///Image 1: Cheveux platine de ‘Tippi’ Hedren en plongée/// «You talk as if this was some kind of regular thing I do! Did!»
///Image 2: Sean Connery avec sa tête ambiguë et son peignoir orange so chic/// «I promise I won’t touch you. Just get out of that damn corner.»
///Image 3: ‘Tippi’ Hedren et Sean Connery dans la voiture/// «Who’s going to take care of you if I don’t?»
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Hier soir, dîné à Dans-Le-Noir, restaurant bobo-branchouille rue Quincampoix.
Sous couvert de “faire découvrir l’espace d’un repas la vie des personnes non-voyantes”, il procure des sensations à peu de frais aux bourgeois trentenaires parisiens et quelque chose à raconter aux touristes de passage n’ayant pas pu passer par la case EuroDisney. Il est demandé de déposer ses affaires dans un petit casier, pour ne pas encombrer le passage. On commande à l’extérieur, on attend que le serveur-guide vienne vous chercher, et hop 3 sas plus loin on n’y voit goutte, on tient toujours l’épaule de son voisin de devant et on se retrouve placé tant bien que mal sur une chaise. On palpe à côté, devant soi : des verres en pyrex genre cantine, les couverts, tiens le sel, ah une cuisse pardon madame, je ne vous savais pas si près…nonnonnon, que M. ne se lève pas, c’est un malentendu, je ne voudrais pas qu’il se blesse ou trébuche bêtement.
S’ensuit une dégustation à l’aveugle, B. en face de moi fit valser ses encornets et le couple d’italiens d’à côté en profitèrent pour se tripoter allègrement. En fait, rien de glam’ dans tout ça, on vous conseille de foutre votre doigt dans le verre pour sentir le vin le remplir avant de maculer la table, et on passe son temps à mordre une fouchette vide. Quant à savoir ce qu’on mange, filet-mignon ou labrador-guide?
Au final, on sort ébloui, on vérifie qu’on a pas bavé, en laissant la place libre au couple d’à côté que l’obscurité mettait en verve. Et on ne sait pas si on n’a pas brisé sa carrière déjà mal barrée en daubant sur une sommité qui dinait à côté.
Les avis sont toutefois unanimes :
- “C’est une expérience très intéressante, on partage vraiment ce que vivent les non-voyants, J.-P. Raffarin
- “Avec la spéciale célibataire du mardi, les casiers et le contact, c’est comme Univers Gym”, B.
- “C’est lumineux comme idée“, Gilbert Montagné
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“Ah! tu verras, tu verras, tout recommencera, tu verras, tu verras…”
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Grâce à l’intéressant blog d’un des correspondants de Libé sur la campagne présidentielle américaine, j’ai découvert (ooh -///yeah/// – *come-on*) un atlas et un projecteur Etat par Etat des sondages d’intentions de votes.
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«M. X*** souhaite attirer l’attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur l’absence d’école nationale supérieure de formation artistique des écrivains. En France, de prestigieuses écoles ayant le statut d’établissements public d’État d’enseignement supérieur sous tutelle ou sous contrôle du ministère de la culture et de la communication, par le biais de ses directions ou de ses délégations, dispensent un enseignement hautement qualifiant dans la plupart des disciplines artistiques : théâtre (CNSAD, ESAD…), musique et danse (CNSMD), arts plastiques (ENSBA, ENSAD…), cinéma et audiovisuel (ENSMIS – ex-FEMIS -, Studio national d’arts contemporains…), etc. Loin de scléroser la pratique artistique et poétique des étudiants, ce système d’enseignement supérieur sélectif français a formé des artistes d’avant-garde de renommée internationale : on peut citer, dans le domaine des arts plastiques Annette Messager (ENSAD), Claude Viallat (Beaux-arts de Paris, aujourd’hui ENSBA), Boris Achour (ENSAPC)… Or, il note qu’il n’existe aucun établissement de ce type apte à former des écrivains, parce que jusqu’à maintenant la pratique littéraire n’est pas considérée comme un enseignement artistique tel que défini par l’article 1er de la loi n° 88-20 du 6 janvier 1988 relative aux enseignements artistiques, comme si ce métier relevait par nature de l’« autodidactie » et n’exigeait aucun apprentissage particulier, aucune technique, aucune confrontation spécifique avec les oeuvres, aucune connaissance des enjeux du secteur économique de l’édition ni aucun autre savoir que ceux dispensés dans un cursus de lettres. Pourtant, une école nationale supérieur de création littéraire aurait l’avantage de diversifier les concours proposés à l’issue des études de lettres, et en particulier aux élèves des classes préparatoires littéraires. Elle permettrait surtout, par la formation d’auteurs de haut niveau, de contribuer au renforcement du rayonnement artistique de la France et de la francophonie et à la diffusion de sa culture. Nul doute que les compétences de créativité, de maîtrise de la langue et de finesse de la réflexion ouvriront également les portes de carrières alternatives (édition, publicité, communication, enseignement, recherche…). Aussi, il lui demande de bien vouloir lui donner le sentiment du Gouvernement sur cette question.»
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«What we cannot speak about we must pass over in silence».
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Hier, c’était la rentrée des classes. Voilà longtemps que ça ne m’était pas arrivé, on oublie vite. Bad day, tough year.
Le commentaire de l’emploi du temps s’éternisant, j’ai eu l’occasion de me livrer à des considérations importantes sur mes nouveaux camarades, et sur l’année à venir. Une des vraies questions était de savoir s’il est opportun / efficient / indifférent / contre-productif / moralement réprouvé / interdit de coucher dans sa classe. Avantage : 20 heures par semaine, ça créer des liens. Inconvénient : à 15 dans une petite salle en train de préparer l’agrég, ça peut vite devenir problématique. Après un plan en trois parties rondement mené, la conclusion était que le sujet fut mal posé, et D. me suggérait que l’idéal est de baiser en camarades à l’occasion, pour évacuer le stress. Mais est-ce possible? Si tout était aussi simple que dans un monde désocialisé…
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Dans Libé de ce matin, un article marrant sur les suites des sénatoriales.
Extraits les plus rigolos:
- Du président du groupe RDSE (radicaux des deux bords): «”Nous devrions être dix-sept ou dix-huit”, espère-t-il, misant sur le renfort de sénateurs divers gauche, divers droite et divers divers de l’outre-mer.»
- «François Hollande adore prendre des risques. “Mon candidat [à la présidence du groupe] est… celui qui l’emportera.”»
- Spéciale dédicace ComitéCentral: «Leur président au Sénat, Michel Mercier, rompu aux manoeuvres parlementaires, a déjà prévenu que les centristes allaient se battre pour conserver la présidence de deux des six commissions parlementaires.»
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