






Après, il y a eu Vincenzo. Un Napolitain. De Répu. Un fan de Jean-Yves 3000 et la Meuf qui parle.
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Then, there was Vincenzo. A Neapolitan. From Répu. A fond of Jean-Yves 3000 et la Meuf qui parle.



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A1: Il y a quelques samedis: Ca fait chaque fois la même chose quand ComitéCentral fantasme les étudiants des Beaux-Arts./ Some Saturdays ago: It’s always the same when ComitéCentral fantasizes about the School of Arts’ students.
A2: Il y a deux semaines: en Ruritanie, le ciel est si gris qu’un canal s’est pendu. / Two weeks ago: In Ruritania, the sky is so grey that a canal hung itself.
A3: Une autre habitude à perdre en Ruritanie: le quart d’heure de retard./ Another habit to lose in Ruritania: 15 minutes late.
B1: Vendredi: c’était génial comme soirée! LzMry a chanté du Adjani,… / Friday: That was a *great* party! LzMry sang Adjani…
B2: … SophCo a roulé des pelles à PrinceParano… / …SophCo frenchkissed PrinceParano…
B3: …et Ivan était aussi vulgaire que d’habitude! / … and Ivan was as crude as usual!
C1: Samedi: quand les confettis retombent. La Marche des fiertés apporte toujours la joie irréfragable de danser dans la rue, mais comme disait ChelseaMan en laissant passer les pédés de l’UDF et le char de l’UMP: «C’est fini les revendications gay. Ce qu’il nous faudrait, c’est une marche de trans.» / Saturday: when confetti settle down. The Pride parade still brings the irrefragable joy of dancing in the streets, yet as ChelseaMan said, while gay centrist marched and right-wing floated along: “Gay protest is over. What we should do is a trans march.”
C2: Still the same after all these years.
C3: Samedi soir, avec nos successeurs lointains de mousse, Superficial et In&Out. De la nostalgie, et la fierté d’avoir inspiré d’autres à sortir et militer. / Saturday evening, with our remote successors in mousse, Superficial and In&Out. Some nostalgia and the pride to have inspired others to come out and militate.
Toujours en retard sur son temps, Freedonia, la fin de règne des early-adopters propose désormais une antenne musicale interactive utilisant les techniques les plus modernes de télégraphie sans fil. Grâce à MisterPatate, que je remercie chaleureusement, le raccordement de radio-diffusion est effectif depuis maintenant.
Au programme, de la bossa nova, des chanteuses idiotes, du paléo-Comité Central, de la chansonnette, de la RDA, bref du son qui fait bouger les fesses ou brayer dans son stylo. Retrouvez-le partout sur le site en cliquant sur le petit picto:
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Always aback of its time, Freedonia, the agony of early-adopters proposes an interactive musical channel using up-to-date techniques in wireless telegraphy. Thanks to MisterPatate, whom I shall hearfeltly thank, the connection of broad-casting is now effective.
The programme includes bossa nova, stupid singers, oldtime-ComitéCentral, sing-a-song, GDR, pretty much all the sound you need to dance your ass off or yell in your pen. Find it all over Freedonia clicking on the small pictogram:
Pour célébrer avec sobriété la fin du Printemps des logos, Freedonia, la météorologie des tendances, propose un joli petit film et dit merci YouTube.
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To celebrate with simplicity the end of the Springtime of Logos, Freedonia, the trends’ meteorology, propose a nice little movie and say thank-you to YouTube.
Comme le racontait à l’époque Freedonia, la vigie des PECO, le gouvernement slovaque est mort de ce qui tue toutes les coalitions, de gauche comme de droite: François Bayrou.
Du coup, les Slovaques votaient ce weekend. La presse a, un peu hâtivement, annoncé une victoire de la gauche, les sociaux-démocrates d’Orientation (Smer-SD) n’emportant pourtant qu’un tiers des sièges (au détriment de ses voisins de Chambre et probablement en foulant les plate-bandes populistes de Meciar). Le PC disparaît du Parlement, comme les «citoyens» d’ANO. En fait, la droite libérale-chrétienne SDKU et ses alliés chrétiens-chrétiens (KDU) et libéraux hongrois (MK) sont très stables, mais perdent, cette fois-ci définitivement, l’appoint d’ANO. La droite à coups de mentons HSDZ de Meciar continue sa descente en enfer. A l’extrème droite, les ennemis mortels du MK, les -phobes du Parti national slovaque (anti-pédés, anti-roms, anti-magyars, anti-flat tax, anti-Europe) entre au Parlement en force.
La Slovaquie est, avec le Cahier (cher à Farkas) et la Ruritanie l’autre pays des coalitions. Tout semble donc envisageable: à droite, entre socdém et libéraux, alliance sociale-populiste ou grande coalition. Merci de vos pronostics.
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As told at the time by Freedonia, the CEEC outlook, the Slovak government died of what kills all coalitions, may they be left or right-wing: François Bayrou.
Hence, Slovaks voted last week-end. The media have, quite hurriedly so, call a victory of the left, even though the Social-Democrats of Orientation (Smer-SD) have taken but a third of all seats (to the loss of its House neighbours and, probably, poaching on Meciar’s populist territory). The Communists are ousted from Parliament, like the “Citizens” of ANO. In fact, the liberal/Christian right of SDKU, and their allies, be they Christian/Christian (KDU) or Hungarian (MK), are very stable, but lose, this time definitively, the support of ANO. Meciar’s authoritarian right HSDZ continues on its way to hell. On the far right, the phobic deadly foes of MK, the Slovakian National Party (anti-gay, anti-Rom, anti-Magyar, anti-flat tax, Europhobic) makes a strong first-show in Parliament.
Slovakia is, with the Cahier (dear to Farkas) and Ruritania, the other country of coalitions. Everything is thus conceivable: on the right, between Social-Dem and liberals, a social-populist alliance, or a great coalition.


Ce weekend les Français votaient. Une moitié des 150 élus des circonscriptions était renouvelés à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), présidée par Le-Ministre et qui comprend également les 12 sénateurs «représentant les Français établis hors de France» et les personnalités qualifiés chères à Jean-Pierre Raffarin et à tous les vrais démocrates humanistes. Le mode de scrutin rappelle celui du Sénat: majoritaire pour un et deux sièges, proportionnel de liste au-delà.
Dans un désert d’information civique sur le sujet, et dans l’attente des résultats, Freedonia, la city-radio du monde, publie une carte des élus AFE issus des deux derniers renouvellements. A l’étranger, il y a tout plein de partis français méconnus:
- l’Union des Français de l’étranger (droite UMP) domine mais pas de façon écrasante — juste assez pour continuer d’entretenir le doute entre sa nature partisane et l’unanimisme d’un ex-monopole corporatiste,
- L’ADFE/Français du Monde (gauche post-mitterrandienne) existe, et pas toujours là où on l’attend (Asie du sud-est, Afrique occidentale…),
- Une dissidence plus ou moins pasquaïenne de l’UFE, le Rassemblement des Français de l’étranger, lui taille des croupières ici (Italie, Nouvelle-France) et là (Djibouti, tiens tiens).
- le PRG de l’étranger fait élire son chef en Belgique (tout se tient).
Les logos de droite sont moches comme ceux des Républicains-Indépendants. L’ADFE a une sorte d’emblème bleu dont elle semble, curieusement, très fière.
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The French voted this week-end. A half of constituenties’ 150 representatives to the Assembly of the French Abroad (AFE) were to be elected. AFE is presided over by The-Minister, and includes the 12 “senators representing French established out of France” and qualified personalities, dear to the heart of Jean-Pierre Raffarin and all true humanist democrats. The voting system is reminiscent of the Senate’s: plurality for one and two seats, proportional list-voting above.
In a civic information desert on the topic, and waiting for the results, Freedonia, the world’s city radio, publishes a map of AFE representatives from the last two elections. Abroad, there are loads of hardly known French parties:
- l’Union des Français de l’étranger (right-wing, close to UMP) is dominant but not in a crushing way — just enough to further leave uncertainty rule as to whether it’s a partisan scheme or a corporatist ex-monopoly’s unanimity-machine,
- ADFE / Français du Monde (post-Mitterrandite left) exists, and not always where it would be expected to (South-East Asia, West Africa…),
- a more or less Pasqua-driven dissidence of UFE, the Rassemblement des Français de l’étranger, puts a spoke in their wheel here (Italy, New-France) or there (Djibouti. Ah-AH).
- The Left Radicals Abroad have there boss elected in Belgium, for everything is coherent.
Right-wing logos are ugly as the Independent-Republicans’. The ADFE has some sort of blue-ish emblem they seem, somehow, very proud of.


Du sang sur la chaussée ou dans les chambres de bonne, mais séché, rincé depuis longtemps. Invisible, banalisé, passé, mais proche: à quelques pas de chez moi. L’histoire criminelle est grattée la première du palimpseste urbain, et les faits divers sont rarement gravés dans le marbre des plaques commémoratives. Le quartier continue, encore un peu, à respirer l’air interlope des hôtels borgnes et des bars montants, des sexechoppes et des gitanes-maïs des maffiosi de Pigalle — enfin il devient à vitesse accélérée une grande rue des Martyrs: chic (toujours), vivant (mais pas la nuit), familial (recomposé avec tact), divers (mais bourgeois).
Pourtant, rue Massé habita un temps Paulin, le tueur de vieilles dames, évoqué ce weekend dans un docutélé. Il descendait de chez lui — par la même rue que moi? — pour aller danser dans les boîtes des Boulevards, et des Halles, se travestir en Eartha Kitt et blanchir ses nuits au Palace. Il remontait, dans Pigalle, tuer des vieilles. Après, il a déménagé, fait une soirée des Césars des boîtes de nuit, et il est devenu l’ami de Line Renaud. Il a dû croiser tout l’univers mythique des dancings des eighties, la métempsychose antérieure des TBS: Jenny Bel’Air, Pacadis, Caroline Loeb, Lio, Mourousi, Emaer, Paquita Paquin. Il était beau et bidon comme une photo de Pierre & Gilles, comme une pub pour le jus de raisin. Toxico, tapin, tueur, truand, péroxydé, séropo, nègre, narcissique, et portant le papillon avec classe.
Avenue Trudaine, Action directe mena il y a 23 ans la guerilla urbaine contre la police. Laissa deux flics sur le carreau, en blessa un autre gravement. Comme l’a dit non sans beauté (la beauté du mal?) un des anciens terroristes, tout est englouti: ces policiers, leurs familles, leur mémoire; les prisonniers d’AD, leur santé et leurs engagements. J’ai des souvenirs flous de projecteurs de télé éclairant quelque ministre devant chez Georges Besse, de photos («wanted») sur un mur de commissariat du bas-Meudon. Les usines Renault-Billancourt ont été rasées, laissant la place au mirage d’un musée patronal et contemporain. Avenue Trudaine se dressent toujours les grands arbres et les aplombs haussmanniens; il y a des antiquaires et un resto italo/bobo.
Aujourd’hui, une liste d’habitudes qui seront interrompues:
- dîner chez mes parents tous les dimanches soirs;
- (donc) passer chez Mamy tous les dimanches soirs;
- (du coup) dîner chaque mois chez Thérèse;
- (par suite) dîner chez Mamy chaque mois;
- me faire déposer au retour par SophCo porte de Saint-Cloud;
- quand je rate une rame (place de Clichy, ligne 13), me dire que le délai d’arrivée de la prochaine et de parcours du quai coïncident;
- récriminer contre l’incurie de l’Etat devant mon voisin de bureau;
- essuyer les sarcasmes bénévolents de Séb H;
- dire à Gabriel «On déjeune ensemble, cette semaine?» dans l’ascenseur;
- recevoir des e-mails de Janaïna titrés «déj ce midi?»;
- déjeuner à la cantoche et dire: «c’est mieux/pire en ce moment»;
- être en retard au cours d’allemand le mercredi après-midi;
- pratiquer la piscine des Halles (comme sport et biotope);
- me dire: «si ça ne va pas, je peux passer chez François B2. Il est tellement drôle!»
- mater Chouchou et Loulou, le couple gay d’en face;
- épier/copier légitimement le programme de mes amis pour vendredi soir;
- dire à Claire «on va au vernissage d’Anne-Claudie?»;
- rentrer de chez ComitéCentral par la rue de Trudaine, en léchant les vitrines des antiquaires;
- descendre le vendredi au Pulp en passant devant le Palace;
- remonter du Pulp dans la nuit du samedi, en disant «Il a encore ce faux dans sa vitrine?» et «J’aimerais faire un plan avec le concierge de cet hôtel»;
- regarder les fiches Gayvox / Rezog / Dialache des arrondissements adjacents;
- passer dans une rue et dire: «là j’ai rencontré X / dîné avec Y».
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Today, a list of habits to be interrupted:
- have dinner at my parents’ every Sunday evening;
- (therefore) call in by Mamy’s every Sunday evening;
- (hence) have dinner at Therese’s every month;
- (thus) have dinner at Mamy’s every month;
- be dropped by Sophie at Porte de Saint-Cloud;
-when I miss a train (place de Clichy, line 13), say to myself that the time for the next to come and the time to walk to the end of the platform coincide;
- remonstrate against Government’s carelessness in front of my office-mate;
- endure the benevolent sarcasms of Séb H;
- say to Gabriel “let’s lunch together, this week?” in the lift;
- get e-mails of Janaïna titled ” lunch at 12?”;
- have lunch at the canteen and say “it’s better / worse than before”;
- be late at the German lesson of Wenesday afternoon;
- pratice Les Halles pool (as a sport and biotope);
- say to myself: “if something is wrong, I can drop by François B2. He is so fun!”;
- peep at Honey and Sweetie, the gay couple opposite;
- say to Claire: “shall we go to Anne-Claudie’s vernissage?”
- legitimately spy on/copycat my friends’ Friday night programme;
- walk back from ComitéCentral’s through Trudaine street, window-licking the antiques shops;
- walk down on Friday evening to the Pulp club, passing by the Palace club;
- walk up, back from the Pulp, on Saturday night, saying “again a fake in his starecase?” and “I’d love a quickie with this hotel’s concierge”;
- check Gayvox / Rezog / DialH CVs in neighbouring arrondissements;
- walk on a street and say: “I met X / had dinner with Y here.”

Juste avant avait été fourni un résumé de la situation:
SailingBoy. — Je compense l’absence de ce que je désire vraiment par la surabondance de ce dont je ne veux pas.
Nippon. — François B2: il est très drôle! En fait, c’est parce qu’il n’a aucun scrupule.
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Just before, a summary of the situation was provided:
SailingBoy. — I balance the absencer of what I really desire by the overflow of what I don’t want.
Nippon. — François B2: how *fun* he is! Indeed, it’s because he’s qualmless.






Après, le fin mot de l’histoire:
Matthieu DC. — Avant, je faisais la gueule mais j’étais gentil. Maintenant, je souris et je suis une pute. Je bois parce que j’ai arrêté de fumer.
– Ce qui est pervers, c’est non seulement d’être venu avec une copine vulgaire, mais qu’elle s’appelle Alika.
– Internet donne au moins quatre auteurs différents à l’expression: «la France du seigle et de la châtaigne.»
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Then, the final word:
Matthieu DC. — I used to be sulky and kind. Now I smile and I’m a bitch. I drink because I’ve quitted smoking.
– it is pervert, not only has he come with a cheap girlfriend, her name is Alika, too.
– Internet gives at least four different authors for the expression: “the France of barley and chestnust”.
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A1: Tout ça fait un peu gigolo libanais. «Cette écharpe en fausse-fourrure est comme un fétiche.» / It’s all a bit Lebanese-gigolo. “This mock-fur scarf is like a fetish”.
A2: Hologramme d’Ivan au milieu d’une foufoune. / A hologram of Ivan amidst a pussy.
A3: J’ai eu l’impression qu’on était tous plus vieux, donc plus calmes. / I felt we all were older, and thus quieter.
B1: Light. Gras. Sucré. Boire. / Diet. Fat. Sweet. Drink.
B2: «J’ai pas son numéro de téléphone mais j’ai celui de son copain.» / “I don’t have his phone number but I got his boyfriend’s.”
B3: «A cause de ce truc de ‘jumelle maléfique’, tout le monde est vraiment méchant.» / “Because of this ‘evil twin’ stuff, everybody’s real naughty.”
“Ecoute… je serais pas à paris samedi et je pensais que ton interet pour moi etait rugbistique je te ferais pas perdre ton temps mais si on se recroise on boira un coup ou plusieurs avec plaisir pour moi a plus tom”