Le i-forum participatif

 

Comme disait Thucydide

février 17th, 2005

Pour briser, peut-être, le spectre du «aucun commentaire» qui plane sur Freedonia, le foyer du silence coupable, je vais parler du sujet politique chaud-bouillant du moment qui fait même frétiller les doutes de Matthieu DC sur son orientation politique: le futur referendum sur le Traité établissant une constitution pour l’Europe.

Et aussi essayer — ne serait-ce que pour mieux m’y retrouver moi — dans les quelques semaines à venir, de préciser les évolutions juridiques qu’apporte le nouveau traité en matière de politiques communautaires (les aspects institutionnels sont bien documentés), surtout vu la faiblesse des documents de comparaison avant/après fournis par la Commission et l’absence de boulot de la Documentation française. En gros, on a le choix entre la description sommaire par la Commission (qui n’est peut-être pas neutre) ou le tableau de numéros d’articles des traités. Je me suis lancé dans un boulot de mise en face des textes, mais j’en suis à la 8e page de tableau comparé (sur 157).

Comme le faisait remarquer Comité à l’occasion de la manif 35 heures, il n’y a pas que les avancées ou reculs du texte, par rapport à l’état antérieur du droit, qui comptent. Je vois au moins trois séries de questions:
– le sens idéologique du traité (même s’il n’est pas neuf) convient-il? convient-il autant, plus, ou moins aujourd’hui qu’en 1957 ou 1992?
– quelle balance faire de cette situation idéologique, des modifications sur les politiques communes, et des évolutions institutionnelles?
– si l’on se place dans la tentation du «non de gauche», quel crédit accorder à la thèse Fabius du choc salutaire? à la menace de la LCR, se référant à l’ambition constituante de Giscard: «on risque d’en prendre pour 50 ans»?

En attendant, voilà déjà, du point de vue techno de gauche, les quatre lacunes du traité qui me font pencher vers le non ou le vote blanc:
– pas d’impôt européen,
– ni de dette européenne (qui serait la contrepartie logique du Pacte de stabilité et de croissance, et permettrait, en toute orthodoxie budgétaire, d’amplifier la construction des réseaux transeuropéens d’infrastructure, ou la politique de recherche),
– ni de pouvoir législatif communautaire dans le domaine social (ce n’est même pas une nécessité d’unanimité mais l’interdiction explicite de légiférer que le texte conserve de l’Acte unique, négocié par Thatcher et… Fabius),
– ni de dernier mot du Parlement sur le budget.

Le privilège du préalable

février 14th, 2005

Lundi dernier, je prenais de-la-mayonnaise! et écoutais parler Xavier Prière-de-se-taire de son expatriation future et BoxingBoy ressasser les avantages des législations sud-américaines sur la majorité sexuelle. François B2 faisait du B2.

«Marie-Georges Buffet, elle a une mauvaise peau»«Je ne parle pas, vous ne me laissez pas en placer une»«J'suis foucaldien, ça t'emmerde, c'est ça?!»

Jeudi, vendredi, j’assistais à une négociation économique avec des Colombiens. Pas très fandards mais valant mieux que le cliché synthétique: el Gringo prend un rail. Parallèlement, Nadia T. hésitait à donner suite aux déclarations d’amour d’un collègue («Christian le trouve moche»).

Ici, bientôt, construction de la carrière de Claire B.Il y avait une traductrice qui me rappelait le second rôle de Valérie Lemercier dans «Opération Corned Beef»Curieusement, «accuerdo sobre la protection de inversiones» ne veut pas dire «traité de protection des invertis»

Samedi, brocante d’anniversaire de SophCo. Gilles manageait par SMS une relation complexe et dévorante avec un Paraguayen. J’expliquais ma théorie sur ma soeur, première et donc spontanément nombriliste, et moi, deuxième, dont elle avait été l’incontournable altérité. Après, j’essayais de contrefaire le regard intense et chassieux des habitués du Duplex, où s’exposait Paella (un chouette street-artist miliTante).

«C'est incroyable, dans «Si elles jouent les précieuses, forcément...»«Tu dors là, non?»

Dimanche, je dormis trop en effet. La semaine s’était couchée tard, j’avais dans une sorte de frénésie pré-valentine, ou de zénith d’ennui nocturne, prolongé absurdement les tchattes de dragues. Rencontré des garçons qui, tous, avaient en commun d’être étrangers, sympathiques, cultivés et comme sur la photo où je les trouvais moins bien que sur l’autre. J’étais en retard au très-officiel anniversaire familial de ma soeur.

«Eh ben c'est la fête...»«encore une minute foutue dans mon quart de célébrité. Merci François B2...»Dimanche, je me couche avec un Italien jeune, pas mal et sainte-nitouche. Lundi, il s'est transformé en Ivan Culrond.

Aujourd’hui, un peu abattu par une faute de sécurité que j’ai commise, à base d’une clef que j’ai oubliée un soir de remettre dans son coffre, et qui est perdue on ne sait où. J’ai résisté à la tentation d’appeler Comité pour lui reprocher ses torts manifestes.

Le Palace, mars 1978

février 9th, 2005

En 1974, j'avais épousé un ancien footballeur mythomane qui clamaient des anecdotes fausses et sans intérêt dans les transports en commun.Après mon divorce, il a été traité au lithium puis est parti au Luxembourg pour travailler dans le « schow bizz ».

Deux ans après, j'ai fait semblant de tomber amoureuse de paumés parce qu'ils avaient beaucoup insité et parce que mon analyste m'avait dit d'apprendre à dire « oui ».

J'ai appris quelques années après qu'il avait été poursuivi pour exercice illégal de la médecine et qu'il tenait maintenant une crêperie ambulante à Saint-Jean-de-Luz.

Après avoir traîné avec des punks à chiens pendant quelques mois, j'ai décidé de de préparer le barreau pour faire plaisir à ma mère, une catholique qui délivrait en cachette des conseils astrologiques sur minitel sous un faux nom.

Je l'ai obtenu trois ans après et maintenant je suis avocate fiscaliste. Je défends des commerçant verreux qui ressemblent tous à des branche de céleri. Je m'emmerde assez.

Quelle coupe !

février 9th, 2005

Je ne sais si vous avez vu des morceaux retransmis de l’intervention de Condi Rice à ScPo hier, mais on y découvrait un Richard D. absolument repoussant sous sa nouvelle coiffure qu’un acteur porno américain de la fin de années 1980 ne lui aurait pas envié à l’apogée de Marc Dorcel : vaguement long sur la nuque, vaguement bouclé, et copieusement gominé. C’est sa conversion à l’UDF et à l’hétérosexualité qui l’ont rendu comme ça ? Vous en savez plus ? Le pire, c’est qu’il doit se trouver beau.

Folketing Forever

février 8th, 2005

On parle un peu des élections au parlement monocaméral en Danemark, mais pas du tout de celles aux assemblées autonomes des îles Feroë et du Groënland.

En cherchant les emblèmes des partis insulaires, je suis tombé sur l’usine à logos des cousins nordiques d’AC&P, B2 et BenXP. A noter aussi qu’un des chefs de la Communauté eskimo groënlandaise, bien que non-hispanophone (ça a l’air bizarre l’inuit comme langue, y’a beaucoup trop de lettres dans les mots), est le mec idéal 2005 d’AC&P. Et il a une coupe de cheveux trop bien.

Proudly powered by WordPress. Theme developed with WordPress Theme Generator.
Copyright © Freedonia. All rights reserved.