1907 against the Royalist oligarchy and working conditions; there, as elsewhere, Clemenceau sent in the army. Winegrowers’ activism remains strong around. The region was, quite logically, a stronghold of the Communist Party. Yet, as shown by the double failure of Gayssot parachuting in in Béziers in 2001 and 2002, as well as the loss of the last above-100,000-inhabitant Communist city, Nîmes, the regional vote is similar to France’s; therefore, it leaves little space to PCF.

«La terre à ceux qui la travaillent.»

Mort aux Jeunes J-1

November 23rd, 2006

SophCo est gentiment venu me rendre visite à Szohod.// SophCo has kindly come to visit me in Szohod.C'est bien d'être proche et de se ressembler. C'est simple et intuitif, il faudrait arriver à ça dans une relation amoureuse. // It's cool to be close and alike. It's simple and intuitive, I should try and reach that in a love relationship.«La Mort aux Jeunes? J'vais encore chopper PrinceParano!»/

A1: SophCo est gentiment venu me rendre visite à Szohod.// SophCo has kindly come to visit me in Szohod.
A2: C’est bien d’être proche et de se ressembler. C’est simple et intuitif, il faudrait arriver à ça dans une relation amoureuse. // It’s cool to be close and alike. It’s simple and intuitive, I should try and reach that in a love relationship.
A3: «La Mort aux Jeunes? J’vais encore chopper PrinceParano!»/ “Mort aux Jeunes? I’m gonna pull PrinceParano, again!”

Nu SP

November 22nd, 2006

On se demandait ce qu'était devenue la speakerine de l'URSS. Elle présente les élections en Ruritanie. // One wondered what the Soviet TV-anchorette had become. She hosts the Ruritanian elections program.Avec sa meilleure copine, une ancienne secrétaire d'oblast chargée des machines agricoles, aujourd'hui cliqueuse d'infographies. // Together with her best friend, a former Oblast secretary for agricultural machinery, now an infographics clicker.Le parti des Animaux: «que des bombasses» (SophCo) qui ont compris le retour du mignon. Résultat: deux sièges à la Chambre. // Animals' Party:
Les partis classiques continuent leur saison en enfer. // Classical parties continue on highway to hell.Cherchez l'erreur: les chrétiens intégristes de gauche sont dans *toutes* les coalitions. // Check the mistake: left-wing Christian Integrists are in *all* coalitions.Le gagnant du jour: un ex-mao reconverti par la comm'. // Today's winner: an ex-Maoist rehiped with communication.

A1: On se demandait ce qu’était devenue la speakerine de l’URSS. Elle présente les élections en Ruritanie. // One wondered what the Soviet TV-anchorette had become. She hosts the Ruritanian elections program.
A2: Avec sa meilleure copine, une ancienne secrétaire d’oblast chargée des machines agricoles, aujourd’hui cliqueuse d’infographies. // Together with her best friend, a former Oblast secretary for agricultural machinery, now an infographics expert.
A3: Le parti des Animaux: «que des bombasses» (SophCo) qui ont compris le retour du mignon. Résultat: deux sièges à la Chambre. // Animals’ Party: “hotties” (so SophCo) that understood that cute is back. Result: 2 seats in the House.
B1: Les partis classiques continuent leur saison en enfer. // Classical parties continue on highway to hell.
B2: Cherchez l’erreur: les chrétiens intégristes de gauche sont dans *toutes* les coalitions. // Check the mistake: left-wing Christian Integrists are in *all* coalitions.
B3: Le gagnant du jour: un ex-mao reconverti par la comm’. // Today’s winner: an ex-Maoist rehiped by spin.

«Bruxelles, ou jamais»

November 22nd, 2006

«I’m a player in the continental game
With unlimited expenses to reclaim
Information’s easy
Tapping at my PC
That is the frame of the game
I’m single, bilingual» (Pet Shop Boys)

Donc, Bruxelles. Où la même boîte de nuit peut accueillir un jour la Bitchy Butch et, le lendemain, des eurocrates en goguette. // So, Brussels it was. Where the same club hosts the Bitchy Butch and, on the following day, a Eurocrats' party.Pour un instant, dans le shopping chic et le cosmopolitisme diplo, oublier ce qui ne va pas. Ou que rien ne va vraiment. // For a moment, in chic shopping and diplos' cosmopolitism, forget what's wrong. Forget nothing is properly OK.Bien amusé avec des Cypriotes excessives et sympas, qui m'ont expliqué tous les mystères des élections ethnarchiques. // Had fun with excessive, funny Cypriot girls, who explained to me all the intricacies of the Ethnarch's election.
Je passe des journées pleines au travail à surveiller Freedonia, les commentaires qui ne viendront pas; deux heures pour effacer les spams. ComitéCentral avait peur qu'on découvre en lui un imposteur, en dépit de son travail de recherche en fait bon; moi c'est l'inverse, l'apparence pro masque l'oisiveté totale. Et ma chef me dit: «travaillez moins». // I spend whole days checking Freedonia, comments never to come; and two hours to erase spam. ComitéCentral feared to be considered a pretender, in spite of his (actually good) research; on the contrary, my businesslike face conceals total idleness. And my boss says: Pas que j'aime ça. Je souffre, je sens que le moment de ma vie potentiellement le plus productif, ouvert, utile, est foutu en l'air par la conjonction du hasard, d'un environnement délétère, et de ma propre inertie présente. // Not that I like it. I'm pained, I feel the moment of my life potentially most efficient, open, and useful, is wasted by this conjonction of happenstance, a poisonous atmosphere, and my own current untractability.L'ambiance dissolvante de l'automne au nord, qui dure douze mois. // The dissolving mood of northern autumn, which lasts 12 months.
Ma vie affective est une fuite en avant d'exigences inatteignables et de baises anxiolytiques. // My love life is a rush forward of unfulfillable expectations and stress-control fucks.Lorsque j'en rencontre un qui va, ni lui ni moi ne rappelons. Comme quoi on étaient fait l'un pour l'autre, on se comprend. On a peur pareil, peut-être. // When I meet a OK one, neither he nor I call back. We were likely made for one another, we understand each other. We fear the same way, maybe.J'ai peur d'échouer, de me faire mal encore, de blesser à nouveau. Et il est tellement plus confortable d'attendre le suivant, qui sera plus et mieux. // I'm afraid to fail, to hurt myself again, to pain someone once more. And it's so comfortable to wait for the next one, who will be more and better.

A1: Donc, Bruxelles. Où la même boîte de nuit peut accueillir un jour la Bitchy Butch et, le lendemain, des eurocrates en goguette. // So, Brussels it was. Where the same club hosts the Bitchy Butch and, on the following day, a Eurocrats’ party.
A2: Pour un instant, dans le shopping chic et le cosmopolitisme diplo, oublier ce qui ne va pas. Ou que rien ne va vraiment. // For a moment, in chic shopping and diplos’ cosmopolitism, forget what’s wrong. Forget nothing is properly OK.
A3: Bien amusé avec des Cypriotes excessives et sympas, qui m’ont expliqué tous les mystères des élections ethnarchiques. // Had fun with excessive, funny Cypriot girls, who explained to me all the intricacies of the Ethnarch’s election.
B1: Je passe des journées pleines au travail à surveiller Freedonia, les commentaires qui ne viendront pas; deux heures pour effacer les spams. ComitéCentral avait peur qu’on découvre en lui un imposteur, en dépit de son travail de recherche en fait bon; moi c’est l’inverse, l’apparence pro masque l’oisiveté totale. Et ma chef me dit: «travaillez moins». // I spend whole days checking Freedonia, comments never to come; and two hours to erase spam. ComitéCentral feared to be considered a pretender, in spite of his (actually good) research; on the contrary, my businesslike face conceals total idleness. And my boss says: “work less”.
B2: Pas que j’aime ça. Je souffre, je sens que le moment de ma vie potentiellement le plus productif, ouvert, utile, est foutu en l’air par la conjonction du hasard, d’un environnement délétère, et de ma propre inertie présente. // Not that I like it. I’m pained, I feel the moment of my life potentially most efficient, open, and useful, is wasted by this conjonction of happenstance, a poisonous atmosphere, and my own current untractability.
B3: L’ambiance dissolvante de l’automne au nord, qui dure douze mois. // The dissolving mood of northern autumn, which lasts 12 months.
C1: Ma vie affective est une fuite en avant d’exigences inatteignables et de baises anxiolytiques. // My love life is a rush forward of unfulfillable expectations and stress-control fucks.
C2: Lorsque j’en rencontre un qui va, ni lui ni moi ne rappelons. Comme quoi on étaient fait l’un pour l’autre, on se comprend. On a peur pareil, peut-être. // When I meet a OK one, neither he nor I call back. We were likely made for one another, we understand each other. We fear the same way, maybe.
C3: J’ai peur d’échouer, de me faire mal encore, de blesser à nouveau. Et il est tellement plus confortable d’attendre le suivant, qui sera plus et mieux. // I’m afraid to fail, to hurt myself again, to pain someone once more. And it’s so comfortable to wait for the next one, who will be more and better.

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