Ewigjungen

July 23rd, 2009




A1: A R-dam, Mamy montrait des signes de fatigue mais continuait à marche forcée.
A2: Elle disait à Thérèse «Ah non, vous n’allez pas payer ça, après vous ne mangez pas pendant huit jours», qui répondait «et qu’est-ce que ça peut bien faire!»
A3: Et puis j’étais retourner dans Paris délavé de soleil et de printemps, pour fêter mon anniversaire et parler paternité et business avec FiX au fin fond du XXe.
B1: J’avais mariné dans la peur, mais point trop les révisions, avant mon oral pour rentrer en classe préparatoire au concours de l’école permettant d’accéder éventuellement à une promotion professionnelle. Tout de même, j’avais été pris. (Barbara Hepworth, Gerrit Rietveld)
B2: A La Hague, Crame allait voir Charles Taylor en son déni, et pour lui-même traçait un avenir de femme (gitane) à barbe banale. Chaque matin, comme les semaines de travail, il émergeait en matant l’internet social-cul.
B3: Rescapée de l’insolation, SophCo se demandait si son été serait fait d’un gigantesque congé sabbatique ou juste d’un plan social. Elle doutait qu’on lui trouvât un mec potable en ligne.
C1: Et après tout, l’été était venu, l’été batave qui tousse grassement comme un automne asthmatique, l’été beau et luisant comme un sanatorium de bord de mer. Le travail avait curieusement redoublé, et c’était bien agréable, de s’affairer ainsi mais dans des bureaux calmes, vidés par les vacances des autres.
C2: A Berlin, on avait fêté en force les trente ans d’Idan STAPS, Rob et Dani avaient accompagné impromptu des tubes de Chava Alberstein et «La chanson des vieux amants». On s’était rassasié et plus de délices veggie, et puis on était tard parti danser, ou dormir, ou papoter, dans une boîte/squat/jardin de bord de voie ferrée. Dans la ville qui ne travaille jamais, rien n’avait plus d’heure.
C3: On avait fait un tour du Kreuzberg gauchiste et pédé, et les pèlerinages de Sans-Souci et du Reichstag. Xavier disait: «Ilan Halimi, c’est la Shoah des Sépharades!» et refusait de chanter en public: «I’m not your Sephardic monkey!»
D1: Rob aussi avait fêté son anniversaire, courant d’un point de la ville à l’autre, s’ébaudissant d’une choucroute à la crème.
D2: Alex avait parlé caca et sida, et tombé le maillot pour chanter «Toxic» dans un karaoke; la routine.
D3: Et moi, je continuais d’avoir mes doutes et mes colères. (Sigmar Polke).

«High clouds»

February 20th, 2009





A1: A A-dam, Xavier parlait de ses discussions avec Sébastien Prof et Riquita, il disait drôlement : «Est-ce que le parti a pris une position sur la question?» Il évoquait les doutes et les tâtonnements de la recherche amoureuse.
A2: Le même week-end, au détour de conversations téléphoniques, ma grand’mère disait «Ta mère a annulé la fête d’anniversaire de ta sœur… le cancer du pancréas de X***… eh ben c’est pas marrant d’être vieux», ma mère «de toute façon je dois être à Toulouse, M*** a un cancer d’accord?!», et SophCo me rabrouait méchamment.
A3: Subitement ont reflué toute la solitude périphérique de mon expatriation à la Hague; tout le complexe aussi d’être trop jeune pour être dans la conversation des grands, d’apprendre les nouvelles graves à contretemps; l’angoisse de la péremption de tout et de tout le monde.
B1: Mais à Paris, le week-end dernier, on fêta dignement les anniversaires de SophCo et François B2. La moustache dite Harvey Milk ou «La croisière s’amuse» continuait sa prolifération.
B2: Nicolas B2 était outré des discriminations anti-LGBT, de l’invisibilité de ce combat, «il faut faire quelque chose!» Plus tard dans la soirée, au Douplèche, il serait étonné et marri de mon impatience face à SophCo bourrée.
B3: Madame H parlait de l’absence de programme de la gauche, disait non au bio («c’est de la connerie bourgeoise, ce qu’il faut c’est l’agriculture raisonnée»). François B2 était sur les rotules mais continuait d’être tellement drôle, de piquer des bouteilles de vodka oversize.
C1: Et dans le Marais, Claire et Nico No-Photo, dûment chapeauté, profitaient du beau samedi et des boutiques de meubles.
C2: Claire évoquait ses responsabilités de manager mais «oh non, on va pas parler boulot!»
C3: Dans les profondeurs d’un lounge, Séb H et Nathalie C parlaient du retour aux dures réalités du un-six et des études en grande banlieue. Séb effleurait la joie toute neuve du consulting.
D1: Désert commerçant du 16ème toujours, ACC parlait des malheurs des PME en temps de crise.
D2: Raphaëlle était timide, un peu, gigotait, pas mal, et comprenait, beaucoup.
D3: Philip demandait confirmation sur Marie-Gabrielle, prénom qui tenait la corde pour n° 2.
E1: La veille, à Ménilmontant, The New Government avait subjugué la foule avec l’aisance des dandies.
E2: ComitéCentral avait toujours la fièvre des passions unilatérales. Il devait passer des vacances chez Hedi Slimane à L.A. comme d’autres vont chercher le pain.
E3: Elise aimait toujours quand c’est compliqué, tumultueux: telenovella.

La belle époque.

January 7th, 2009





D’autres choses, des romances sans image, méritent d’être dites aussi. Le 30 décembre par exemple, je me suis promené avec Stéphane «Sac à mains» dans Paris, parlant de son nouvel amoureux («c’est du lourd!») et de mes échecs récents. Ce fut une journée de hauts et de bas, à traîner à la Galcante et chez Delamain, à croiser par hasard Fred «le Lillois» (encore dans un sauna, dans le hasard il y a un message), mais aussi à essuyer un râteau imbécile à GymLouvre, lieu de déréliction et de laideur. Ou le 1er janvier, quand avec Thérèse nous avons gentiment parcouru bras dessus, bras dessous, Colombes poignardée, banlieusarde et vide comme une assedic un jour férié, avant d’aller voir «Il Divo» avec Emmanuel de Ngroung, puis les TBS en plein régime de Mendeleïev.

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A1: Dans un décembre laborieux, froid, solitaire, heureusement qu’il y avait Benjamin VDH. Il m’avait cuit des tostis et sorti dans R-dam.
A2: A Paris, comme tous les Noëls, on avait dîné de sushis chics avec mes parents. On reparlait de Kerviel, on rigolait bien de la politique.
A3: A un moment, j’ai eu le blues, l’ai partagé, et ai dit à ma sœur: «on a trente ans et pas de gamins, moi j’ai peur de finir seul»; Mon père répliquait par deux vannes: «pour la vieillesse, il n’y a que deux solutions: être très entouré ou être très riche» et «pourtant pour moi vous êtes plutôt un souci dans ma vieillesse.»
B1: Je squattais chez Mamy. Tout, de la tranquillité, des usages, du déroulement conforme et sans heurt du déjeuner, renvoyait à l’enfance.
B2: Même le retard habituel de SophCo était devenu sans gravité, vidé de son drame passé.
B3: Ce Noël amorti avait été interrompu par la coutume désarticulée du séjour à Toulouse.
C1: Pourquoi, de cette douceur, ai-je noté sur le moment «Noël mou, familier, au confort trompeur et écœurant, presque vénéneux (à la manière des vieilles bonnes choses suries), comme un lit affaissé»?
C2: A Toulouse donc, chaque pas était devenu difficile et compté: tâton dans la neige, parésie de l’âge, impasses du raisonnement.
C3: Dans le cul-de-sac de la vieillesse, les passions, le fond du caractère demeurent seuls, et à vif: plaisanterie du langage, intransigeance, peur d’être abandonné, tyrannie tranquille de paterfamilias.
D1: De retour à Paris, nous avions partagé beaucoup de sake au fin fond du XVe, et puis squatté le loft germanopratin de la famille Boxing.
D2: Nippon narrait ses anecdotes poulaga, et BoxingBoy ses espoirs adolescents.
D3: Alex STAPS racontait pour l’Xième fois la vieille histoire du mouton dégueu à la moutarde.
E1: Le réveillon chez les B2 avait été calme et volupté. BoxingBoy avait mis à contribution son expertise des petites pintades.
E2: Finkielkraut et un ami (l’inversion de la pensée unique)
E3: On était rentré tôt chez soi, un à un, sauf moi qui avait écouté François et Nicolas m’expliquer dans la nuit comment ils s’étaient séduits. François roublard, Nicolas bille-en-tête, marrants tous les deux.



A1: Le weekend précédent, à Paris, nous avions fêté l’anniversaire de Xavier. L’appartement de Riquita Piole était plein d’amis, d’amants, d’amour. Tous riaient, les jaloux, de mon superbe gilet eighties.
A2: Sébastien Prof riait entre deux sommes aux vannes doctes d’Alex STAPS, lui-même fébrile de la foule.
A3: Parmi les blagues de François B2, SophCo parlait de ses projets, d’une future cohabitation forcément brise-cœur.
B1: Avec Moritz, nous avions traversé mon coin: Trudaine, Magenta, Martel, Brady, Tiquetonne, Saint-Honoré.
B2: L’incrédulité et le freudisme de mes amis allaient au train de ma frustration : «non mais tu peux pas le laisser dormir par terre et toi dans le lit!»
B3: Parallèlement, à Meudon, le 36-15 Lacan marquait des points.
C1: Après, il ne nous resta de commun que le non-dit.
C2: «Il faut travailler, sinon par goût, au moins par désespoir, puisque, tout bien vérifié, travailler est moins ennuyeux que s’amuser.» (Baudelaire)
C3: Après, au Sovkhoze du sexe, j’ai eu mon quota annuel de bon sexe, alloué par le Gosplan du sexe. Conformément au Plan quinquennal du sexe, la qualité était en progrès de 4,7%. Il s’appelait Nick. Un type doux. De Gand.

Epiphanies

January 14th, 2008

«Matthieu DC va-t-il recoucher avec Japhet? -- Maybe.»«Peut-on être vegan et manger des saucisses de Morteaux? -- Of course.»Pour le nouvel an, la eight-ball de LzMry se fout résolument de notre gueule.
Une belle semaine tranquille et pleine de bulles.Faute de pouvoir faire de sa libido un jardin à la française, la transformer en bonzaï.Dans toutes les conversations reviennent l'écoeurement, la lassitude, le choc anaphylactique de Sarkozy.
Une soirée des soeurs, rive gauche.«c'est super drôle de vous voir discuter ensemble.»«Bonne annéééééééeuh (on est éclatés, Nadia est restée chez nous jusqu'à 6 heures du mat).
L'année prochaine, Nippon va... «Ah non, t'en parles pas sur Freedonia!»«refais-nous Sarkozy au sauna pédé!»«Tu invites 8 personnes et tu m'envoies un e-mail pour me dire que c'est chez moi et que je dois faire la bouffe...»
2008, année de la bite? «2008, année du clit, de la réussite, de la suite, vite...»Ou bien 2008, «année de la frustration?»Une semaine de bistrots et de galeries contemporaines. Les vraies vacances.
Dès que j'ai mis 'in an open relationship' sur Facebook, absolument tout le monde m'a posé des questions. Fou la puissance du web 2.1 ou 3.0 ou tiens, oui, on en est à combien?La semaine où on range le bolduc et les rancoeurs de famille jusqu'à l'année prochaine.Et rue saint-Honoré, ou RER Magenta, ou partout en somme, je me demande: qu'est devenu tel ou tel? (de nombreux tels et tels)
«Tiens, on a pas pensé à inviter PatCo. Il est pas en France en ce moment?»Une soirée galette / pré-MAJ / post-Berlin et post-Chili.Une soirée et une semaine où, sur chaque événement, prendre le temps me donne à entendre plusieurs points de vue.

A1: «Matthieu DC va-t-il recoucher avec Japhet? — Maybe.»
A2: «Peut-on être vegan et manger des saucisses de Morteaux? — Of course.»
A3: Pour le nouvel an, la eight-ball de LzMry se fout résolument de notre gueule.
B1: Une belle semaine tranquille et pleine de bulles.
B2: Faute de pouvoir faire de sa libido un jardin à la française, la transformer en bonzaï.
B3: Dans toutes les conversations reviennent l’écoeurement, la lassitude, le choc anaphylactique de Sarkozy.
C1: Une soirée des soeurs, rive gauche.
C2: «c’est super drôle de vous voir discuter ensemble.»
C3: «Bonne annééééeuh (on est éclatés, Nadia est restée chez nous jusqu’à 6 heures du mat).
D1: L’année prochaine, Nippon va… «Ah non, t’en parles pas sur Freedonia!»
D2: «refais-nous Sarkozy au sauna pédé!»
D3: «Tu invites 8 personnes et tu m’envoies un e-mail pour me dire que c’est chez moi et que je dois faire la bouffe…»
E1: 2008, année de la bite? «2008, année du clit, de la réussite, de la suite, vite…»
E2: Ou bien 2008, «année de la frustration?»
E3: Une semaine de bistrots et de galeries contemporaines. Les vraies vacances.
F1: Dès que j’ai mis ‘in an open relationship’ sur Facebook, absolument tout le monde m’a posé des questions. Fou la puissance du web 2.1 ou 3.0 ou tiens, oui, on en est à combien?
F2: La semaine où on range le bolduc et les rancoeurs de famille jusqu’à l’année prochaine.
F3: Et rue saint-Honoré, ou RER Magenta, ou partout en somme, je me demande: qu’est devenu tel ou tel? (de nombreux tels et tels)
G1: «Tiens, on a pas pensé à inviter PatCo. Il est pas en France en ce moment?»
G2: Une soirée galette / pré-MAJ / post-Berlin et post-Chili.
G3: Une soirée et une semaine où, sur chaque événement, prendre le temps me donne à entendre plusieurs points de vue.

Les lisières

December 29th, 2007

BoxingBoy, de retour à Paris, compense un an d'expédition abstinente et de branlettes adolescentes dans le delta.Dans un autre «café de la jeunesse perdue», j'enchaîne les vodkas-martini avec François B2 et son humour opportuniste.ComitéCentral, effaré d'un brainstorming anglophone et américainement euphorique, poursuivi par les Brigitte kafkaïennes de l'UNEDIC, m'en veut quand au centième «Je suis tellement amoureux de David», je réponds qu'il casse les couilles du monde.
Je ne sais plus pourquoi, revoir Madame Gujarat et qu'elle se souvienne de moi, me dire du bien du vendeur de kebabs de ma rue, m'a rendu profondément heureux.Crame surmonte l'hostilité de la foule beauf-funk du Palladium, survole de sa classe tropicale une soirée au Triptyque, et s'envole pour un ennui latino contre-intuitif mais programmé.Et en Ruritanie, tout le monde murmure en gloussant: «mais tu ne le diras pas sur Freedonia, hein?»
Après 15 mois en Ruritanie, je m'y sens enfin un peu en confiance, et un peu aimé.Chaque fois que j'explique mon métier et mon expatriation, il devient un peu plus clair que je ne pourrais pas faire la même chose pendant toute ma vie, même à un meilleur niveau de responsabilité.La voie de sortie est unique, simple et terrorisante.
Tout ce Nowël a été dans l'épure, temps glacé, courses de dernières minutes aux grand'magasins, FakeMannequin:Action qui fait une indigestion de famille et d'huîtres...... tandis que, sur le temps inexorable, je remporte d'une année sur l'autre au déjeuner du 25 une victoire, sur la mort, les calories, la morosité, et le syndrôme «Tatie Danielle».Parallèlement: toujours la recherche absurde du sexe d'occasion. Pour ma résolution n° 1 de 2008, chacun y va de son conseil: «la cocaïne!», «à mon avis si tu utilises la cocaïne pour ça tu vas devenir addict», «il faut être en confiance».
Gracq meurt alors que justement je lis, un peu par hasard, «la Forme d'une ville», un livre sur son enfance, sur la déambulation urbaine, sur Nantes, sur le temps qui passe enfin, comme Proust ou malgré Proust («J'admire, mais je ne sais pas si j'aime ça»).Un rythme de langue pythonique, une démarche sybilline, qui rendent manifeste le lien avec Debord et la «dérive», avec Modiano et ses «zones neutres».Du coup, j'ai vu aussi son visage classe et pas commode dans le journal, qui m'a fait penser à l'archétype de l'élégance correcte - tellement normale qu'elle en devient menaçante: Cary Grant.

Je m’interroge beaucoup sur ma consommation en ce moment, sur la «compensation carbone». Matthieu DC dit qu’il est contre, que c’est l’achat des indulgences, une manière catho de ne pas régler le problème tout en se dédouanant. Mon père dit que les petites mesures de contrainte ne marchent pas, qu’il faut matraquer une bonne fois la gueule des capitalistes, ce qui renvoit à la discussion des derniers temps avec Xavier Prière-social-démocrate, sur les moyens d’un rapport de forces et sur les modalités de l’exercice du pouvoir.
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A1: BoxingBoy, de retour à Paris, compense un an d’expédition abstinente et de branlettes adolescentes dans le delta.
A2: Dans un autre «café de la jeunesse perdue», j’enchaîne les vodkas-martini avec François B2 et son humour opportuniste.
A3: ComitéCentral, effaré d’un brainstorming anglophone et américainement euphorique, poursuivi par les Brigitte kafkaïennes de l’UNEDIC, m’en veut quand au centième «Je suis tellement amoureux de David», je réponds qu’il casse les couilles du monde.
B1: Je ne sais plus pourquoi, revoir Madame Gujarat et qu’elle se souvienne de moi, me dire du bien du vendeur de kebabs de ma rue, m’a rendu profondément heureux.
B2: Crame surmonte l’hostilité de la foule beauf-funk du Palladium, survole de sa classe tropicale une soirée au Triptyque, et s’envole pour un ennui latino contre-intuitif mais programmé.
B3: Et en Ruritanie, tout le monde murmure en gloussant: «mais tu ne le diras pas sur Freedonia, hein?»
C1: Après 15 mois en Ruritanie, je m’y sens enfin un peu en confiance, et un peu aimé.
C2: Chaque fois que j’explique mon métier et mon expatriation, il devient un peu plus clair que je ne pourrais pas faire la même chose pendant toute ma vie, même à un meilleur niveau de responsabilité.
C3: La voie de sortie est unique, simple et terrorisante.
D1: Tout ce Nowël a été dans l’épure, temps glacé, courses de dernières minutes aux grand’magasins, FakeMannequin:Action qui fait une indigestion de famille et d’huîtres…
D2: … tandis que, sur le temps inexorable, je remporte d’une année sur l’autre au déjeuner du 25 une victoire, sur la mort, les calories, la morosité, et le syndrôme «Tatie Danielle».
D3: Parallèlement: toujours la recherche absurde du sexe d’occasion. Pour ma résolution n° 1 de 2008, chacun y va de son conseil: «la cocaïne!», «à mon avis si tu utilises la cocaïne pour ça tu vas devenir addict», «il faut être en confiance».
E1: Gracq meurt alors que justement je lis, un peu par hasard, «la Forme d’une ville», un livre sur son enfance, sur la déambulation urbaine, sur Nantes, sur le temps qui passe enfin, comme Proust ou malgré Proust («J’admire, mais je ne sais pas si j’aime ça»).
E2: Un rythme de langue pythonique, une démarche sybilline, qui rendent manifeste le lien avec Debord et la «dérive», avec Modiano et ses «zones neutres».
E3: Du coup, j’ai vu aussi son visage classe et pas commode dans le journal, qui m’a fait penser à l’archétype de l’élégance correcte – tellement normale qu’elle en devient menaçante: Cary Grant.

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