Le i-forum participatif

 

beaux-arts

février 18th, 2004

Hier soir, ActUp avait invité la plupart des associations communautaires à une AG sur l’homophobie. Vers le début, Xavier Prieur a dit des choses qui m’ont paru assez justes, tournant autour de l’idée que la loi contre les propos homophobes a des préalables concrets (accès au mariage, prévention à l’école etc.). Après, Hélène Hazéra a riffé paléomarxistement sur le thème: «l’homophobie frappe plus les pauvres que les riches». Comme a dit AC&P (assis auprès de moi): «Que fait Madame H?!»

Justement, j’ai un début de réflexion sur l’agression de Sébastien Nouchet qui me tournait dans la tête, j’ai essayé d’écrire ce post hier soir mais mon clavier domestique s’est rebellé, je pense que j’ai d’ailleurs les idées plus claires (?) ce matin. Est-ce que ce crime ne signe pas une transition de l’homosexualité de la marge vers la norme? Où ce garçon est brûlé (par d’aussi pauvres que lui) à la fois comme homo et comme type inserré (la maison, le bonheur de couple, tout ça)? Est-ce que la réaction du monde politique ne traduit pas le même entre-deux de la condition homosexuelle? d’une part l’homophobie implicite du projet Perben de pénalisation différentielle des insultes, d’autre part le Président qui écrit à l’«ami» de Sébastien Nouchet.

Sinon, par ailleurs, un rêve étrange cette nuit guest-starring Comité qui se fait enlever par une sorte de bande mafieuse habitant dans une grande maison communautaire chic, afin d’être reprogrammé (comme tueur à gage, ce n’est pas très clair dans le rêve). Un peu Nikita. A la fin, Comité s’échappe en expliquant que si son père aborde son homosexualité, il jouera de la grosse caisse et passera de la variété française. C’est bizarre ou bien?

«Un an de plus qu'elle n'avait l'année dernière / un an de moins qu'elle n'aura l'an prochain»«il lui faudrait un moratoire sur l'achat de disques, au moins pendant quelques temps»«on en a fait de 14 sortes différentes!»
Même à Shanghaï il y a des putes à franges et des jeunes-riches nofutureCurieusement, c'est depuis que j'ai recommencé à bouffer gras que je mincisSans titre («la fin du weekend, heureusement demain j'ai RTT»)

Créteil Soleil

février 15th, 2004

A Créteil, tout est pareil. Christian et Christophe L. habitent toujours le quartier du Palais et se ressemblent toujours. Dans le hall de la Cathédrale, il y a toujours des flyers annonçant des rencontres diocésaines sur le thème « Faire de sa différence une richesse ». Dans le lac, il y a toujours des cygnes et des caddies. Sorti de Créteil Soleil, le ciel est toujours gris. Tout a changé. Les Choux sont blancs. Un homme portant la barbe et des sandales court. Les grilles de l’école Charles Péguy sont plus hautes. Entouré de mes amis d’aujourd’hui, je sais que ce petit connard de Yann ne viendra pas m’emmerder à la sortie du collège. Je suis adulte, certain, fort, libre. Mes amis sont davantage mes amis. Mon pas est sûr comme je traverse tout ça.

La remise en cause

février 14th, 2004

Mercredi, invitation à la fête des 25 ans de la République à l’ambassade d’I***. Ma copine Janaïna serre la main de l’ambassadrice et moi celle de l’ambassadeur. Les brochettes rappellent l’Indonésie, le caviar est quelconque. Tambourins folkloriques et portraits d’imams. Chez Christian, d’autres traditions: c’est Max qui fait à manger mais CB qui vante les plats. Christian et Nadia (et Gilles?!) dansent éternellement sur la même soupe-pop.

«Monsieur le représentant du sous-directeur pour les affaires tralali/tralala au Département!»«Elle est un peu dénudée pour un pays islamique non?»«Grungerman!»

Jeudi, le jury de l’E.N.A confesse la raison pour laquelle il m’a noté 6,5/20. «Fragile, d’une grande sensibilité. Beaucoup de prudence oratoire. On a douté de votre capacité à diriger dans une situation difficile. On vous a ménagé pendant l’entretien.» Paf dans mes dents, avec un sourire de la vamp universitaire et un rictus du conseiller d’Etat pervers. Pour compenser, je me fache tout rouge sur une broutille débile avec une collègue (sympa) du trésor, et je prends la parole pour la France à l’Organisation. J’adore dire «La France pense que» quand en fait c’est «ben on y a pas trop réfléchi, et on est des fonctionnaires de deuxième zone, mais comme c’est une question nulle, on dirait plutôt que».

Sur le fond, cela pose quand même plusieurs questions: faut-il diriger pour exercer le pouvoir? Ma sensiblerie est-elle une qualité ou un défaut? Comment serais-je si j’étais un chef? Quelqu’un (était-ce AC&P ou Yannus?) m’a dit un jour: «peut-être dans l’avenir il faudra justement des gens comme ça qui fassent de la politique». Mais est-ce juste, et est-ce que la génération précédente s’en est rendu compte?

«La France s'associe aux remarques du C***, des E*** et du R***.»«Il n'y a rien de toxique là-dedans.»«Il y avait beaucoup de langage parasite dans votre entretien...»

Vendredi,réunion internationale sur le microcrédit. Avec la réalisation de mes pires cauchemars en la matière: que des hommes blancs ou presque (présence opportune d’un quota de femmes, d’Indiens et d’handicapés), trois mots du dico par phrase, déjeuner luxueux sous les dorures en parlant des pauvres. Et 200 balles de cadeaux débiles pour chacun (stylo siglé, chocolats fins). Les Allemands et Germano-Suisses parlent comme dans de mauvais films de guerre («Vi meust invest in deu praïfath TSEKTOR»). Je prends la tangente aussi vite que possible.

«Next time, change your catchphrase: not 'for the poor', but 'with the poor'.»«Excellent. These are such exciting developments!»Sans titre (La Réduction de l'aide publique au développement)

Revue de presse

février 10th, 2004

Dans 20 Minutes du 10/02/04 : La ministre sud-africaine de la Santé, porte-parole de l’Association mondiale des connards, a rappelé que le citron, l’ail et la carte Sésame-Vitale étaient « cruciaux » dans la lutte contre le sida.

Mais revenons à des choses plus optimistes.
Dans Libération Champagne du 02/02/04 : « Les fêtes, même quand on a la goutte, c’est tout à fait possible ! Faites simplement attention à éviter les abats, les gibiers et les viandes grasses. »
Par contre, on apprend dans le Journal Officiel des Lois et des Décrets du 31/01/04 qu’il est interdit de jouer aux boules avec un taux d’alcoolémie supérieur à 0,5 gramme par litre de sang. Rassurons-nous cependant : cette règle ne s’applique qu’à la compétition.

Enfin, dans Libération du 10/02/04, on apprend que Beyoncé Knowles se serait exclamé : « Ouah ! C’est incroyable ! »

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