Le i-forum participatif

 

Me and Nirvana

mai 31st, 2004

Samedi soir, soirée «Mort aux Jeunes» avec plein d’attachées de presse de galeries d’art contemporain ! / Saturday, the «Death to Youth» party with so many putafranges from modern art galleries !

Ma soeur était là aussi! / My sister drank her head off!

Comité était aux platines et faisait des petites blagues musicales! / Committee was pissed but the party has grossed a profit!

Un signe, le vestiaire de la piscine des Halles avait passé «Seven-Nation Army»Kundun!Une bien triste image de l'homosexualité
Il y avait un mauvais ratio mecs / filles. Résultat: du racolage passif.Un mariage hétérosexuel sur deux se termine par un divorce en Île-de-France.Après, j'ai été à la Nuit des Crazyvores spécial Sicile avec Gilles! / Afterwards I've been to some scrappy poof-music party with my man!
Toute consommation de drogue, douce ou dure soit-elle...«On ne trouve pas de personnalité alcoolique type, mais bien plutôt des populations à risque.»Et pendant ce temps-là, place de la République, je me fais démarcher sexuellement par de vieux Reubeu moches.

Edmée, j’ai perdu ton e-mail, renvoie-le moi! / Edmée, I’m through with horses, get lost!

Les deux hommes de ma vie sont à Nîmes ce Week-end, ils ne se connaissent pas mais ils vont peut-être se croiser, ça a suffi à ruiner mon dimanche.
-Pour être sûr de le ruiner j’ai regardé Martine Aubry à la télé (moins conne que ce qui se dit de la Martine stagiaire-esclave mais quand même…).
-Bien décidé à être une victime j’ai ensuite mangé un Kebab, seul, en terrasse.
-Puis la porte du sèche-linge de mon lavomatic m’a donné un petit coup de main en se heurtant violemment à mon crâne.
-Enfin j’ai surfé sur les sites des « endroits » ou je veux chercher du boulot.

Dommage qu’aucune vieille cousine moisie de mon père ne m’ai invité à dîner ce soir…

pfff: j’ai quand même eu une balle de break, mon voisin m’a quasiment violé du regard vers 16h34

Après un semestre d’attente, les Bombe 2 Bal ont enfin sorti leur album (qui est bizarrement indisponible au Virgin des Champs); leur label propose même comme échantillon ma chanson favorite. L’expression «On va voir s’ils sont sympas» condense bien le bon esprit toulousain, je trouve.

(couple)

mai 26th, 2004

Je n’ai pas parlé des deux saunas visités à Berlin, peut-être parce que je n’en garde pas un très bon souvenir. Je les ai trouvés comme la ville, très beaux mais assez vides. Il faut ajouter que leur population — surtout dans le second — était assez âgée. Je n’ai rien fait dans le premier; dans le deuxième, j’ai surtout été avec un très grand type blond, quadragénaire, bien fait et gentil, presque mou.

A la piscine, tout à l’heure, j’ai regardé beaucoup un Asiatique joli, assez carré de visage, avec des favoris sexy. Il m’a regardé en retour, plusieurs fois bien qu’avec retenue. Nous nous sommes un peu suivis. Il ne se posait pas, à l’extrémité «petit bain», contre le bord de la piscine mais contre les flotteurs délimitant les lignes, à gauche. J’ai allongé les jambes; insensiblement, il s’est décallé vers mes pieds, les a frôlés, puis plus nettement touchés de ses mollets. Nous sommes beaucoup suivis, n’avons pas été sages. Il regardait toujours devant lui à ces moments, mais me souriait ensuite avec une grande timidité.

Un verre ensemble; il est pianiste, s’appelle Tsuyoshi. Il a un copain français depuis 4 ans, mais souffre de l’écart culturel ; il hésite à retourner au Japon. Nous aimerions nous revoir.

En cherchant sur Google, je suis tombé sur ce post de Martine sur un blog :

« 
La vie est une tartine de merde. Faire des stages non obligatoires est un non sens (mort aux étudiants). Un jour, j’arrêterai tout ceci et je ferai un choix. Mais à la gare de Torcy à 7h30, je n’ai pas la tête à ça. Lorsque le train entre en gare, je monte quand même et j’y vais.

Durant l’interminable trajet, j’ai beau poser mon regard sur mes notes de cours (les partiels approchent), c’est lui que je vois, son sourire bref et son air de zombie lorsque j’entre dans la salle de pige et qu’il est forcément déjà là, à faire le travail qu’il voudrait que je fasse.

Nous ne décrochons pas un mot. Je lui pose une question, le ventre noué par la peur d’être conne. Il me répond posément ; il est correct et souriant mais sans qu’il le sache lui-même, seuls trois mots sortent de sa bouche et me parviennent : « Tu es conne. »

Le cirque recommence. Plusieurs fois dans la journée, il semble m’expliquer des choses, me faire des remarques, s’impatienter aussi, hausser le ton. Mais quels que soient ses demandes, ses intentions, ses gestes, ses attentes, c’est toujours cette phrase que j’entends : « Tu es conne. »

Forcément, je ne sais comment faire. Je ne sais pas ce qu’il veut, je ne sais pas la façon. Et lorsque, exaspéré sans doute, il cesse de m’adresser la parole, il y a toujours l’écho des mots terribles.

Je me réveille à Auber. Comme je le déteste.
« 

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