A peine un quart d’heure après, Edouard B@er est devenu l’ami Facebook de François B@yrou.
Le i-forum participatif
A peine un quart d’heure après, Edouard B@er est devenu l’ami Facebook de François B@yrou.











A1: Il y a deux semaines: ça devait être New York, et puis ce fut Toulouse (a.k.a Nouillorque).
A2: Toulouse ou tout s’oublie avec le temps; 5 ans que F… est morte, et pas une mention – où est-ce toujours trop douloureux?
A3: Tout s’oublie, mais pas la procréation quand même: «Je t’avertis que si nous avions fait comme toi, tu ne serais pas en vie.»
B1: A Madrid: un vaste théâtre, le rococo d’une ville d’eau démesurée.
B2: Mais dans le décor, nulle part je n’ai trouvé les clowns et les surjeux à la Almodovar.
B3: Comme Barcelone, Madrid a rêvé d’urbanité moderne et regardé vers New York, pour les gratte-ciel mais non le plan, que dicte ici l’escarpement.
C1: Rabattu sur les douceurs locales, j’ai frisé l’overdose de chorizo…
C2: …et de cette question lancinante: est-ce avoir beaucoup de chance, toute cette douceur de vivre, voir les villégiatures européennes tranquilles et un peu vides, un peu froides, à l’introuvable côté rock’n’roll, même seul, même sans perspective de rien?
C3: La réponse – contingente – fut de parcourir Madrid le jeudi, même chastement, avec mon ami Jorge.
D1: Au Prado, l’Argus de Velasquez ressemble curieusement à Ian.
D2: Et au musée Thyssen, le jeune homme en Saint Sébastien de Bronzino a les boucles et l’hautaine ironie de BoxingBoy.
OK, Freedonia, le Chatham House des despotes, parle d’habitude plutôt des élections dans les démocraties. Mais bon, même si les résultats des législatives russes étaient prévisibles car littéralement programmés, ça vaut toujours la peine de faire un peu d’onomastique et d’esthétique partisanes. Plusieurs remarques:
– tous les partis (sauf les deux partis de l’opposition libérale) ont un nom (voire un logo) comportant le mot Russie (les couleurs nationales russes).
– Si les partis pro-Kremlin masquent leur fiction sous un logo léché, style pot de yaourt ou Liste Timochenko, voire un plagiat du camp d’en face, l’opposition tire des leçons diamétralement opposées du passé soviétique du pays: figuration pompière chez le PCRF (un des rares à conserver l’emblème du livre, figurant le «socialisme scientifique») et ses alliés agrariens (adéquatement dotés d’une gerbe), contre suprématisme des libéraux pro-Occident (quelque chose dans l’idée de «Battez les Rouges avec un coin madeliniste»).

Tant qu’on y est, juste pour le plaisir, le camembert de la RDA. Du fait de la discipline de vote disons prussienne des autochtones, les alliés du SED dits Partis du bloc obtenaient tous exactement le même nombre de sièges. Qui correspondait, par l’effet de la chance, au nombre décidé par le secrétariat général du comité central. Rien de tel qu’un peu d’organisation.

En Australie, les électeurs renvoient les libéraux et leurs alliés agrariens du Parti national dans l’opposition, et portent les Travaillistes au gouvernement, sur un programme pro-Kyoto et de départ des troupes d’Irak. J’adore, pouvoir parler l’air de rien de parti agrarien même hors des pays de l’Est. Les Verts progressent avec 7% des voix mais sont maintenus hors de la Chambre par le système électoral. Côté logos, du solide, du carré, du gros cul.

En Croatie, la confusion est grande puisque les sociaux-démocrates progressent largement, sans pour autant passer devant les conservateurs de l’Union démocratique croate (le parti de l’indépendance, de feu Tudjman, au pouvoir presque en continu depuis 1992). Il est vrai que le mode de scrutin (proportionnelle par arrondissement, les Croates de l’étranger – comprendre: de Bosnie – constituant une circonscription) avantage assez le HDZ, qui comptent notamment sur les renforts des voix d’outre-Save. Géographiquement, la gauche l’emporte à Zagreb et loin de la frontière; la droite, dans les territoires ayant été les plus impliquées dans les guerres de 1992-95 (Slavonie, Dalmatie). A noter, la recomposition relative du centre autour de seulement 3 partis libéraux (tous affiliés à l’ELDR au plan européen); ledit centre restant tout de même assez bordélique et farce, certains alliés d’hier du HDZ s’étant mis en cartel avec des opposants pour ces élections. Les élus de groupuscules libéraux, régionaux, ethniques ou du Parti des retraités vont faire pencher la balance, dans la plus belle tradition d’intégrité et de stabilité des régimes d’assemblée.
Niveau logos, tout ce petit monde a bien profité des leçons esthétiques des partis-frères allemands et des fédés européennes: des jeus de typo plus ou moins subtils, et des emblèmes au ras de la palette graphique. Un peu de flamme FN à l’extrême-droite et, partout, le carreau des armoiries nationales. Comme d’hab quoi.
