Le i-forum participatif

 

Eingeklemmt

mars 6th, 2006

On me dit: tu ne parles plus de ta vie, tu ne mets plus de photos. Et pourtant, plein de trucs se produisent, genre, ma voisine de bureau parle de vacances d’été depuis au moins un mois. / I’m told that I don’t talk about my life anymore, that I don’t upload photos anymore. However, lots is ahappening, like, my office neighbour has been talking summer holidays for a month already.

L'autre samedi, déjà: «ils ont même pas de chocolat!» / The other Saturday, already: Et aussi: «Je suis saoule!» / Also: Et encore: «Il faut lui faire un calin du cul...» / And then:
Ce dimanche-là: «Tu connais la chanson de Brel, 'Mathilde est revenue'?» / That Sunday: Prise illégale d'intérêt / Embezzlement«On devrait faire une reprise de 'blablablablabla!'» /
«Makroud et Foucault, les clefs de l'avenir! -- oui, oui, bravo, faisons la révolution!» (Xavier Hystérose)/ A l'Organisation, je m'emmerde bien. Heureusement, des fois, j'ai un sourire de Tom (de Finlande). / I'm bored stiff at the Organisation. Happily enough, I sometimes get a smile from Tom (of Finland).Dans une vie terne ou froide ou floue ou secouée, j'ai au moins un point d'appui, de stabilité. / In a life dull or cold or blurry or shaky, I have at least one linchpin, one stable point.
Samedi, dimanche: «moi aussi je suis parano, alors là je peux te le dire: t'es parano!» / Saturday, Sunday: Lapins, imprévus, rebondissements, brocantes, scissions, choix de mobilier de cuisine: un weekend en demi-teinte. / Stood-up, unexpecting, rebounding, split, double-crossed, choosing kitchen furniture: a mixed weekend.Et la question du jour: faut-il donner l'adresse de Freedonia à ma mère? (qui en a appris l'existence...)/ And today's question: should I give Freedonia's address to my mother? (who has been told of its existence...)

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A1: L’autre samedi, déjà: «ils ont même pas de chocolat!» / The other Saturday, already: « They don’t even have hot chocolate! »
A2: Et aussi: «Je suis saoule!» / Also: « I’m a drunk girl! »
A3: Et encore: «Il faut lui faire un calin du cul…» / And then: « You should give his ass a cuddle… »
B1: Ce dimanche-là: «Tu connais la chanson de Brel, ‘Mathilde est revenue’?» / That Sunday: « You know Brel’s song, ‘Mathilde Is Back’? »
B2: Prise illégale d’intérêt / Embezzlement
B3: «On devrait faire une reprise de ‘blablablablabla!’» / « We should sing a remake of ‘blablablablabla!' »
C1: «Makroud et Foucault, les clefs de l’avenir! — oui, oui, bravo, faisons la révolution!» (Xavier Hystérose)/ « Greasy North-African cookies and Foucault, keys for the future! — Yeah, yeah, hurrah, let’s make the revolution! » (Xavier Hystérose)
C2: A l’Organisation, je m’emmerde bien. Heureusement, des fois, j’ai un sourire de Tom (de Finlande). / I’m bored stiff at the Organisation. Happily enough, I sometimes get a smile from Tom (of Finland).
C3: Dans une vie terne ou froide ou floue ou secouée, j’ai au moins un point d’appui, de stabilité. / In a life dull or cold or blurry or shaky, I have at least one linchpin, one stable point.
D1: Samedi, dimanche: «moi aussi je suis parano, alors là je peux te le dire: t’es parano!» / Saturday, Sunday: « I too am paranoid, and I’m telling you: YOU are paranoid! »
D2: Lapins, imprévus, rebondissements, brocantes, scissions, choix de mobilier de cuisine: un weekend en demi-teinte. / Stood-up, unexpecting, rebounding, split, double-crossed, choosing kitchen furniture: a mixed weekend.
D3: Et la question du jour: faut-il donner l’adresse de Freedonia à ma mère? (qui en a appris l’existence…)/ And today’s question: should I give Freedonia’s address to my mother? (who has been told of its existence…)

Le 5ème épisode du Printemps des logos sied à ces temps de carèmes. Quoi de plus édifiant, en effet, que la démocratie chrétienne italienne? Haine, division, jalousie, meurtre (au propre et au figuré), corruption, relativisme moral, passage sur la Cinq, elle a beaucoup pêché et il lui sera donc beaucoup pardonné.

Le foisonnement prend, depuis la disparition du mouvement historique en 1994, des allures de cancer. On peut tout de même identifier trois grandes familles: d’abord les prodistes, dinistes et Populaires, qui ont, dans le temps, formé l’ossature centriste de l’Olivier et aujourd’hui de l’Unione; ensuite, les diverses familles ayant divergé puis convergé sous le nom d’UDC, «grand» (8%) parti confessionnel de la Maison des libertés; enfin, le capharnaüm du canal historique, des reconstitutions/reconstructions droitières de la DC (comme tout cela est pie, ils disent «renaissance»), qui disent que la transformation en PPI n’était pas statutaire et qui prétendent donc (jusque devant les tribunaux) pouvoir utiliser le nom et le blason (scudo crociato) de la DC historique. Là, le théorème: un leaderito, un partito se vérifie, et les affiliations à l’Unione et à la CdL sont totalement contingentes.

Dans les logos, outre l’inventivité florale italienne transpartisane (Margherite, Fleur blanche, etc.), on retrouve un peu partout et sous des interprétations diverses, l’emblème héraldique efficace de l’ancienne DC. Egalement à noter, le clocher mitterrandien, emblème de l’UDEUR, toujours réinventé et toujours moche.
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Episode #5 of the Spring of Logotypes is suitable to such Lent time. What is more salutary, indeed, than the Italian Christian-Democracy? Hatred, division, jealousy, murder (in the true and figurative senses), corruption, moral relativism, appearance on TV Cinque, much will be forgiven them, for they sinned much.

Profusion has taken, since the historical movement disappeared in 1994, the allure of cancer. One can identify three main families, however: first, Prodites, Dinites and Popolari, who in time have formed the centrist backbone of the Olive-Tree, and today of l’Unione; then, the many families that have split and merged again under the label « UDC », the « big » (8%) denominational party in the House of Liberties; lastly, the shambles of the Historic Channel, the right-wing reconstitutions/reconstructions of the DC (since all that is devout, they say « born-again ») that say the change into PPI wasn’t lawful and claim (even before court) the right to use the name and coats-of-arms (scudo crociato) of the historical DC. There, the theorem of: one leaderito, one partito applies, and affiliations to l’Unione and CdL are utterly contingent.

As for logos, besides the transpartisan Italian flowered inventiveness (The Daisy, the White Flower, etc.), you would find pretty much everywhere and in several renderings, the efficient and ancient DC heraldic emblem. Note finally the Mitterandean steeple, the emblem of UDEUR, always reinvented and ugly always.

Piu sostegno alla famiglia.

Episode 4, réclamé-attendu comme la résurrection de Jack Bauer et accueilli sous les vivats de la foule en délire: les fils (maudits) de Bettino.

Comme les autres grandes formations qui ont dominé la vie politique italienne sous la Ière République (PCI, «Pentapartito»), le PSI s’est enfoncé dans la corruption et la dilution idéologique, balotté de droite et de gauche par son opportunisme. A cela se surajoute l’éternelle question du choix entre marxisme et social-démocratie (selon les époques, les socdém ont été dans le partis où en dehors, sous l’étiquette PSDI). Je ne dis rien sur les coalitions électorales (temporaires) de partis, comme Unita Socialista, mais sachez tout de même que c’est un beau bordel floral.

En effet, la même confusion se retrouve dans l’emploi des logos, mélangés, combinés, surimposés (comme chez la DC, on y reviendra) selon les époques. Si le renoncement du PSI «historique» au socialisme scientifique est signé par l’abandon de l’emblème du livre (repris ensuite par les travailliste) et, bien sûr, de la faucille et du marteau et le choix de l’oeillet — lequel reste en Italie la fleur équivalente du mot, pas de l’idéologie, «socialiste» jusqu’à aujourd’hui –, le courant PSDI est pour sa part resté fidèle aux lendemains qui chantent de son soleil levant. Noter aussi que tout le monde fait saïli-staïlo je suis au Parti socialiste européen donc je porte sa rose (moche).

(Merci de vos corrections.)
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Episode 4, asked-expected like the resurrection of Jack Bauer and welcomed by the hurrahs of an delirious crowd: the (damned) sons of Bettino.

Like other groups that dominated the Italian political life under the 1st Republic (PCI, «Pentapartito»), PSI sank into corruption and ideological dilution, bobbed about, left and right, by mere opportunism. To that the eternal question of choice between marxism and social-democracy (depending on the time, the soc-dem were inside or outside the party, under the PSDI label) adds up. I don’t talk about temporary electoral coalitions, like Unita Socialista, but you should know it’s a wicked flower mess.

Indeed, the same confusion can be traced back into the use of logos, mixed, combinated, watermarked (like for the DC, we’ll come back to this one), depending of the era. If the renouncement by the « historical » PSI to scientific socialism is signified by giving up the book emblem (hence taken as their own by labourists), and, of course, the sickle-and-hammer, to the benefit of the carnation — which in Italy remains the flower equivalent to the word, not the ideology, « socialist » — PSDI for them have remain faitfully to glorious tomorrows and rising suns. Also note that eveybody says, like, « I’m a member of the European Socialist Party », and uses its (ugly) rose.

(Thank for corrections.)

Volare, oh-oh, Cantare, oh-oh-oh-oh!

Spécial cace-dédi

février 26th, 2006

On m’avait demandé ça; j’espérais que ça convient. Rappelez-vous: Fabre fut le fondateur du MRG et le troisième signataire, laissé dans l’ombre puis l’oubli, de l’Union de la gauche.
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I was asked for that, I hope it’s suitable. Remember: Fabre was the founder of the Movement of Left-wing Radicals and the third subscriber of the Left Union, left into darkness and then oblivion.

Vivement le logo de la fondation Jean-Paul Delevoye.

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