Le i-forum participatif

 

Aujourd’hui, le mec du bus d’hier, qui m’avait suivi et avec qui on avait échangé nos numéros de tél, «Cyrille», m’a rappelé. C’était en numéro masqué et il ne s’est pas présenté. Il m’a demandé si je voyais qui c’est. J’ai répondu «j’ai quelques idées sur la question», parce qu’effectivement j’avais plusieurs idées possibles:

Ca aurait pu être «Stephen», le type d’avant les Etats-Unis, ou «Cédric» qui m’a dragué à la piscine des Halles y’a dix jours, ou «Fred» d’UG jeudi dernier.

On pourrait se dire: c’est nul de rencontrer autant de monde (version Alex J), c’est nul de ne même pas coucher avec eux (version Ivan Cul-Rond), c’est nul ils sont tous majeurs (LoneWanker). En vrai, ce qui est embêtant, à double titre, c’est que quand on rencontre des gens comme ça, on n’a pas la réponse à «Mon niveau d’études?» («C.A.P., B.E.P.C., B.A.C., B.T.S., Licence, Maîtrise et +»). Embêtant parce qu’en fait je crois que les gens incultes m’emmerdent au bout de 3 minutes. Très emmerdant d’être raciste social quand on est détenteur d’une bonne conscience de gauche.

Coup de mou

août 13th, 2003

«Qu’est-ce qu’il fait chaud», «Et tu arrives à travailler?», «quand on transpire comme ça, on est bon à rien», «il fait chaud chez toi». Paris est devenu un grand UniversGym, mais vu la faune, plutôt un vendredi (soirée «Total Thon»).

Je sais pas si c’est ce temps ou si c’est la névrose, mais aucune défense psychologique ne s’est élevée, quand je suis tombé sur cette citation de Schopenhauer hier (oui, ça m’arrive de tomber sur des citations de Schopenhauer): «Parler de vie heureuse est une contradiction dans les termes.»

Alex m’a fait plusieurs remarques finalement assez justes sur ce qui se dit ici, sur le caractère pathologique/morbide de l’exhibition et du verbiage sexuel, et sur le fait que ce n’est pas gentil de parler de lui comme ça. Je ne suis pas d’accord sur tout (je ne pense pas qu’il n’y ait que perception fantasmatique de violence), mais c’est vrai que je suis un gros relou de toujours dire qu’il n’est pas pédé. Sur ce sujet, on peut en effet noter des preuves irréfragables d’inversion sexuelle. Alex:
– porte des tee-shirts Paul Smith et Versace (pendant une seule saison) et
– ne les rentre pas dans le pantalon.

Je me demande d’ailleurs comment tous les beaufs font pour choisir leurs vêtements. («Celui-là est super-terne, en même temps chez Célio ils en font des qui moulent rien.») Je veux dire, quel est le critère? La banalité, le refus de la mode, prendre toujours tout deux tailles trop grand, promouvoir le commerce équitable avec des marques en voie de développement, l’affirmation post-adolescente d’une rebellion standardisée (l’équivalent vestimentaire de jouer du djembé et fumer un pétard) — par opposition à l’adolescence tardive mais *vraiment* teenager de l’esthes pédé?

Pour revenir à mon sujet, je n’irai pas jusqu’à battre ma coulpe (parce qu’on a dit « pas de violence », et que Freedonia, l’e-panel du self-help, participe à la Campagne Mondiale contre le Chleuasme). Mais c’est vrai que ça fait deux fois qu’on me fait remarquer que c’est quand même assez malsain de tout dire (en vrai je ne dis pas tout, c’est dire), et que ça cache sûrement quelque chose — et deux fois que je serais bien en peine de répliquer.

Tellement rabelaisien

août 9th, 2003

Je suis assez étonné de toutes ces réactions concernées sur la sodomie, comme quoi ça intéresse plus tout le monde que quand j’essaye de mettre des trucs importants et politiques (genre la mort d’Alice Saunier-Seité).

Je note aussi les aveux indirects de chacun:
-Maxime= salope du cul,
-ChelseaBoy= salope du cul mais pas en ce moment,
-BoxingBoy= « I’m not into sex anymore, I’m not into promiscuity » comme dit la chanson,
-B2= « Je n’ai plus besoin de gel, je dois en sécréter naturellement ».

Cela étant, cette p*** d’Ivan est parti en vacances et a fermé son blog pour pas que je puisse révéler qu’il a envie de coucher av

« Si tu continues comme ça je vais jouir »
« Change plus de main maintenant où ça va durer trois plombes, ok ? »
« Comme ça »

Sus aux branlettes !
Tu es en sueur, vieille tata, mais tu as mal aux poignets, pffiou, dis donc belle baise non ? ça t’a plu ? Surtout la fin ? Bon, j’ai été un peu long mais toi aussi –mon amour–, enfin sors le Sopalin et on peut dormir. Je mets le réveil à quelle heure ?

Voilà voilà voilà, l’amour du siècle, au moins ça permet de rajouter un bâton dans la comptabilité interne. Nous nous révoltons contre ça : il n’est pas normal, et nous le disons clairement, que les PLANS BRANLE-SUCE soient aussi répandus, on en a assez. Qu’on les autorise en cas de figues, de micropénis, de migraine, de sang, de temps imparti, OK OK OK, mais tout le monde le sait, souvent on se cherche de mauvaises excuses.
Qui en a assez en revanche de la bonne vieille routine Métro-Boulot-Sodo ? Sur les dix derniers plans chez mes copines de cercle 1, huit sont sans péné, alors ça papote sur les fesses de Sylvain, ça jubile sur la taille de Simon, ça fantasme tout haut sur le trou du cul (serré parait-il ?) d’Antoine, mais nom d’un chien jamais ça ne sortira les capotes, jamais on en aura plein les mains de gel, jamais même on aura la bite chocolatée.

Je sais que l’audience de Freedonia est autrement moins adolescente (quoique les sodo sanglantes ont souvent lieu « dans la première semaine ») que celle de JBVPARIS, c’est pour cela que vous vous exclamerez : « Mais attends, il croit quoi, que je sodom’ jamais personne ? ». Soyez certains cependant, qu’hélas il est difficile pour une certaine partie pouf de la population de trouver son beurre.

Avis au prochain !

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