Dans la colonne des plus, le cours d’allemand avec un prof sorti du Pulp (same old black square goudou glasses) dont je suis amoureux secrètement, et qui apprend au hyper-sexy élève à bouc qui me fait face que, non-non-non, «ich bin warm» ne veut pas dire «j’ai chaud» mais «ich bin homosexuel». «das wäre ein coming-out, nicht wahr?» Ca rentabilise mon arrivée sur site à 9 heures.
Dans les moins, le fait qu’Aymeric me textote que «je ne peux pas te voir finalement cette semaine». Heureusement, «on remet ça à la semaine prochaine?» Là je suis dans le moment le pire, celui de l’incertitude dans la (sur)interprétation de ses intentions.
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Lendemain de cuite pour les uns. Lendemain de l’enfance pour les autres.
Coco chantait à la messe ; il était à fond. Moi, je constatais que non, non, rien n’avait changé. La même lithurgie, les mêmes prêches à la fin desquels on se dit « Ah ouais, ouais, ouais-ouais-ouais, mais alors quoi ? », le même Chinois minuscule à canne, la même vieille Guyanaise à chignon, sa même belle-fille, le même quota jeune, les mêmes chants, les même gestes de la même chef des chants, le même bébé qui hurle au fond de la nef, les mêmes annonces à la même fin de la même représentante du même conseil paroissial pour préparer le même départ du même curé, le même Abraham, le même Isaac et tous leurs mêmes putains d’amis. Créteil 1991 -vs- Paris 2004 : the Same Old Shit.
Et la même vulnérabilité du dimanche matin. Mais pas le même âge. Une autre vie déjà vécue, déjà morte. C’était trop. Je sortis de l’église pour pleurer tranquille.
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Puis il y eut Aymeric. Un Toulousain, venu des Landes. Il me donna ce que je voulais, c’est-à-dire du sexe affectueux et respectueux.
Après, dans ma tête, je calculais que c’était bien qu’il soit chercheur parce que le pacs permet le rapprochement des fonctionnaires, et que s’il était en galère d’appart à Paris il pourrait s’installer dans mon nouveau chez-moi, parce que c’est grand et il y aura un canapé tu vois.
Meanwhile, Arnaud faisait un trio (comme disait Gabriel hier soir: «Il est très efféminé. Il a deux mignons… Ils font du triolisme quoi»). Après, il y eut paraît-il chance de revoyure, mais sans que je susse si c’était avec 50 ou 100% du reste du néo-trouple.
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Il paraît que mon égoïsme renforce mon asociabilité.
sinon, quelques éléments de droit du travail bien utiles par les temps qui courent:
Article L122-14 C. travail
«L’employeur ou son représentant qui envisage de licencier un salarié doit, avant toute décision, convoquer l’intéressé par lettre recommandée ou par lettre remise en main propre contre décharge en lui indiquant l’objet de la convocation. L’entretien préalable ne peut avoir lieu moins de cinq jours ouvrables après la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre de la lettre de convocation. Au cours de l’entretien, l’employeur est tenu d’indiquer les motifs de la décision envisagée et de recueillir les explications du salarié.»
L. 122-14-1
«L’employeur qui décide de licencier un salarié doit notifier le licenciement par lettre recommandée avec demande d’avis de réception ; la date de présentation de la lettre recommandée fixe le point de départ du délai-congé.
«Cette lettre ne peut être expédiée moins de deux jours ouvrables après la date pour laquelle le salarié a été convoqué en application des dispositions de l’article L. 122-14.»
L. 122-14-2
«L’employeur est tenu d’énoncer le ou les motifs du licenciement dans la lettre de licenciement mentionnée à l’article L. 122-14-1.»
L. 122-14-3
«En cas de litige, le juge à qui il appartient d’apprécier la régularité de la procédure suivie et le caractère réel et sérieux des motifs invoqués par l’employeur, forme sa conviction au vu des éléments fournis par les parties et au besoin après toutes mesures d’instruction qu’il estime utiles. (…)»
«Si un doute subsiste, il profite au salarié.»
Autrement dit chaque partie doit apporter des éléments de preuve dans la mesure de ses moyens, avec le bénéfice du doute pour le salarié.
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