Un petit film des dernières présicipales en Belgique; ce politicien bien fait a créé un mini-scandale outre-Quiévrin.
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A little movie of the last local elections in Belgium. The advanced drunkeness of this pol made a small splash there.
Le i-forum participatif
Un petit film des dernières présicipales en Belgique; ce politicien bien fait a créé un mini-scandale outre-Quiévrin.
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A little movie of the last local elections in Belgium. The advanced drunkeness of this pol made a small splash there.
Comme promis à ComitéCentral, ce volet — qui m’a demandé un peu de temps à peaufiner — est spécial-dédicace. Les environs immédiats de Paris ont été, depuis 80 ans, une célèbre «ceinture rouge» dont on voit assez bien le délitement actuel. Ils ont été le lieu d’implantation de la plupart des leaders maximos du Parti, dans le passé (Marchais au sud, Gayssot au nord) et encore maintenant (Buffet, J.-C. Lefort le patron des orthodoxes, ainsi que les électrons libres Brard et Braouezec, à Montreuil et Saint-Denis). Le déracinement progressif résulte certes des facteurs globaux qui mettent le PCF au bord de la faillite; il est aussi la conséquence, localement, de l’attaque de deux grandes «machines» politiques:
– à l’ouest et dans le grand est, le système Pasqua dans le 9-2 qui a eu un pendant avec le système Pandraud dans le 9-3, et a su s’appuyer sur pléthore d’anciens résistants (Baumel à Rueil, aujourd’hui tenue par le gaullo-gaulliste Patrick Ollier, dit aussi PAM), de néo-fachos (Devedjian à Antony, le Mouvement Initiative et Libertés, Alain Griotteray à Maisons-Alfort, Raoult au Raincy) et de corrompus insubmersibles comme les Balkany à Levallois-Perret.
– à l’est, l’entreprise de sape des fabiusiens sous la houlette de Bartolone, qui n’a pas encore de pendant dans les Hauts-de-Seine toujours contrôlés bien à droite, du sol au plafond en passant par les caisses (Conseil général, Etablissement public d’aménagement de la Défense), désormais par Sarkozy.
On voit que le Conseil général du 93 ne reste PCF (et non PS) qu’à un siège, celui du Val-de-Marne pourrait passer à droite. Pourtant, le PCF n’est pas mort, et a été capable à l’occasion (1993 avec la conquête de la circonscription de Bagneux par J. Jambu notamment) de reprendre le terrain perdu.
A noter enfin, la bonne tenue de l’UDF, avec la conquête emblématique de Drancy par J.-C. Lagarde et surtout la personnalité gauloisement pénible de Santini à Issy. Comme le montre le ralliement récent de Baguet (député de Boulogne-Billancourt) à Sarkozy dès avant le premier tour, elle peut toutefois se montrer inféodée, au moins au plan local.
Fantômes du socialisme local: Badinter, Delors, Pervenche Bérès.
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As promised to ComitéCentral, this episode — which demanded for a little time to be perfected — is a dedication. The immediate suburbs of Paris have been, for 80 years, a notorious « red girdle » whose current slip-up is obvious. They have been in the past the fastening point for ‘leaders maximos’ of the Party (Marchais to the south, Gayssot to the north), and still are today (Buffet, J.-C. Lefort the boss of Orthodox Communists, as well as mavericks like Brard and Braouezec, in Montreuil and Saint-Denis). The gradual uprooting results of global bankrupting causes for the Communist Party. At the local level, it is also the consequence of two big political « machines »:
– West and outer East, the Pasqua system in the ’92’ that used to have a twin with the Pandraud system in the ‘9-3’. It was able to rely a bunch of former Resistants (Baumel in Rueil, today helmed by the hardcore Gaullist Patrick Ollier, also known as the husband of ‘MAM’, thus ‘PAM’), of neo-Fascists (Devedjian in Antony, the « Mouvement Initiative et Libertés », Alain Griotteray in Maisons-Alfort, Raoult in Le Raincy) and unsinkable corrupt pols like the Balkanys in Levallois-Perret.
– à l’est, the Fabiusites’ demolition process under the command of Bartolone. This enterprise has had no rejoinder in the Hauts-de-Seine. This remains strongly under control by the right (now under the power of Sarkozy), top to bottom via cash i.e. the Département’s council and La Défense’s QANGO.
Thus, the Communists’ hold on the Département’s council of the Seine-Saint-Denis now depends on one seat (versus the Socialists). The Val-de-Marne’s council could easily swing right. However, the PCF is not yet dead, and has occasionally (1993, with the conquest of the Bagneux constituency by J. Jambu) recovered lost ground.
Lastly, UDF fairs quite well, with the emblematic conquest of Drancy by J.-C. Lagarde and, more importantly, the tiresome and bawdy Santini in Issy. However, as illustrated by the recent rally of Baguet (MP for Boulogne-Billancourt) to Sarkozy even before the first polling in the Presidential election, UDF may act respondant to UMP, al least at the local scale.
Ghosts of local Socialism: Badinter, Delors, Pervenche Bérès.

Au début, il avait été prié aux évènements mondains de l’ex-patrie.
A travers la foule caquetante et immuable, les miracles de contention des vestes Cyrillus sur les sexagénaires, les picoleurs de cocktail hors d’âge, parfois édentés, toujours à chemise jaune ou rose, les hyènes des sociétés de bienfaisance et les renards de l’import-export de petit pois, les gommeux qui avaient fait carrière sur leur mètre quatre-vingt-dix, les manoeuvriers de consulat à vestes croisées, parmi les gras et les maigres, les chauves ou les implantés, les parvenus et les fin-de-race, toujours méchants, toujours alcooliques, et tous jaloux des autres (tout fait envie quand on est bas), parmi eux, sa jeunesse lui avait fait un passeport suffisant car elle le distinguait. Il aurait pu, s’il se fût acharné, s’il eût retenu le nom de la petite dernière à demi idiote ou applaudi aux ascensions professionnelles usurpées et aux prébendes guignées avec succès, se faire un réseau utile — c’est-à-dire, pour obtenir un fromage chez Lactalys ou un ruban au veston.
Les soirées fastes, la beauté d’ambassade — car toute communauté expatriée a au moins une mangeuse d’hommes — jouait du piano. Nez ambitieux, menton lâche, joues fausses, robe chaste mais regard pas, fuck-me boots ou talons meurtriers : tous (toutes) voyaient qu’à elle seule, les pince-fesses laissaient des espérances littérales. Pourtant, sa propension à transformer Rachmaninov en happening bruitiste aurait dû valoir avertissement pour le vice-consul, le majordome et le conseiller du commerce extérieur affriolés: comme elle le disait à chaque fois, «cette violence et cette force s’harmonisent avec l’évènement.» Elle prenait un air inspiré, en massacrait trois d’une traite (concerti ou amants), puis fermait les yeux et attendait les vivats. Comme on s’ennuyait, on bissait.
Quant à lui, il n’avait pas souhaité retourner les invitations et, selon la loi implacable d’un milieu où les caisses de champagne sont les seules planches de salut, ne fut plus convié.
Dans les élections intermédiaires américaines de novembre prochain, plusieurs analystes prédisent la reconquête de la Chambre des représentants par les Démocrates, le Sénat restant, probablement, entre les mains des Républicains mais avec une majorité moindre, ce qui gélerait un peu plus la capacité d’initiative législative de l’Administration pour les deux années restantes. Wikipedia donne des listes des sièges au Sénat en fonction du résultat probable de l’élection, les plus contestés étant ceux du Missouri, de Virginie, du Montana, du Tennessee, de l’Ohio, de Rhode Island (R), et du New Jersey, de l’Etat de Washington et du Maryland (D).

C’est jeudi, c’est élections. Comme suite à un nombreux courrier, l’épisode d’aujourd’hui est consacré à la Franche-Comté. Région ouvrière, avec à la fois une forte tradition chrétienne et une histoire radicale-socialiste, elle a longtemps fait figure de bastion de la modération. Elle est pourtant aujourd’hui, ici ou là (y compris sur la terre de mes ancêtres, la famille Co), notamment dans les aires industrielles en reconversion comme on dit, un point d’ancrage du Front national.
La géopolitique régionale est, en apparence, assez facile à lire:
– sur les versants des Vosges (comme dans ce département d’ailleurs) et du massif du Jura, la force traditionnelle des partis gaullistes depuis 1958.
– une implantation puissante du PS à Sochaux / Montbéliard, avec deux grands anciens (députés depuis 1973 mais fraticidement battus en 2002), les Laurel et Hardy de Belfort, Raymond Forni et Jean-Pierre Chevènement. Le premier fut tourneur chez Peugeot et président de l’Assemblée nationale. Du second, qui ne se présente plus, un des deux uniques bonnes blagues dans la vie de Jacques Faizant disait: «’Chevenne, n.f.: grosse tête’. Je le savais! Chevènement, ce n’est pas un nom, c’est un adverbe.» Le chevènementisme bat ici comme ailleurs de l’aile, avec les échecs des élections de 2002 et 2004 (l’alliance PCF/MRC n’a pas atteint le seuil nécessaire pour fusionner aux régionales) et le départ d’historiques comme Jean-Pierre Michel (un des pères du pacs), qui ont fini par retourner au PS après une scission sous le nom d’Association pour la gauche républicaine (AGR).
Ce vote ouvrier court la vallée du Doubs jusqu’à Besançon où se fait élire l’ancienne sous-ministres des vieux, Paulette Guinchard-Kunstler, une ancienne militante du syndicalisme chrétien, et où on avait parachuté la ministre PSU Huguette Bouchardeau. La gauche était jadis forte, aussi, dans certains des pays du Jura, qui fut un temps la terre d’élection de Voynet et, surtout, mais on ne sait le classer, de l’inoxydable Edgar Faure («ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent qui change»), l’inventeur des «majorités d’idées» (également appelées IVe République).
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It’s Thursday, it’s election-day. As a follow-up to plentiful mail, today’s episode is about Franche-Comté. A workers region, having both a strong Christian tradition and a Radical-Socialist history, it has long been a stronghold for moderates. However, there is today, here and there (including in my ancestors’ hometown of the Co Family), most notably in ‘reconversion’ industrial areas, a strong show of Front national.
Regional geopolitics seems easy to read:
– on the sides of the Vosges (also in the namesake département) and of the Jura mountain, the traditional strength of Gaullist parties since 1958;
– a powerful entrenchment of the Socialist Party in Sochaux / Montbéliard, with two big old men (MPs since 1973 but fraticidally beaten in 2002), the Laurel & Hardy of Belfort, Raymond Forni and Jean-Pierre Chevènement. The first was a lineworker at Peugeot and speaker of the House. Of the second, not to be introduced, one of only two funny jokes of the late Jacques Faizant said: « ‘Chevenne, noun: a big head.’I *knew* it wasn’t a surname but an adverb! ». Chevènementism has been weakening here as elsewhere, with the failures in the votes of ’02 and ’04 (the alliance of Communists and Chevènement’s party was below merging threshold in the regional election) and the departures of historical followers like Jean-Pierre Michel (one of the civil unions’ « fathers »). These went finally back to the Socialist Party, via a scission under the Association pour une Gauche Républicaine (AGR) label.
This workmen’s vote goes along the Doubs valley to Besançon, where the former Oldguys undersecretary Paulette Guinchard-Kunstler, also a former Christian unions militant, is elected. This was also the « parachuting » spot for the PSU minister Huguette Bouchardeau. The left used also to be strong in certain parts of the Jura, once the electoral fiefdom of Voynet and, what is more (though you couldn’t say him right or left), of rustproof Edgar Faure ( « it’s not the weathercock swirling, it’s the wind changing » ), creator of « idea majorities » (a.k.a. IVth Republic).
