Budapest évoque plein de choses: des panneaux publicitaires fifties comme au fin fond des Etats-Unis, une tres belle ville comme Prague mais nettement plus a l’abandon, quelque chose comme le vieux San Francisco frappé de vétusté ou Palerme sans le soleil. Et le Danube offre des analogies avec Paris (aussi: architecture uniforme, «éclectique»), ou Berlin (en plus: ville verte, la grande synagogue), ou Londres. Le métro est profond et presqu’aussi vieux que le tube, a certains endroits tout a fait comme Sao Paulo.
Mes appréhensions sur la malhonneteté des Hongrois (cf. extorsion de fond par des flics la derniere fois qu’on y était, avec mes parents; cf. imbroglio avec un hotelier joignable uniquement sur son portable, ce qui ne l’empeche pas de prendre votre numéro de Visa) ne se sont pas du tout matérialisés. Les gens sont souriants, directq, avec une pointe d’ironie et de décontraction.
J’ai essayé un des bains turcs — Kiraly — fameux pour son ancienneté et son animation. Les rumeurs sur les rondes d’employés «a la» Piscine des Halles sont tres exagérées; il est vrai en revanche que les seuls beaux mecs sont des touristes (genre: autrichiens).
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… votre pape. Alors, contents ? Loki as-tu crie avec les religieuses ? PatCo, t’es-tu prosterne devant Josef-Benoit ?
Des baisers de la Terre sainte – comme elle l’est pour une grande part de l’humanite, je ne risque pas de froisser beaucoup de lecteurs de freedonia.
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ComitéCentral a été fort satisfait de mon demi-camembert italien, et ma curiosité a été piquée par le Parti communiste des terres basques (PCTV-EHAK): point de site internet, ni de logo sauf sur un coin de photo de presse, des liens sulfureux avec Batasuna, Libé nous apprend que c’est un parti marxiste-léniniste sans en dire plus (cliffiste? luxembourgiste? posadiste).
D’où: demi-camembert basque.

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En essayant de déméler le qui-est-qui invraisemblable des partis politiques italiens et de leurs logos (suite à la crise ouverte par la démission des ministres démochrétiens ex- pro-Berlusconi et des néo-socialistes), j’ai appris plein de trucs:
– il existe des «républicains» dans chaque camp (le PRI est berlusconiste et siège à la Chambre et au Sénat; les Républicains européens sont prodistes et ont juste des élus locaux et européens);
– idem des démocrates-chrétiens (outre l’UDC, il y a l’ex-Parti populaire qui a fusionné dans l’UDEUR, laquelle fait partie de l’Olivier mais appartient aussi au PPE-DE ; et les deux autres composantes initiales de la Marguerite, c’est-à-dire les dinistes de la Rénovation européenne, et les Démocrates, c’est-à-dire les prodistes).
– idem des socialistes (Nouveau PSI à droite, qui menace d’abandonner le nouveau dans son nom; SDI à gauche, l’héritier légal du PSI, qui tempête et menace, déjà qu’il a perdu le fils Craxi et l’oeillet rouge en route).
– les Communistes italiens sont dans l’Olivier/l’Union, alors que Refondation communiste non — ce qui ne me dit pas ce qu’est un communiste-italien (un maoïste? un ex-communiste trop de droite pour aller à Refondation mais trop de gauche pour aller aux DS? un trotskiste? un cryptolambertiste? un ***bordiguiste?!***)
Je ne m’explique pas non plus ce qu’est un Verdi-verdi, et pourquoi ils ont abandonné leur logo-nounours. En tout cas, l’usine à logos absurdes et ronds tourne à nouveau à plein régime.

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