Le i-forum participatif

 

« _ Ecoute, Martine, laisse-moi te dire une chose : ce n’est pas clean, ce tu as fait. Je t’ai dit de bien faire attention, d’être rigoureuse, efficace et viable. Tu vois, moi, je suis franc avec les gens et encore, tu as de la chance parce qu’aujourd’hui, je suis agréable : ta reconduction de convention de stage, tu peux te la mettre là où je pense (et je ne pense qu’à ton plaisir).
_ Ou-i.
_ Bon, encore une chose. Tu m’article-scan-relance-base-alcool-client-grille now. Là, je dois y aller, j’ai un flight pour Srasbourg. Pour tout problème, tu te mets en relation avec Malik.
_ Ou-i. »

Dans l’avion avec mon client, je pense à ce que nous a dit un jour le Président du Groupe Monde : « Luv Your Klient!! » Je compatis lorsque mon client me confesse une trouille bleue du décollage, puis je fais mine de lire le journal placidement du décollage à l’atterrisage pour qu’il se sente con et faible. Les quinze documents que je lui ai passés pour validation avant de monter dans l’avion s’en trouvent validés. Le Président du Groupe Monde nous avait dit : « You’re more than PRz. You’re PR entrepreneurz. »

Dans une salle de conférence d’un hôtel de la périphérie d’une capitale européenne sur le déclin, je mitraille de slides une dizaine de patrons de discothèque. Une tondeuse passe. Farid 1 se plaint des horaires de fermeture imposés par la Préfecture. Farid 2 se plaint des différences de traitement. David et Cathy Guetta sont en descente mais hôchent la tête clairement. Il faut dire qu’il est 16h et que les petits commerçants ont le couteau sous la gorge. Mon client dit « C’est la seule façon pour que le message de prévention passe » ; quelqu’un dit « Ces messieurs ont un avion à prendre » et on se casse.

Au retour, mon client me propose de me ramener en voiture. Je lui réponds « jamais le premier soir ». L’Orlyval reste bloqué une demi-heure au-dessus d’une autoroute. Désoeuvré, je ne saute pas (j’ai déjà prévu d’aller à Suicide en fin de semaine) ; j’appelle Lehändro pour parler boulot.

The End Of Violence

mai 14th, 2004

Hier, verre avec Pierre. Le verre annuel et anniversaire, au café Beaubourg, où décidément le service s’obstine, c’est curieux, dans la sémillance et l’efficacité.

Il se pacse. Il s’installe pacsement, rue de Valenciennes.

J’ai été lui acheté un cadeau aux «Mots à la bouche». Il y a quatre ou trois ans, j’y avais feuilleté, je crois c’était une fin d’année, un polar d’une ex-, alors fraîchement quittée, de mon amie Juliette. Cette auteure de noir, mais est-ce bien elle, ses traits seraient moins doux qu’alors, cette ex- est maintenant libraire aux «Mots à la bouche».

Pierre a été plus agréable que l’année dernière, peut-être parce qu’il était plus fatigué. Toujours bon public, toujours à en parler beaucoup et avouer qu’il en fait peu. Toujours heureux, aussi. Comité m’a dit de ses photos: «je l’aurais pas reconnu», et c’est vrai qu’à bien le regarder, il ressemble moins à Gilles que mon souvenir de lui.

Comité m’a demandé aussi: «ça t’a fait quoi?»; je n’ai pas répondu «rien». Ce n’est plus une vieille peine de coeur; même cela passe, et se tait. Ce n’est pas de l’envie ou de la jalousie, parce que je suis heureux mais pas des mêmes bonheurs divers que j’ai eus avant, y compris avec lui. Mais, c’est curieux, ce n’est pas rien.

Chez Comité, avec Elise et LzMry, on se demandait pourquoi on avait tous eu une enfance malheureuse de bons élèves accablés par la scatologie. Elise s’était retenue de faire pipi parce qu’elle était phobique des chiottes à la turque. Le caca s’était solidifié dans la culotte de Comité. Dans la classe de Lzmry, quelqu’un s’était fait dessus mais heureusement il y avait un peigne au chocolat.

Mon partenaire sexuel de CE2 avait des biceps, «mais c’était un nain?!» Celui de Comité était devenu con et laid, «mais quelle violence toute cette laideur, quelle violence!» Après, Comité a jeté un set de table sur le balcon d’en-dessous alors on est partis.

«Quel est ton meilleur souvenir de 1993?»«Si tu crois dans la liberté, tu es pétainiste»«J'ai décidé de ne draguer que des graphistes»

Glossy Shit ®

mai 12th, 2004

(Heureusement, il y a PatCo (cf ici), comité central (paste this link into your browser : http://comitecentral.free.fr/images/lacorde.gif), le faune (« J’ai vu une physio qui disait « La prochaine fois, il faudra revenir looké » ») et tous les autres pour me faire rigoler un peu.)

Pollution, tracas, routine, solitude, manque de complicité, inquiétude diffuse et sans objet… Vos cheveux ne les supportent plus. Le gloss agglomère les particules de merde saupoudrées chaque jour sur votre tartine. Ainsi, on ne risque plus de s’étouffer ! Cela élève la dégustation à une certaine hauteur ! Des études scientifiques le prouvent : Glossy Shit ® nous aide chaque jour a accroître les défenses naturelles de notre organisme. Glossy Shit ® : Déclarée source d’hystérose par votre corps.

A la Paierie générale, Jef refuse de tamponner (en rouge) le formulaire du petit homme de l’Armement. «C’est un récapitulatif sur la deuxième page. — Les chiffres ne correspondent pas. — Moi ça me va, en dollars. — Oui oui, en dollars.»

Jacky fait la multiplication de l’indemnité quotidienne par le nombre de jours sur une calculette à papier. Il me convainc d’accepter la concussion: «Si si, je donne toujours 100% de ce qui est écrit.»

Soudain, Jacky demande à Jef: «C’est combien les AE, déjà? — 5300. — Merci.» Après, son imprimante se bloque dans l’impression du 6ème duplicata (sur 7). Il me dit: «C’est bloqué», puis disparaît un quart d’heure. Le petit homme de l’Armement me regarde d’un sourire qui veut dire «quel sacré numéro, les gars de la Paierie» ou peut-être «ça fait 35 ans que je fais ce boulot». Après, Jacky revient sans le duplicata mais avec une liasse de billets, et il me la donne par-dessous l’hygiaphone du guichet à donner des billets. Il me confie, complice: «l’important, c’est que vous ayez cette feuille tamponnée-là».

«Vous voulez en billets de 50 ou de 100? Ou de 200?»«je baise une ou deux fois par jour, je suis crev黫je n'ai pas l'impression que les choses se sont passées comme il les raconte»

mort aux jeunes à saint-é.
« Nothing ever changes.
English summer rain
Seems to last for ages. »

dans la mine reconstituée : « Bonjour et bienvenue au fond. (…) Laissons parler Monsieur Taquet, qui s’exprime en 1969 devant les caméras de l’ORTF. (…) D’autres, souvent plus âgés, ne croient pas en la reconversion. »

en centre-ville : la Fête de l’Europe, un live d’un groupe gaellique, des pré-ados gitans, une animation sans public, des couples sans enfants, de la pluie.

avec mes amis :
« Ils se sont mariés à l’arrache, pour avoir leurs papiers et partir en Roumanie. »
« _ Où est-ce que j’ai mis mes clés ?
_ Tu as regardé dans tes poches ?
_ Oui, partout.
_ Ah, regarde, ma chérie, elles étaient entre tes fesses ! »
« _Ca fait quand même bizarre de danser sur Indochine en sourdine ; on entends nos pas…
_ … nos genoux qui craquent.
_ Notre voisin nous a déjà fait chier.
_ Mais on est samedi.
_ Oui mais il est plus de 22h.
_ Tu t’en fous, ton père connaît le directeur de la police de la Loire.
_ Ouais, allez ! « Moi, je veux viii-ii-vre un peu plus fort. » « 

en boîte de nuit, des titres enchaînés :
The White Stripes : Seven Nation Army
The Rapture : House of Jealous Lovers
Radio 4 : Dance to the Underground
Franz Ferdinand : Darts of Pleasure
N.E.R.D. : She Wants to Move
Placebo : English Summer Rain
Un truc qu’a passé Comité central à la ____[mort aux jeunes]____ dièse1.
Je m’éclate.

à paris : une réunion et un rayon de 12 mètres autour de moi.

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