Le i-forum participatif

 

1°/ Samedi après-midi, dans le nouvel appart de PatCo, tout se passait comme dans l’ancien. Alex J., Xavier P., BeTwo et Oliallard sur un lit se battaient et se massaient le cul. Alex mettait comme toujours un poing dans la gueule d’Olivier et arguait que ce n’était pas son poing.

2°/ Samedi soir, au milieu d’une agrégation de normaliens, Coco enlevait son caleçon en le déchirant et Ivan urinait par la fenêtre dans l’indifférence.

3°/ Dimanche soir, LeFaune me faisait un oeil au beurre noir avec du maquillage. Tout était normal pour le serveur du restaurant japonais qui me demandait avec familiarité si j’avais joué avec la porte.

4°/ Tout le week-end, j’étais déjà passé à autre chose. Déjà revenu à la surface de choses déjà superficielles.

Chapi Chapute. C’est tout doux, la vie.

Que Misschocolat aussi rêve de choses amoureuses un peu niaises me rassure, en tout cas me donne à penser que je ne suis pas entièrement dans mon tort, de songer tant à cet Aymeric que je n’ai vu qu’une fois. Qu’il me réponde au téléphone me laisse encore un peu l’espoir de le revoir un jour.

Je me rappelle qu’il y a 5 ans, j’avais harcelé par téléphone un étudiant vétérinaire mou et à mes yeux très séduisant. Il ne prenait plus mes appels. C’est la fois où j’ai appris qu’il ne faut pas appeler au téléphone tous les jours quand on est amoureux, parce que ça ne se fait pas. Montrer les sentiments qu’on a ne les excuse pas.

Je me souviens d’il y a 4 ans, Pierre m’avait offert (pourquoi?) une rose, et j’ai eu honte (de quoi?), j’ai caché la rose alors que je marchais avec lui dans la rue. C’est la fois où j’ai vu mes sentiments se contredire et me submerger. Mais je ne sais pas si, et qui, me redonnera encore une telle preuve d’affection.

L’allemand sans peine

août 26th, 2004

« Ich geh hinauf, mich anziehen – für die Soiree. (…) Machst du mir Komplimente ? (…) Aber – pour revenir à nos moutons, Herr Gott, … (…) es wird mir heiss vor gêne über eine Nuance… (…) Du bist aber sehr acharniert gegen den Menschen. (…) Ach, du kokettierst ! (…) Das war ein perfider Brief. (…) Genier dich nicht, du bist doch zu Hause. (…) Das Boudoir aus dem Dixhuitième ist charmant. Die kleine Chaiselongue ! Sie ist signiert. (…) Sein Attachement an seine Frau ist prädestiniert. (…) Ich mag diese indiskrete Maschine nicht. (…) Der Stani ist eine sehr nette Partie, aber nich epatant. Darüber mach ich mir keine Illusionen. Aber wenn Er ihn appuyiert… (…) Amüsier Er sich gut. (…) Bist du so pressiert? (…) Ich reagier avec égards. (…) Kari, insultier Er mich nicht. (…) Das ist perorieren. (…) Es wäre eine indezente Bassesse! (…) Faute de mieux, er entêtiert sich. (…) Wir goutieren nicht dieses Genre. (…) Ich muss Sie dementieren. (…) Er outriert nie, er karikiert auch nie. Er balanciert. (…) Ja, das ist mir auch eine horreur. (…) Ah, das Raffinement der Helene! (…) Ich bitt dich, agacier mich nicht. (…) Bewahr doch ein bissl deine Contenance. (…) Au fond chipotiert dieser Causeur. (…) Ist sie nicht tentiert? (…) Sie kultivieren ihren Geist zu wenig. (…) Er ist förmlich schön vor Nonchalance. (…) Er faufiliert sich immer. (…) Mein Erscheinen ist noch nicht opportun. (…) Sie hat die Natur der grande dame des Dixhuitième. (…) Wir sollen sie menagieren. (…) Meine Manieren sind nur eine Art von Nervosität. (…) Sous-entendu: etwas Irreparables ? (…) Wenn wir sie convoyieren… (…) Sonst verlier ich ja meine ganze Contenance. (…) Du hast die ganze Geschichte viel zu terre à terre angepackt. (…) Au pied de la lettre natürlich nicht. (…) Ich lass mich nicht malträtieren. (…) Er vibriert mit Ihnen. (…) Er hat sich echauffiert. (…) Als ein fait accompli. (…) Es ist nur Dépit. (…) Aber vielleicht nicht bras dessus bras dessous wie die Komtessen. (…) ich hab dich einmal intimidiert? (…) es crispiert mich. (…) Die Antoinette war ganz bouleversiert. (…) Seine Bonhomie hat mich frappiert. (…) Chauffeur hab ich avisiert. (…) Das ist doch eine Enormität. (…) Geh sans mot dire auf ihn ».

Je n’ai pas dit ça.
Je t’ai envoyé des blagues pour détendre l’atmosphère.
Il nous cache des choses par manque d’anticipation.
C’est impossible. Ma femme déteste le climat de l’Angleterre.
Mon fils s’appelle Arnaud.
Ma femme et moi avons une maison en Virginie.
J’ai fait quarante entretiens préalables depuis le début de l’année.
Je suis obligé de noter qu’il n’y a pas de remise de document.
Vous n’irez pas aux Prud’hommes. C’est votre premier emploi. J’ai récemment accompagné des gens qui avaient dix ans d’ancienneté.
On vient de me dire qu’elle allait avoir du retard. Qu’elle arriverait vers 10h-10h15.
Quelle heure est-il ? Oh !
Ca s’est bien passé ?
Ce n’est pas normal.
Dans votre métier, c’est difficile d’avoir des choses tangibles.
Vous aimez ma cravate ? Ma femme l’a tout spécialement choisie pour moi.
Je n’ai pas été avertie de votre présence.
Lequel des deux ?
Je lui ai dit à ce moment-là qu’il fallait bien lui expliquer, le former, le superviser. J’ai donc été indulgente et je ne suis pas intervenue directement.
Vous n’êtes pas sans savoir que je suis marié.
Je l’ai vu en juillet. Nous étions tous les deux assez navrés de la situation. Il m’a dit qu’il avait fait des progrès. Il m’a fait la promesse de mieux écouter les consignes.
Comment le saurais-je ? Vous ne l’aviez pas mentionné jusqu’à présent.
Je te dis ce que j’ai dit.
Puis il y a eu une enquête de satisfaction client.
Je suis désolée de vous avoir fait attendre. J’ai eu un problème de train.
C’est rien. C’est pas grave. C’est un accident.
Nous sommes une petite entreprise. De 19 consultants. Un consultant, c’est 5% du travail de conseil.
Vous savez, c’est un entretien contradictoire.
Vous voulez des pièces ?
Je ne lui ai pas remis d’avertissement. Il faut donner leurs chances aux gens. Les écrits ne peuvent que les déstabiliser.
Je n’ai plus de questions mais j’attends toujours de connaître les raisons justifiant que je sois licencié.
J’ai embauché beaucoup de jeunes consultants. La plupart deviennent de bons consultants.
Je me suis garé en bas de la rue. Je suis obligé de prolonger le parcmètre.
Il risque de se passer quelque chose ; il y aura une phase de négociation.
Je peux très bien le refuser.
Donc fin 2003, il n’y a pas eu de documents ; en mai, pas de remise d’avertissement non plus ; et on se retrouve le 25 août.
Je suis tellement confuse. D’habitude, je ne suis pas si maladroite.
Tu dis donc que le client a menti.
Vous pouvez rebondir.
Ca va, Arnaud ?
Un petit chocolat ?
Si vous avez des documents, c’est le moment de les montrer.
Au retour des vacances, il fallait que je lui donne des explications.
Ça vous dirait, une promenade à cheval, demain dans l’après-midi ?
Nous respecterons à la fois la loi et la personne concernée.

La Libération de Paris

août 25th, 2004

Je n’ai pas dit ça.
Je t’ai envoyé des blagues pour détendre l’atmosphère.
Il nous cache des choses par manque d’anticipation.
Mon fils s’appelle Arnaud.
J’ai fait quarante entretiens préalables depuis le début de l’année.
Je suis obligé de noter qu’il n’y a pas de remise de document.
Vous n’irez pas aux Prud’hommes. C’est votre premier emploi. J’ai récemment accompagné des gens qui avaient dix ans d’ancienneté.
On vient de me dire qu’elle allait avoir du retard. Qu’elle arriverait vers 10h-10h15.
Ca s’est bien passé ?
Ce n’est pas normal.
Dans votre métier, c’est difficile d’avoir des choses tangibles.
Je n’ai pas été avertie de votre présence.
Je lui ai dit à ce moment-là qu’il fallait bien lui expliquer, le former, le superviser. J’ai donc été indulgente et je ne suis pas intervenue directement.
Je l’ai vu en juillet. Nous étions tous les deux assez navrés de la situation. Il m’a dit qu’il avait fait des progrès. Il m’a fait la promesse de mieux écouter les consignes.
Je te dis ce que j’ai dit.
Puis il y a eu une enquête de satisfaction client.
Je suis désolée de vous avoir fait attendre. J’ai eu un problème de train.
Nous sommes une petite entreprise. De 19 consultants. Un consultant, c’est 5% du travail de conseil.
Vous savez, c’est un entretien contradictoire.
Vous voulez des pièces ?
Je ne lui ai pas remis d’avertissement. Il faut donner leurs chances aux gens. Les écrits ne peuvent que les destabiliser.
Je n’ai plus de questions mais j’attends toujours de connaître les raisons justifiant que je sois licencié.
J’ai embauché beaucoup de jeunes consultants. La plupart deviennent de bons consultants.
Je me suis garé en bas de la rue. Je suis obligé de prolonger le parcmètre.
Il risque de se passer quelque chose ; il y aura une phase de négociation.
Donc fin 2003, il n’y a pas eu de documents ; en mai, pas de remise d’avertissement non plus ; et on se retrouve le 25 août.
Tu dis donc que le client a menti.
Vous pouvez rebondir.
Ca va, Arnaud ?
Si vous avez des documents, c’est le moment de les montrer.
Au retour des vacances, il fallait que je lui donne des explications.
Nous respecterons à la fois la loi et la personne concernée.

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