Le i-forum participatif

 

Planning 2006

novembre 6th, 2005

Les tripes, c'est chic!

Incomplet

novembre 4th, 2005

Petit liftier bossu.- S’il vous plaît, laissez le passage pour les gens qui sortent. (la porte se ferme) Un instant d’attention s’il vous plaît. Cet ascenseur desservira les étages en descendant: quatrième, troisième, deuxième, premier, en commençant par le cinquième étage. Je vous remercie. (la porte s’ouvre) 5ème étage: style, décoration, ameublement. Il vous faut le voir, il est beau comme tout.
Mamy.- C’est le même monsieur depuis au moins vingt ans.
PatCo.- Merci Monsieur.
Mamy.- Avant, il n’y avait pas de cinquième étage.
Thérèse.- De la maille…
Mamy.- Du chintz.
Thérèse.- Du bemberg?
Mamy.- Du velours frappé!
Thérèse.- De la viscose alors?
Mamy, à PatCo.- Il faudra que tu nous dises si tu veux de la rouflette.
Thérèse.- C’est assez rose, ça ne serait pas très heureux.
Mamy.- Elle est moins bien que la feutrine américaine.
PatCo.- Pardon Madame.
Mamy.- Le Grand Déballage?
Thérèse.- Reine!
Mamy.- Moline…
Thérèse, à PatCo.- Tant qu’on ne t’as pas fait tes rideaux, tu fais attention à nous. (un temps) Je dis ça pour rire.
Mamy, faux aparte.- Thérèse: c’est lui le caissier: le nain. (plus haut) C’est le même depuis longtemps.

Samedi, wannabe-WGP le jour et ex-pute d'UG la nuit, un minet hante les rues de Montmartre.Lundi, Lapinot meurt et Pif parle de suicide.Mardi, Gourou assure le quota minoritaire d'hétéros aux Halles.
Mardi, Shinin*** en deuil. Fawn plaqué. Comité sans travail ni vertu au premier semestre 2006. Matthieu DC coincé dans un scénario hitchcockien. La vie est un sushi pas frais.Comparé à un personnage de BD deux fois en une semaine par deux Vincents.

Brazil 66

novembre 1st, 2005

Les élections n’auront lieu que l’an prochain, mais je ne résiste pas au plaisir de mettre en ligne un camembert (formagao) de la Chambre brésilienne, dans ce contexte généralisé de corruption qui ne semble toucher que la gauche, parce que tous les partis s’appellent «travailliste», «social-démocrate» ou «progressiste» (même quand ils sont le paravent de sectes adventistes). Autre source de bordel, la coalition menée par Lula (le PT est d’ailleurs déjà une coalition en soi) comprend tout le monde, depuis l’extrème-gauche du PCdoB jusqu’à des partis centriste (Parti du mouvement démocratique, PMDB), libéraux (PL et PSL) voire carrément de droite mais opportuniste (Parti travailliste brésilien, PTB). Pour compléter la confusao, il y a un parti vraiment social-démocrate mais d’opposition (Parti démocratique travailliste, PDT).

On réalise qu’en fait, bien que le premier parti dans une Chambre atomisée, le PT et ses alliés naturels de la gauche (Verts de Gilberto Gil, socialistes, etc.) sont très minoritaires à la Chambre, d’où les concessions (vice-présidence, coalition gouvernementale) acceptées par Lula pour accéder au pouvoir.

Dans les logos, noter que, comme dans d’autres pays latino, les partis utilisent leur numéro fixe d’enregistrement des listes comme emblème. Je préfère celui du parti de l’ex-Président Collor, le PSDB, avec son toucan publicitaire («Un Tropico coco?»). Tout le reste baigne quand même dans une esthétique révolutionnaire un peu seventies, qui fait jouir Comité dans sa petite culotte maintenant que le souvenir de la fausse beauté des minets de la StarAc 5 se dissipe.

«Ah, un pais tropical!»

Janaïna Split

octobre 31st, 2005

Farkas tutoyant le succès cette semaine, personne n’a réclamé les résultats des élections argentines. Non, lecteur politivore, Freedonia, toda la politica, ne t’oublie pas au milieu du Chiaco affectif et de la Patagonie sexuelle de sa rédaction unipersonnelle; seulement, c’est vachement compliqué.

Pour les législatives, l’Argentine vote en effet au scrutin proportionnel de liste (selon la méthode de Hondt), au niveau des Etats fédérés. D’où, sacré bordel genre «que mille Knessets s’épanouissent», qui rend la compréhension de la Chambre ardue (elle compte 39 groupes parlementaires, réduits à 25 intergroupes sur des thématiques centralistes/fédéralistes ou gauche/droite). Ajouter à ça que la Chambre se renouvelle par moitié tous les deux ans, la comparaison en devient délicate.

Heureusement, les résultats de l’élection sont assez clairs cette fois-ci: le kirchnerisme (au travers de la coalition électorale bien floue du Front pour la victoire) récupère la mise de l’effondrement du PJ héritier de Peron, dont la droitisation s’accroît. L’Union radicale, autre parti historique, souffre de la concurrence de Recrear, emmené par un de ses grands anciens, Lopez Murphy. La gauche (mais il y a vraisemblablement des péronistes et des radicaux de gauche, comme on dit) se maintient, mais à des niveaux faibles — sa candidate à Buenos Aires, E. Carillo, étant devancée par l’épouse de Kirchner (c’est quoi ce truc bizarre avec les femmes de… en Amérique latine?).

Sur le front des logos, on distingue bien les emblèmes traditionnels (blasons hyper-étranges et soviéto-Merveilleuses Cités d’Or) des partis classiques, des logotypes bien léchés, mais un peu vides, et avec l’immanquable esthétique nationale (couleur et ombre chinoise) des partis récents. Sur le MPN (le seul dont je mets le logo, je ne sais pas ce que font les autres partis localistes): il n’y a pas d’argent pour les logos dans le Neuquen, ou bien?

Hasta la victoria siempre

épokhè

octobre 29th, 2005

Le Gobi affectif a repris le dessus. L’ennui professionnel est total. J’ai décidé de me respécialiser sur la rédaction d’articles de Wikipédia sur des structures internationales inutiles et/ou disparues, comme la Communauté française, l’OECE et le Benelux. Ca m’a fait repenser à l’anecdote de BoxingBoy sur les unions douanières trop nases et mortes-nées, Francita, Fritalux et Finebel.

Tout vient peut-être — conformation à tels espoirs que j’ai cru qu’on mettait en moi, revival IVe République, inexorabilité du devoir, look, sens de l’échec et maraude de la mort — de la figure tutélaire qui a dominé mon enfance du haut de photos passées mais jamais décrochées, de bribes d’anecdotes édifiantes qui n’étaient pourtant pas mes souvenirs, et de l’autorité qu’ont les disparus regrettés: mon grand’père.

Dans la vie, il me reste, aussi, la lecture du «Guardian», la joie de cette belle invention de «20 Minutes»: la liste des 5 thèmes de presse les plus fréquents de la semaine écoulée, telle vanne particulièrement fluo de BenXP.

La force déprimante de l’apologie des petits plaisirs, à la Jean-Pierre Jeunet ou Philippe Delerm, est que comme le libéralisme ou les préjugés, y croire est autoréalisateur.

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