Le i-forum participatif

 

El tsunami azul.

juin 11th, 2007

Comme promis à Farkas, et en attendant les résultats en-deça et au-delà de Quiévrain, le détail des résultats en Espagne. PSOE et PP consolident leurs bases respectives, le PSOE pouvant espérer gouverner aux Baléares et en Navarre en alliance avec les autonomistes, et ayant remporté les Canaries (il ménera un gouvernement régional minoritaire). L’élection marque tout de même, plutôt, le retour du PP, qui l’emporte dans les totalisations nationales en voix et peut donc espérer pour les prochaines législatives, qui ont toujours confirmé les résultats des élections autonomiques.

Confianza en el futuro.

Il y a trois semaines, à Fanklub: seul, dans la joie terne des jeunes blasés, je me sens décallé, vieux. Trentenaire.Lohengrin à Paris, donc avec champagne mais sans Rotte Grütze. Dans un étrange décor d'émigration flamande, l'amoureux qui n'a pas de nom.Vers la 4ème heure, les Allemands décident d'envahir la Hongrie.
Seul. Heureusement que j'ai ma soeur.Le dimanche, on ressuscite un monde étrange de paquebots, de conseils d'administration, de costumes à grands revers. D'affaires entre camarades d'école, de sempiternels banquets aux truffes, d'étés à la Baule, d'hivers à Tignes, d'inaugurations et de communions solennelles. La bourgeoisie en noir et blanc des photos de famille.Mamy: «Oui, Monsieur ***. Il était très gentil. Son fils a viré alcoolique.» Mon père: «Comme souvent les fils.»
Claire: «ohhhh, tu me rassures, moins non plus je crois que je suis plus très fan.» Et la foule ressemble à l'électorat Bayrou, gnangnante et figée dans une décontraction vestimentaire obsolète, pleine de bons sentiments et d'inertie. Pas avec ça qu'on fera la révolution. Pourtant, sur scène, on retrouve les orchestrations efficaces et la bonhomie des blagues Carambar; surtout: Jean Rochefort dans une interprétation surchantée, mythique de «Félicie».Il y a une semaine: traîner dans les rues de Meudon, devant les demeures aux dignes, aux indiscutables proportions de didones. Elles abritent des enfants propres comme des mormons, des âmes charitables, la confiance dans l'ordre des choses.Les noms, les choses, les liens anciens et chers: j'oublie et perds tout dans la vie, ce qui est le début d'une métonymie.
Claire: «Le problème avec les Allemands, c'est qu'ils sont envahissants.»Ici, se rappeler d'une des vacheries drôles de François B2.Je me sens seul et pas très utile. «Si je n'avais pas mes amis, je crois que me suiciderais.»
Après, à Amsterdam, il y a eu Stéven. Un marin permissionnaire. De Saint-Brieuc. Peut-être ne suis-je ému à la passion que quand c'est éphémère, alors que le matériellement possible m'effraie, ou me glace (cas Hendrik). Le chef de quart aux yeux d'or au moins était doux, drôle, beau. Romantiquement beau. «On ne vit que pour un instant et le reste du temps, on attend.» (Edgar Faure)

A1: Il y a trois semaines, à Fanklub: seul, dans la joie terne des jeunes blasés, je me sens décallé, vieux. Trentenaire.
A2: Lohengrin à Paris, donc avec champagne mais sans Rotte Grütze. Dans un étrange décor d’émigration flamande, l’amoureux qui n’a pas de nom.
A3: Vers la 4ème heure, les Allemands décident d’envahir la Hongrie.
B1: Seul. Heureusement que j’ai ma soeur.
B2: Le dimanche, on ressuscite un monde étrange de paquebots, de conseils d’administration, de costumes à grands revers. D’affaires entre camarades d’école, de sempiternels banquets aux truffes, d’étés à la Baule, d’hivers à Tignes, d’inaugurations et de communions solennelles. La bourgeoisie en noir et blanc des photos de famille.
B3: Mamy: «Oui, Monsieur ***. Il était très gentil. Son fils a viré alcoolique.» Mon père: «Comme souvent les fils.»
C1: Claire: «ohhhh, tu me rassures, moins non plus je crois que je suis plus très fan.» Et la foule ressemble à l’électorat Bayrou, gnangnante et figée dans une décontraction vestimentaire obsolète, pleine de bons sentiments et d’inertie. Pas avec ça qu’on fera la révolution. Pourtant, sur scène, on retrouve les orchestrations efficaces et la bonhomie des blagues Carambar; surtout: Jean Rochefort dans une interprétation surchantée, mythique de «Félicie».
C2: Il y a une semaine: traîner dans les rues de Meudon, devant les demeures aux dignes, aux indiscutables proportions de didones. Elles abritent des enfants propres comme des mormons, des âmes charitables, la confiance dans l’ordre des choses.
C3: Les noms, les choses, les liens anciens et chers: j’oublie et perds tout dans la vie, ce qui est le début d’une métonymie.
D1: Claire: «Le problème avec les Allemands, c’est qu’ils sont envahissants.»
D2: Ici, se rappeler d’une des vacheries drôles de François B2.
D3: Je me sens seul et pas très utile. «Si je n’avais pas mes amis, je crois que me suiciderais.»
E1: Après, à Amsterdam, il y a eu Stéven. Un marin permissionnaire. De Saint-Brieuc. Peut-être ne suis-je ému à la passion que quand c’est éphémère, alors que le matériellement possible m’effraie, ou me glace (cas Hendrik). Le chef de quart aux yeux d’or au moins était doux, drôle, beau. Romantiquement beau. Je n’ai pas osé le photographier, le figer (à quoi bon?) comme au tableau de chasse. Ca a valu tellement mieux que ça, même s’il est ridicule que je me sente comme la Piaf du «Légionnaire». «On ne vit que pour un instant et le reste du temps, on attend.» (Edgar Faure)

The dust settles

mai 31st, 2007

Pour Farkas, un petit camembert gaélique. L’inoxydable Taoiseach, Bertie Ahern, rempile même si son parti attrape-tout, le Fianna Fail (qui siège selon les enceintes avec Villiers ou Bayrou), et surtout celui de ses alliés libéraux (les Démocrates progressistes) se tassent. Ses adversaires démochrétiens et travaillistes, ainsi pour sa part que le Sinn Fein (il existe dans les deux Irlande), n’atteignent pas les résultats escomptés. Le génie de couloir d’Ahern va lui permettre, selon toute probabilité, de conduire une nouvelle majorité, en coalition avec quelques indépendants voire les Verts qui, à la mode nordique, gouvernent avec qui veut.

Côté logo, déferlement viride – on ne dit pas la Verte Erin pour rien — et généralement des couleurs nationales. J’aime assez le logo du Fianna Fail, qui ressemble un peu à une enseigne de supermarché: y’en aura pour tout le monde.

«Now, The Next Steps»

Comme je suis feignasse et que ça me demanderais un peu de temps que je n’ai pas là tout de suite, je renvoie pour l’heure aux magnifiques infographies d’el Pais; pour l’Italie, c’est quand même globalement un semi-renouvellement cantonal et de certaines villes, faut pas charrier non plus; et j’ai une super-excuse, il y a encore le second tour.

Zigzags, réhabilitation de pourris mais condamnation d’André Tien Ah-Koon, nominations des potes et des autres (dont les mémorables aller-retours de Joëlle Ceccaldi-Reynaud entre la suppléance de Sarkozy, le Conseil économique et social et la gestion somptuaire de Levallois), morts, apparentements, bigbang centriste, Eric Besson: une bien belle législature.

J’attends avec extase l’arrivée, annoncée au 29 mai, du logo du Parti social libéral européen / Nouveau Centre, la bande de traîtres de Leroy, Morin & Compagnie. Bayrou, avec une grandeur hugolienne, se retire avec ses six derniers amis (Bayrou pire que seul: seul avec les solliloques de Jean-Marie Cavada et les chants alpestres de Jean Lassalle), promis à un sombre avenir électoral et parlementaire; d’autant que Gérard Vignoble ne se représente pas à Lille (son adversaire UMP lui ayant, semble-t-il, ponté l’aorte) et que Lagarde (à Drancy) est sur le point de trahir lui aussi – je me suis permis d’anticiper sur la carte.

On notera la laideur et la banalité du logo marronnasse du MoDem.

«La France en grand, la France ensemble»

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«Le nouveau rêve français»?

Cette semaine: saccager la décoration des mairies.

putain, 5 ans sa gueule au petit déjeuner.

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