Le i-forum participatif

 

Après-après

juin 16th, 2003

J’ai fait des rêves très étranges la nuit suivant la fatale soirée; rêves imprégnées de déplacements et métaphores freudiennes à 1€50 sur Pierre, l’homosexualité, les épreuves de concours etc. Dans le premier, je rate plusieurs avions avec ma grand’mère (avec plein de CRS sur le tarmac qui est aussi un restaurant de montagne…), qui a la fin me renie pour un autre garçon. Dans le second, je suis dans une classe de 6e où le premier prof oblige à chanter des chansons à l’apologie de la chasse au phoque (?!), et le second est un pervers qui fait rédiger en silence des phrases de 25 mots sans faute (et si tu chuchotes, il devient très méchant).

Sinon, phrase de Louis-Adolphe Thiers glanée pendant les dernières révisions de finances publiques: les impôts indirects «ont l’avantage de ne pas prendre au dépourvu les classes malaisées ordinairement peu prévoyantes.»

Après

juin 15th, 2003

Les bons côtés:
– son mec est une vraie mocheté: on dirait un permanent du SNALC, il a un petit air pincé de vieille maîtresse à lunettes et des chaussures bateau. Incompréhensible (au plan physique) d’avoir été planté pour lui, sûrement que c’est un super coup. Je lui ai pas parlé à ce sale connard, mais il a une tête à finir drole comme un clou trempé dans le vinaigre.
-j’ai passé Barbara pendant la soirée, toujours ça de moins à faire.
– y’avait des gens sympas et connus (Yann = le mec de Fred de la radio, Alex N., etc.) alors que je craignais de me trouver coincé entre les Manen et des inconnus chiants de ScPo.
– je me suis fait explicitement draguer par le plus beau mec de la soirée, un blondinet bêta avec un accent idiot (pléonasme).

Les mauvais points:
– pas de musique potable pour une soirée (sauf « Believe » de Cher) 🙂
-j’ai le ventre noué;
– Khadafi veut privatiser les services publics lybiens. Tout fout le camp;
– j’ai le sentiment que le choix est entre sortir avec quelqu’un qui ne nous plait pas vraiment (même au début) et rien (= plans pitoyables, puis vraiment rien à partir de 30 ans).

Avant

juin 14th, 2003

Comme le sait déjà 50% de l’audience de ce blog, ce soir je vais à un anniversaire où je cours un gros risque de croiser Pierre, mon ex- maudit personnel et pérenne, mais surtout le type rencontré dans un sauna pour lequel il m’a plaqué et avec qui il est encore.

Je suis sûr que ce mec est beau, intelligent et drôle, je le déteste sincèrement pour ça.

Donc je fais un test physio/psychométrique avant-après:
– mon ulcère s’est réveillé,
– si je parlais actuellement ce serait vite et séchement,
– j’écoute la 5e symphonie de Beethoven (poupou-poupouuuum), dont j’ai trouvé un remix électro absolument nul,
– comme conseillé par Fabien, je suis bien habillé et parfumé (Envy de Gucci, qui est quand même so passé, un peu porno-chic quoi),
– si un mec me draguait ce soir, je serais incapable de l’accueillir dans mon coeur; je suis aussi dizzy que le jour de mon grand O, qui ne fut pas vraiment une victoire de la confiance en moi,
– je vais gerber mon repas de midi (un rognon/purée, c’était quand même un peu lourd) d’ici une demi-heure.
– je n’ai pas de libido mesurable (c’est également lié au plan cul nul d’hier).

Je hais le roller

juin 13th, 2003

«lorsqu’on est maire de Paris, on n’a pas vraiment sa place à la tête de la Gay Pride. Pour les Parisiens, cela peut être perçu comme du zèle intempestif, une façon trop directe de soutenir ce mouvement.
«Je trouve que chacun a le droit de vivre comme il l’entend, à une condition : ne pas faire de prosélytisme […]. Pour revenir au maire, il n’est pas digne, quand on incarne une ville comme Paris, de défiler au premier rang d’une telle manifestation.» (dans VSD, que je ne lis que via Libé).

«cette communauté a incontestablement beaucoup souffert. Mais le maire doit être transcommunautés».

Comme quoi, la triplette commisération rhétorique/cache-toi sale folle/c’est contagieux (protégez nos enfannnts!) à encore un bel avenir. Peut-être que Panafieu n’a pas entendu que JPR avait fait le coming-out de son «couple gouvernemental» avec Sarkozy.

En tout cas, Bertrand n’a pas, lui, malgré ses moeurs, de surnom aussi ridiculement explicite que Panapieu.

Le retour de Pierre Laval?

juin 12th, 2003

«[Les socialistes] préfèrent leur parti à leur patrie.» (Raffarin)

«S’opposer sans proposer, c’est évidemment se comporter en anarchistes ! J’espère que les socialistes n’y verront pas une injure. Après tout, c’est la même famille. Ces jours-ci, ils manifestent ensemble.»» (Devedjian)

«La responsabilité du Front populaire dans l’effondrement de la nation.» (Fillon, CC-FLR’s personal casting coach)

Aux députés communistes un peu bruyants : «S’il vous plaît, on n’est pas au Soviet suprême ici!» (J.-L. Debré)

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