Le i-forum participatif

 

QCM

mai 9th, 2007

Il me faut maintenant revenir sur mes erreurs, pour amender mon raisonnement et pour ce que les erreurs apprennent. Et puis réfléchir à haute voix.

1. Je me suis gourré sur le rapport de force. Le pays est à droite, comme me l’a toujours dit mon père et comme je ne voulais le croire. La gauche ne peut gagner que par exception, du fait des mérites atypiques de son candidat et/ou de l’usure de l’équipe sortante. Le facteur le Pen (et le refus, tardif, de Chirac de s’y allier) a aussi, objectivement, joué à son avantage en rendant impossible la réunion des droites; ce n’est plus le cas.

2. De fait, «l’aggiornamento» de Sarkozy, complaisamment loué par les médias et d’ores et déjà admiré par la concurrence, écarte maintenant ces deux écueils. En pratique, il est l’appropriation des thèses lepénistes ou autres par la droite parlementaire, sans rupture avec ses propres notables ni ses clientèles traditionnelles. Autrement dit, l’incorporation au fond conservateur français des grandes innovations théoriques de la réaction internationale: «Nouvelle Droite» (thatchérisme fiscal et budgétaire, marginalisation des syndicats, rétraction du droit du travail, privatisation de la protection sociale, vision déterministe – génétique et «racialiste» – des rapports humains), néo-conservatisme américaine (peines planchers et gestion carcérale de la misère, valorisation des églises comme corps intermédiaires, privatisation et confessionnalisation scolaires, conflit des civilisations). Le sarkozysme, c’est le mégrètisme à visage humain, en tout cas acceptable par Mehaignerie.

3. Je me suis trompé sur l’écho trouvé par ce ravaudage idéologique de la droite. FakeMannequin:Action dit: les gens sont aigris, c’est un vote de rancoeur et de jalousie, ce qui colle bien avec cette France atomisée et petite que je me refusais à voir, un France revancharde où le gain individuel se mesure aussi à ce qu’on fait perdre à celui d’en-dessous.

4. Je ne me trompe pas sur la place obscène de l’argent dans la présidence qui s’ouvre. Les débuts à 135 000 euros la semaine d’introspection maltaise montrent le caractère déterminant, dans la personne et le projet politique de Sarkozy, de ses connivences avec les grands possédants. La politique assume désormais son rôle de courroie de transmission du grand capital – de façon amusante, il n’y a plus même à dire cela de caricature à la Laguiller.

5. Je n’avais pas assez vu la place du vote vieux. Tous mes vieux: ex-chiraquiens, ex-villiéristes, ex-barristes, ex-n’importe quoi mais de droite, votent Sarkozy. 75% des vieux français votent Sarkozy (Royal est majoritaire ailleurs, avec l’exception aussi apparemment des 25/35 ans, ma génération pourrie et arriviste qui n’en veut), c’est une des causes sociologiques fortes de sa victoire.

* * *

Maintenant, il faut aussi réfléchir à ce que va faire la gauche, et ce qu’elle risque et doit.

1. ComitéCentral dit: La droite a le sentiment de vivre son mai 1981, elle va au devant de graves déconvenues comme la gauche en 1983 et après. Nicolas B2 ajoute: sans s’en rendre compte, les gens ont réélu Chirac. C’est, je crois, vrai de deux manières. D’abord on fait quand même du neuf avec des vieux (Fillon, Alliot-Marie, Juppé et compagnie). Egalement, dans le sens où, rapidement, la révolution conservatrice va, comme avant, comme ailleurs, se heurter aux résistances, aux inerties, à ses contradictions internes.
– apories idéologiques: comment faire plus sécuritaire avec moins de flics et de juges? comment continuer à piocher chez les ouvriers qui craignent les délocalisations, en faisant la politique de leurs patrons?
– dissensions des équipes: les rad-soc (Borloo et autres) adhèreront-ils dans la durée à l’idéologie et au recrutement Opus Dei de Sarkozy? Chirac a déjà échoué sur ce point.

2. Je suis curieux de savoir comment, et en accordant quel degré de priorité, Sarkozy pourra concilier ses engagements Hulot et plus généralement environnementaux (taxe carbone…) avec sa proximité aux patrons. Je reste fermement convaincu que l’urgence écologique arrive en tête, et rattrapera qui l’a ignorée (citoyen ou décideur).

3. Royal a levé, comme DSK n’avait pas su le faire (La Flamme et la Cendre) ces cinq dernières années, le tabou de l’alliance au centre. L’apparente évidence des résultats de premier tour, c’est que le réservoir de voix est chez Bayrou et non chez les alliés ou les trotskystes. On passe en 2007 du schéma chevénemento-jospinien (programme commun, gauche plurielle) à la stratégie molléto-rocardienne (troisième force, «ouverture»). Je suis curieux de voir si les résultats des législatives justifieront ce choix, ou montreront que les alliés et rivaux de gauche reprennent des couleurs et leur liberté, après le vote «utile» pour Royal et son plantage. Au demeurant, le PS n’aura pas grand chose à négocier avec Bayrou, qui se retrouve d’ores et déjà, et une nouvelle fois, pire que seul: seul avec Marielle de Sarnez.

De ce point de vue et au passage, la candidature de Dominique Bertinotti (PS ouverturiste) face à Martine Billard, la sortante verte, à Paris I-II-III-IV, me donne simplement envie de hurler ou de gerber. C’est cracher à la gueule d’une alliée; s’asseoir sur son travail d’élue assez réglo et classe; et, dans le pari «les UDF plutôt que les Verts», abandonner la proie pour l’ombre.

4. Il me semble que le PS, avec ce recentrage, ouvre la question (déjà débattue avec Xavier Prière-de-hurler) du rapport avec sa gauche.
– a-t-il raison de considérer comme acquises les voix de la gauche de gauche? Je pense au contraire que, partout (Royaume-Uni, Allemagne, Pays-Bas, Italie, même Etats-Unis) le centrisme des sociaux-démocrates les éloigne durablement des «vraies» gauches, rendant plus difficile et instable leur alliance, plus inconciliables leurs idées.
– même en répondant oui à la première question, est-ce assez d’aller pêcher chez Bayrou pour redevenir majoritaire dans le pays. Je ne le crois pas. On peut aussi penser que sous la puissance et la réélection, le blairisme, la Troisième Voix, occultent en fait une rédition idéologique et un risque de faiblesse durable pour la gauche. A quoi bon gouverner si c’est avec les thèmes et les idées de l’adversaire, parfois avec l’adversaire tout court (Clinton, le SPD, le PvdA hollandais)?

Il n’y aurait pas de honte ni de mal, sans doute, à repenser à fond ce que peut être un pacte majoritaire sur des bases idéologiques de gauche.

5. François et Nicolas B2 disaient, dimanche au soir: Royal les a déjà tous grillés, avec la campagne participative. Je suis d’accord pour dire qu’une piste de la gauche est dans le participatif, à la fois pour des raisons médiatiques/tactiques (un débat citoyen, comme son nom l’implique, c’est bien) et de fond: la république d’un peuple de citadins bacheliers ne peut fonctionner, choisir, voter comme la république d’un peuple de paysans à certif. Il y a beaucoup à réfléchir, sur le terrain institutionnel mais aussi économique, sur la place, le pouvoir (politique, économique), les perpectives à offrir à une population très éduquée, ayant accès aux médias, mais soumise à la tyrannie et au nivellement de l’argent (dans sa situation professionnelle et dans ses goûts).

6. Qu’est-ce qu’une politique de gauche qui parle aux vieux? Est-ce que, pour répéter encore cette blague des Guignols sur le médecinisme, «les vieux on leur pique leur portefeuille et encore ils disent merci»? Il faut certes montrer que la capitation médicale, l’absence de politique de l’emploi aux âges élevés et de sanctions des entreprises dégraissantes, frappent d’abord les vieux. Que la loi Fillon sur les retraites est usine à vieux pauvres. Que l’exonération fiscale des patrimoines prépare une classe de (vieux) rentiers, donc une lutte des âges qui n’est pas au profit de la sécurité des vieux. Je doute que cela suffise vraiment.

7. Plus que jamais, il faut militer. Cela relève plus de l’intime conviction que de la démonstration. Sûrement aussi, parce que cette défaite est tout particulièrement amère. Jamais, dans ma majorité civique, je n’ai gagné une présidentielle. En 13 ans, j’ai connu deux victoires politiques (1997-98, 2004), j’excepte celle ambiguë du référendum. je n’ai pas atteint l’âge où l’on se satisfait d’être spectateur de son destin politique.


PS: sur le même sujet, intéressant interview d’Emmanuel Todd. Je pense que ComitéCentral ricane sur l’analyse via les structures familiales, d’ailleurs superfétatoire me semble-t-il.

Cacologie

mai 3rd, 2007

Pendant plus d’une décennie, j’ai été travaillé par la «décade» de Chirac, pourtant relevée et corrigée par Jospin. Est-ce que je vais pérennement être torturé par le «financement perein» de Sarkozy?

Je suis heureux que Royal ait parlé des accidents du travail, et ait réservé son attaque la plus frontale au sujet du handicap, avec — m’a-t-il semblé — de la conviction et en tout cas de l’intransigeance pour l’écart promesses / actes qui caractérise toujours la droite sur la qualité des services publics. C’est dommage que l’absurdité des politiques économiques proposées par Sarkozy (plafonner l’impôt des plus riches, supprimer les droits de succession, baisser uniformément les charges sociales, instaurer une capitation médicale, au total promettre la baisse de 4 points de PIB des prélèvements obligatoires, tout cela en faisant à chaque clientèle électorale sa promesse chiffrable en milliards d’euro, du genre: TVA à 5,5% pour la restauration) ne soit pas apparue de façon plus patente.

Je me demande si tout cela va suffire pour qu’elle l’emporte, même si je l’espère — autant par rejet, à ce stade, que par adhésion. Le truc con, c’est que je connais bien peu d’électeurs de droite hésitants à ramener du bon côté de la ligne.

Il y a trois semaines: Påske Lørdag LukketForsvar ChristianaDe hautes avenues vides comme à Budapest, solennelles, élégantes.  Des murs de clôture pimpants et bons comme la campagne, en même temps austères, des églises sévères, une tour d'usine, une ville propre, au pas.
Comme une grande caserne napoléonienne sur le Sund, un phalanstère déserté, dont Christiana serait le petit endroit bordélique, le Larzac marin à la dérive.Why am I the one they fuck, not the one they marry?«J'aime la compagnie, je ne cesse de rassembler les gens autour de moi, et pourtant je préfère la solitude, et ma vie n'est qu'une incessante recherche d'isolement.» (Havel)
Il y a deux semaines, Mamy & Thérèse en Ruritanie: «Le contrôleur n'a pas voulu croire qu'on était des seniors.»«C'est quand même malheureux de voter pour quelqu'un qu'on n'aime pas.»«J'te dis pas que je les monterai deux fois, les escaliers.»

Voter a, toujours, un goût et un son d’enfance retrouvée, dont la madeleine est l’enveloppe craft à glisser dans l’urne: la jumelle indigo de l’enveloppe saumon des factures de cantine de l’école primaire. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai accompagné mes parents dans une école déserte convertie en bureau de vote; pas la mienne, une autre semblable, à la cour éternellement vide de dimanche, réminiscente aussi de ma première maternelle – l’archétype en somme de la communale en banlieue ouest, en pierre ocre à toit de tuile, proprette et inexorable comme la justice des directrices d’école. Mes parents devaient me dire combien le vote est noble, qu’on peut dire avec fierté pour qui et quoi on a voté.

Peut-être est-ce que l’on vote au printemps et les dimanches, que l’élection est donc une affaire de beau temps, presque de vacances; mais toujours, depuis, j’ai le ventre noué d’émotion civique, comme un Fabrice del Dongo des isoloirs, lorsque j’attends dans ma file mon tour d’«a voté».

Le soir, mes parents invitaient des amis pour un buffet / télé, approvisionné chez Goldenberg et ensuite chez Finkelstajn quand la bouffe de Goldenberg est devenu mauvaise et le service con. Tout est venu de là, cette attente impatiente du Noël des résultats de 20 heures, exaltants tout à la fois comme un pari de PMU, un concours d’éloquence, une bataille d’infographies entre la Une et la Deux (les camemberts de la Trois étant, historiquement, glamours comme le Minitel). Rien, dans le 8ème art ou comme en loisir éducatif, ne vaut Balladur engueulant son public, une tranche de rosbif devant un bon vieux débat Strauss-Kahn / Raffarin, et la mine circonspecte de Véronique Sainte-Olive en direct de là où on a perdu.

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A1: Il y a trois semaines: Påske Lørdag Lukket
A2: Forsvar Christiana
A3: De hautes avenues vides comme à Budapest, solennelles, élégantes. Des murs de clôture de clôture pimpants et bons comme la campagne, en même temps austères, des églises sévères, une tour d’usine, une ville propre, au pas.
B1: Comme une grande caserne napoléonienne sur le Sund, un phalanstère déserté, dont Christiana serait le petit endroit bordélique, le Larzac marin à la dérive.
B2: Why am I the one they fuck, not the one they marry?
B3: «J’aime la compagnie, je ne cesse de rassembler les gens autour de moi, et pourtant je préfère la solitude, et ma vie n’est qu’une incessante recherche d’isolement.» (Havel)
C1: Il y a deux semaines, Mamy & Thérèse en Ruritanie: «Le contrôleur n’a pas voulu croire qu’on était des seniors.»
C2: «C’est quand même malheureux de voter pour quelqu’un qu’on n’aime pas.»
C3: «J’te dis pas que je les monterai deux fois, les escaliers.»

«Il est temps de faire confiance à la France.»

Voici la dernière chronique de Freedonia, au moins vous ne regardez pas la télévision, avant le premier tour. J’angoisse terriblement. A Copenhague j’ai même fait un cauchemar du type scolaire (arriver en retard, n’ayant pas révisé, sans les papiers nécessaires etc.) qui impliquait une soirée électorale sur l’ORTF et Béatrice Marre (don’t ask). Cette angoisse tient à la grande incertitude du premier tour, et se rapproche assez d’une immense curiosité en passe d’être satisfaite. Curiosité sur le résultat bien sûr. (je mets ci-dessous, pour mémoire, une comparaison des sondages avec leurs devanciers de 1995 et 2002.) Curiosité intellectuelle aussi.

Je n’ai jamais vraiment hésité sur mon vote (Voynet), que j’ai annoncé et défendu ici assez tôt, et qui n’aurait pu bouger, en somme, que si Bové avait fait la preuve de son utilité et de sa capacité de rassemblement; il me paraît avoir fait une campagne correcte, intéressante (banlieues / ruraux, sans papiers et précaires) mais impardonnablement divisive à gauche de la gauche. Voynet a été semblable à elle-même, ambitieuse et intello, mais justifiée sur le fond: seul le rapport de force entre partis de gauche (le sien, le PCF, la LCR de toute évidence, vis-à-vis du PS) est garant d’une politique plus verte / progressiste / redistributive etc. Je ne suis pas hésitant non plus au regard de l’argument du «vote utile»: dans ce système, c’est aux candidats à me convaincre de voter pour eux; le PS se satisfait d’ailleurs très bien de la détermination présidentielle du reste du système politique, et ne propose pas la suppression de l’élection au suffrage direct: à lui, alors, de mettre en avant une authenticité et une crédibilité de gauche susceptibles de lui valoir les votes de la gauche.

Le point crucial pour moi est une interrogation de nature plus intellectuelle, sur le plan idéologique. De fait, Royal réincarne Jean-Marie Bockel comme acculturation tardive (et à ce titre, décallée, à contre-temps, donc absurde dans sa désuétude instantanée) de la «troisième voie» Schröder-Blair-Clinton. Discrètement mais sûrement, elle a repris ces «innovations» (comprendre: droitisations) du corpus idéologique de la gauche: la répression policière, l’intransigeance migratoire, les partenariats avec le privé, la valorisation de l’entreprise et du profit. Mitterrand, Jospin, avaient au moins le mérite de condamner en parole, de brûler en effigie, l’obscénité de l’argent et les courts-circuits sécuritaires liberticides. On n’en est plus là chez Royal, chez DSK, chez le PS en général d’ailleurs.

Bayrou et Royal finalement, sont le changement dans la continuité ou, pour les capitalistes, le plaisir sans le mal. Une société certes dominée par la finance et destinée à la mise en compétition mondiale, mais avec les amortisseurs minimums qui évitent son embrasement inesthétique (et préjudiciable au tourisme et au petit commerce). Bayrou comme Royal disent, dans la dernière ligne droite, des choses vraies: le primat de l’éducation et de la formation; la centralité politique de la condition du nouveau prolétariat des services. Il me semble (c’est mon biais idéologique) patent qu’ils n’ont pas les moyens, ni l’envie, de s’atteler de leur propre mouvement à des bouleversements réels dans ces domaines.

La question pour moi, la même en fin de compte que posent Bayrou et Royal et surtout Sarkozy: la société s’est-elle pulvérisée et placée idéologiquement dans la main de la droite, au point de rendre apparemment obsolètes, en tout cas en pratique: nettement minoritaires, les options classiques du progressisme? Si oui, est-ce au profit de la droite «assumée» de Sarkozy, de l’embrassement bipolaire de Bayrou, du recentrage royaliste? Le coeur de mon interrogation pourrait être ces deux choses, distinctes au demeurant: y a-t-il dans mon pays 50% et plus de gens pour voter Sarkozy? (quel rapport de force gauche/droite?) La «vraie» gauche est-elle condamnée à une longue cure d’opposition (un avant-goût de la Fin de l’histoire), comme au Royaume-Uni, en Allemagne ou ailleurs? (quel force de la gauche de gauche?)

Le vote Sarkozy a certes aussi la dimension personnelle qu’y attachent aujourd’hui ses deux challengers. Hier soir sur ORTF 2, il commençait chaque phrase par une plainte et/ou une restriction («mais c’est quand même extraordinaire…», «mais pourquoi voulez-vous…», «pardon de ne pas être d’accord mais…»). 36-15 Lacan oblige, Sarkozy est mécontent, menace, tance, pointe, stigmatise, fustige et caricature, il essaye de le faire mezzo voce (jusqu’au 6 mai). La politique de Sarkozy est celle de la rétorsion, du violentement, de la vengeance (de quoi? au demeurant).

Mais au bout du bout, si Sarkozy l’emporte, il s’agira bien pour la France dans son ensemble d’une nette bascule dans une société parcellaire, seulement concurrentielle, sans lieu commun pourrait-on dire, si ce n’est l’argent et les signes de sa possession. Peut-être le moment thatchérien est-il un douloureux incontournable de notre époque dans les pays riches, dont l’accouchement est facilité par les médias compradores. Notre pays avait, au moins en partie, su éviter ce tournant-là; j’espère, je crois profondément, viscéralement, de tout ce que j’en connais et que j’en aime, je crois jusqu’à dimanche vingt heures et jusqu’au 6 mai, qu’il en est encore capable.

Une dernière remarque: hier Matthieu DC revenant du grand meeting de Besancenot, disait: «ça donne envie». C’est un des grands mérites de Besancenot, comme personne et comme offre politique, de donner envie à l’électorat, plutôt que de l’acculer à un vote de raison, par élimination, défaut ou devoir.

«Moi je suis confiant dans la capacité de mon vote à faire gagner la gauche.» (AC&P)

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