Le i-forum participatif

 

Bliar

mai 6th, 2005

Hier soir sur la BBC, il y avait une sorte de Michel Chevalet de l’infographie électorale (mon homme idéal quoi). Malheureusement, les résultats en ligne de la BBC ne donnent pas tout, et sont moins beaux que ceux du «Guardian». Non seulement, donc, Michael Horserider avait des gadgets du genre reconstitution 3D des Communes avec projections des estimations et course de candidats dans Downing Street, mais aussi des explications en images super intéressantes sur le «swing»: un «swingomètre» projetant les pertes des travaillistes selon l’ampleur du revirement des électeurs (X sièges perdus à 1%, Y à 2%, etc.), et un genre de camembert avec les MPs positionnés selon leur avance sur leurs adversaires des deux autres grands partis en 2001. Du coup, on comprend mieux que le Labour perd (relativement) face aux deux, tandis que sur la troisième «frontière» les LibDem perdent des sýèges face aux conservateurs et y gagnent moins, de sorte que leurs gains nets ne sont pas très importants et alors meme qu’ils sont le seul parti qui prend des voix (+3%). Les Tories ont gagné 0% de voix mais probablement plus d’une trentaine de sièges.

Comme disait, tout le temps, Sir Douglas Hurd (l’invité conservateur gateux de BBC World, ancien ministre): ce qui compte c’est les situations locales. Dans le genre, la presse parle beaucoup de la victoire d’un dissident de gauche, George Galloway, sur une candidate (de couleur, juive) dans l’East End londonien, au terme d’une dure campagne sur l’Irak, tres chargée au plan communautaire. Galloway était un élu travailliste de Glasgow, anti-guerre mais il avait choisi cette circonscription — une de celles où la population musulmane est la plus importante. Je suis à peu près sur de l’avoir vu à la télé quand j’étais à Londres, qui refusait de se rétracter d’avoir traité quelqu’un de menteur (déjà) — ce qui est complètement interdit aux Communes et avait totalement bloqué la séance.

Enfin seul

mai 5th, 2005

Vendredi, une fête hiphop à la Maison France-Israel (2005, année du retour du n'importe quoi)Des révélations incroyables de Pif comme: «Je suis au bout du roulot»Et moi donc.
Samedi, juste avant de se laisser embrasser, un beau ptit mec me poignarde:«Oh non, si j'embrasse d'autres mecs après tu vas etre triste»Trop tard.
Dimanche: «j'aimerais voter 'oui' et que le 'non' l'emporte» (François B2, ComitéCentral)les coups d'essuie-glaces affectifs hyperrapides de LeFaune.«A ce moment-là, j'ai regardé par la fenetre»

Szia Budapest

mai 4th, 2005

C´est extremement difficile de parler de Budapest depuis Istanbul, et je ne parle pas seulement du clavier ýnförmatýðue.

Une grande ville monumentale et vide.Au milieu le Danube, large et calme comme un lac (Balaton).Un pays enchaîné a son passé: le millénaire de 1896, le «diktat» de Trianon.
Un passé qui revient comme les jingles du «petit métro», le Földalatti.Un passé trompeur comme la beauté de l'art nouveau.Un passé qui finit sur les hanches de Nadia T.
Kiraly sent le soufre.A Gellert, le confort incroyable de n'être vêtu que d'un napperon.A l'Action Bar, rattrapé par la malédiction d'internet: lâché par un bel Italien pour un mec de Dialache.
«L'amour physique est sans issue.»Le seul endroit où je parviens à l'oublier, c'est le café Eklektika.Pendant ce temps là, Franck DV passe son temps pendu (à son Blackberry)

Brooding Over

avril 30th, 2005

ComitéCentral ne comprend pas pourquoi, et s’émeut presque de ce que, cette affaire avec Arnaud/Camille me travaille comme ça. Que je l’évoque périodiquement. Que j’y pense encore, à la limite. Ce n’est pas forcément beaucoup plus clair pour moi, ceci dit.

A de certains moments je suis blessé dans ma tête. Ou aigri. Des fois je m’en fous. Quand je lis son blog machin ou son blog truc, ça me concerne moins, et en même temps je trouve inadéquat le statut amical des uns (récents) et des autres genre moi (ancien mais ex-) — ce qui est encore à moi un mode de raisonnement de droite, soit dit en passant. Comme pour tout le reste, j(‘y) pense de moins en moins. Des fois je compute les chances de rabibochage à horizon de 20 ans (comme dans une chanson de Charles Aznavour, chacun ses références hein).

A d’autres je cherche les raisons (du style: pourquoi moi plutôt que tous les The Bigger Splashes qui ont été des salauds à Bruxelles et pas moi). Quand je lis les passages sur le thème «ma vie est fade comme une tranche de jambon Herta», je me demande si mon expulsion a fait office de piment. Si c’était un de ces trucs expérimentaux dans la liste de tous les trucs à faire dans une vie («n° 146: considérer caduque une amitié établie»). A écrire tout ça, je constate d’ailleurs que je fais avec le recul une part assez minime aux motifs explicitement invoqués (1. révélation d’une adresse confidentielle de blog. 2. Excessive irritation envers un de ses néo-amis à l’issue de l’anniversaire de François B2 chez moi), ce qui est un signe supplémentaire de ma grande capacité à ne pas assumer mes torts.

Les points de comparaison me manquent (j’aime bien mettre les gens et les situations dans des cases). Par exemple, il y a presque deux ans, mon amie Camille a totalement cessé de voir ses amis de l’époque Quai des Plumes (cf. ma bio), moi compris, sans raison apparente, et sur le mode de la disparition: ne jamais décrocher, ne jamais rappeler, ne jamais répondre aux courriers. Ce qui est finalement plus intrigant (une secte? un faux-pas collectif non identifié?) que blessant — d’autant que, comme dit le proverbe albanais, «un malheur partagé est un demi-bonheur».

Aussi, je constate que mes propres velléités de rupture amicale pour des motifs divers (divergences de lifestyle, incompatibilité d’humeur émergente), sont pour l’instant restées mezzo voce. De toutes les personnes disparues de ma vie, la plupart le sont prématurément ou/et de facto plutôt que délibérément. Par la force des choses. Tout cela n’est triste, dès lors, que comme sera triste mon départ en poste, ou comme a été moche ma perte itérative de tous liens avec mes camarades de collège, puis de lycée, puis de prépa.

Orszaghaz

avril 29th, 2005

Comme tout le monde se posait la question, je rajoute ça. Sinon, il semblerait que les partis aient un code couleur assez distinct de celui en vigueur en France (rouge pour les socialistes, bleu pour les libéraux leurs alliés au gouvernement, orange pour l’opposition conservatrice Fidesz et vert pour leurs alliés démochrétiens du MDF).

Tout ça ne nous dit pas ce qu'est devenu Kalamar Joszef...

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