Bush appelait les Grecs les «Gréciens». Sarkozy appelle Chypre «la Chypre» (ce matin, sur France Inter).
Le i-forum participatif
Bush appelait les Grecs les «Gréciens». Sarkozy appelle Chypre «la Chypre» (ce matin, sur France Inter).
C’est trop bon. Je ne trouve pas les mots. Dimanche. Plus que deux jours à attendre pour le plaisir scabinal. // it’s too good. Beyond words. Sunday. Only two more days to wait ’til aldermanic pleasure.
C’était un communiqué du B3, le Bureau Bénélux de la Branchitude. // This was a media release by B3, the Benelux Bureau to Be-With-It.


Aujourd’hui, c’est vendredi, et comme tous les jeudis, c’est élections. La région Centre, vaste, hétérogène a, c’est un comble, parfois été animée de tendances centrifuges, André Laignel («le nain sectaire», longtemps patron socialiste de l’Indre) demandant ainsi un temps le rattachement au Limousin. L’ouest (le Perche) regarde vers la Sarthe ou la Normandie.
Aussi, la région illustre certains traits socio-politiques repérables chez ses voisines, voire sur le territoire dans son ensemble:
– le conservatisme des paysans riches de la Beauce, jusqu’aux campagnes d’Orléans et Blois, et qu’on retrouve dans l’Essonne ou la Seine-et-Marne,
– par contraste, l’ancrage traditionnel à gauche des campagnes qui vont de la Ségolénie jusqu’à la Nièvre et au Limousin. Le Cher est même, avec l’Allier voisin, historiquement un des premiers et aujourd’hui derniers bastions du PCF: 75% de vote sur la motion Cachin dès le congrès de Tours, pacifisme dans des usines d’armement très syndiquées, détention par le Parti de la mairie de Bourges (et d’autres villes de moindre importance), depuis enlevée par Lepeltier, de 1977 à 1995. On notera la force, encore aujourd’hui, du PC dans la gauche régionale.
– le poids des choix urbanistiques. Ainsi, Tours est une ville modérée, de consensus, marquée par le règne sans partage et les choix d’aménagement judicieux de Jean Royer, également icône des petits commerçants et des anti-porno. Elle est passée au PS Jean Germain en 1995. RDDV en est le député mais n’a jamais réussi à conquérir la ville qui, paradoxalement, m’a semblé super-pédée (4 bars et un hôtel «à thème» pour 50 000 habitants). A l’inverse, Orléans ou Blois sont des villes éclatées, littéralement divisées, ou chaque bord politique joue un quartier contre l’autre, ce qui a fini par coûter ses places à Jack Lang, et amène l’alternance régulière à Orléans. A Dreux, cette même dissolution du lien urbain, couplée au fonctionnement comme sinistre hyper-banlieue de Paris, a permis l’apparition en avant-première du FN, avec feus les époux Stirbois.
Parmi les stars locales, on a aussi compté Michel «entonnoir» Debré (et briévement son fils Bernard, depuis parachuté à Paris 16e), maire d’Amboise (mais député de la Réunion). Merci de ne pas me rappeler que mon grand’père pense que Michel Sapin s’appelle Tannenbaum avec un geste significatif sur le nez. Chacun porte sa croix, si j’ose dire.
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Today, it’s Friday, and like every Thursday, it’s election-day. The Centre region is large, heterogeneous. With an ironical twist, it was sometime busy with centrifugal trends: André Laignel (former Socialist boss of the département of Indre) once called for joining the Limousin region. The western part (le Perche) looks toward Sarthe and Normandy.
Thus, the region illustrates some socio-political traits relevant in its neighbours, or even the country as a whole:
– conservatism of richer peasants in the Beauce (north of the region), down to the countryside around Orleans and Blois, is also to be found in outer Essonne or Seine-et-Marne,
– in a contrasted fashion, the traditional left-leaning of country between Segolène’s Poitou, to Nièvre and Limousin. Cher (with neighbouring Allier) is even one of the historical strongholds and last retranchments of the Communist Party: 75% of votes for Cachin’s motion in Tours congress of 1920, pacifism in heavily unionised arms factories, a communist mayor in Bourges from 1977-1995, since outseated by Lepeltier. Also of interest if the PCF’s strengh within the region’s left.
– the weigh of urbanistic choices. Hence, Tours is a moderate, consensual city. It still bears the mark of the unshared power and judicious planning choices of Jean Royer, also an icon among shopkeepers and anti-porn campaigners. It’s had a Socialist townhall since 1995, with mayor Jean Germain. Renaud Donnedieu de Vabre is the local MP, but he has failed to be elected mayor, even though it seemed to me to be a hardcore-gay city (4 bars and a hotel for 50,000 inhabitants). Conversely, Orléans and Blois are fragmented, even divided cities. There, each political side plays a neighbourhood against another, which eventually costed its seat to Jack Lang and has caused many changeovers in Orléans. In Dreux, the same dissolution of social ties, and the functioning as a sinister hyper-suburb of Paris, allowed for the early rise of FN and the late Stirbois pair.
Among local stars was also Michel « wacko » Debré (and for a short time his son Bernard Debré, since then dispatched in the 16th arrondissement of Paris), the mayor of Amboise (but MP from La Réunion). Thanks for not mentionning that my grandfather thinks Michel Sapin’s true name is Tannenbaum, with a meaningful nose gesture. We all bear our cross, if I may say so.







Chaque mardi se tenait la réunion de service de la filiale dans laquelle on l’avait expatrié: Départ&Ment, NV. La directrice des ventes au détail, une quadra pro-active et corporate, s’était définitivement fait piquer la place à la droite du Chef par le directeur des ventes en gros, un ancien militaire. Son secret: arriver 30 minutes en avance. Souvent, le directeur de la logistique ronchonnait dans sa barbe contre «les pédés» de la direction du marketing, qui venaient toujours à cinq et dissertaient interminablement, quoiqu’avec brio (ils étaient dans la comm’). Chaque semaine, l’un des directeurs sectoriels voulait de l’attention, et parlait 20 minutes du plus minime événement à son agenda. On craignait, en silence, qu’ils ne décidassent un jour de tous évoquer tout leur emploi du temps. Plus souvent qu’il n’aurait fallu, la conversation tombait sur l’état de santé désastreux de tel ou tel tiers; aucun détail n’était alors épargné à l’auditoire, qui disait «oh…» moitié par ennui, moitié par curiosité. Evidemment, les comptes-rendus restaient opérationnels.
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Each Tuesday the weekly meeting convene in the subsidiary in which he had been expatriated: Depart&Ment, NV. The Director, Retail, a proactive and corporate-minded fortysomething woman, had been permanently dispossessed of her seat right of the Boss by the Director, Wholesale, a former serviceman. His secret: Be 30 minutes ahead of meeting time. Quite often, the Director, Logistics grumble in his beards against the « faggots » of the Marketing division, would always came five, and disserted endlessly, though brilliantly (they were communication guys). Each week, one of the sectoral directors would try to get the limelight, and talk for 20 minutes of the most minor event on his/her agenda. One feared, silently, that all of them would one day decide to talk about the whole of theirs schedules. More often than desirable, the talk was about the disastrous health of this or that other guy; no detail was then spared onto the audience, that hushed « oh… » being half bored, half curious. Evidently, the official summaries would remain operational.



A1: Un samedi, la BitchyButch importe les Wendy de la MAJ. / A saturday, the BitchyButch party imports the MAJ’s Wendys.
A2: Un dimanche, SophCo: «Je réalise un rêve d’enfance!» / A Sunday, SophCo says: « I fulfill a childhood’s dream! »
A3: Un autre weekend, des blagues éculées à R’dam. / Another weekend, well-polished jokes in R’dam.
B1: Un autre weekend: fuir Szohod. / Another week-end: fly away from Szohod.
B2: Aller chercher ailleurs la vie. / Seek life elsewhere.
B3: Revenir, malgré l’absence de perspectives professionnelles, affectives et sexuelles. / Be back, though lacking a professional, affective or sexual outlook.
C1: Logique implacable. / Unescapable logic.
C2: Soudain l’été dernier (hommage à Luc). / Suddenly, last summer (homage to Luc).
C3: Amours précaires./Precarious Love.
C’est jeudi (plus ou moins), c’est élections. La Basse-Normandie n’est pas juste la région des camemberts, mais également de Patsy Stone, et je ne parle pas seulement de ChelseaBoy mais bien de l’ex-meilleure amie de François B2, Nicole Ameline. Elle y est une des héritières du «système d’Ornano», le baron gaulliste local, qui continue, sous divers noms et étiquettes, de tenir résolument à droite une région conservatrice, paysanne et catholique qui et aussi celle du Débarquement et du discours de Bayeux. Une droite pas bien moderne: en 1997, Anne d’Ornano (veuve de) avait refusé de recevoir Michèle Demessine, la secrétaire d’Etat bolchevik au tourisme de Jospin.
Vieilles exceptions de gauche en voie de disparition: les vieux du Muppet Show socialiste local, Yvette Roudy à Lisieux et Mexandeau, éternel candidat à Caen.
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It’s (sort of) Tuesday, it’s elections. Lower-Normandy is not only the region of camemberts, but also that of Patsy Stone, and I’m not only talking of ChelseaBoy but also the ex-bestfriend of François B2, Nicole Ameline. She is one the heirs of the « d’Ornano system », from the name of the local Gaullist baron, that continues, under different names and labels, to hold firmly right-of-the-center a conservative, peasant, catholic region, where also took place the D-Day and Bayeux speech. Not such a modern right: in 1997, Anne d’Ornano (widow of), refused to greet the coming of Michèle Demessine, the Bolchevik state undersecretary for tourism in Jospin’s cabinet.
Old left-wing exceptions in way of disappearance: the old guys of the Socialist’s local Muppet Show, Yvette Roudy in Lisieux and Louis Mexandeau, the eternal wannabe mayor of Caen.
