Le i-forum participatif

 

Ca sent le sapin…

juillet 14th, 2003

Jacques Chirac a salué Luc Ferry, «un homme de dialogue qui connaît parfaitement le milieu et les problèmes». «Ce dialogue, il l’a engagé dans des conditions difficiles et je pense qu’il le poursuivra de façon positive», a-t-il dit.

C’est ce qui s’appelle soutenir comme la corde soutient le pendu.

Rouletabille is on my mind

juillet 13th, 2003

Je n’ai pas les idées claires, je suis dans une grande confusion, je suis entre le zist et le zest (*), je suis perplexe, j’hésite, je doute.
-> sait-on quand on est heureux?
-> peut-on être heureux quand les gens autour de nous ne le sont pas? Est-ce qu’un bonheur peut être sans mélange?
-> le sexe est-il important dans le bonheur du couple?
-> le bonheur, c’est simple comme un coup de fil?
-> Doit-on, au sens moral, être heureux? Ou le bonheur n’est-il qu’un impératif économique et opiacé de la société de consommation et de spectacularisation?


(*) (C) Union nationale des proverbes et expression stupides (UNPES).

Dédicace pour Comité

juillet 12th, 2003

Eh oui, ce n’est pas une illusion, il est vivant et il parle. Encore un peu et on va apprendre que Péniguet est devenu de gauche…

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From : « Alexandre PICARD »
To : « ‘Pat Co' » Subject : hé
Date : Fri, 11 Jul 2003 16:54:16 +0200

Que deviens-tu pouffiasse?

Ken (et Barbie)

juillet 9th, 2003

Que les saveurs du communisme héréditaire ne vous dissuadent pas de continuer à donner en masse votre avis sur les deux sujets brûlants du moment chez Freedonia, le Blog Pluriel de l’Ecoute:
1- pourquoi Stephen ne m’a pas encore rappelé depuis son gentil texto de hier soir et mon invitation de ce matin?
2- mais qui est vraiment Fabien Vallé®ian?

Kim a dit un jour, «Il faut chercher dans les facteurs subjectifs les causes du succès et de l’échec de tout travail et rechercher dans les conditions objectives ce qu’on doit faire.» Moi je demande, que faut-il penser au plan subjectif d’un leader socialiste qui se gave de sushis? Cela étant, il paraît que c’est un mec sympa, «un bon vivant» (c’est l’ambassadeur de Russie à Pyongyang qui le dit).

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(Le Monde daté 8 juillet 2003)

Enigmatique, le «Cher Dirigeant» de la Corée du Nord ? Sa vie privée est en tout cas de moins en moins mystérieuse. Après que le magazine Time a publié le récit de sa vie amoureuse avec sa première femme, écrit par la sœur de celle-ci, son ex-cuisinier japonais vient de publier ses mémoires. A peine sorti, Cuisinier de Kim Jong-il figure déjà parmi les meilleures ventes. Le livre est illustré de photographies inédites des bureaux et des lieux de résidence du premier cercle du pouvoir. Sur l’une d’entre elles, l’auteur apparaît en compagnie du «Cher Dirigeant», lors d’une réception, en décembre 1991.

Pendant treize ans, Kenji Fujimoto (pseudonyme), âgé de 56 ans, a préparé pour Kim Jong-il les sushis dont il raffole. Celui qu’il désigne comme le «Général» aime la pêche, le ski, l’équitation et la moto et, l’un sur une Honda l’autre sur une Yamaha, ils fonçaient sur les routes des résidences officielles : «On était copains, ce qui lui permettait de manger des sushis à satiété», écrit-il. C’est en 1982 que Kenji Fujimoto fut choisi par une maison de commerce travaillant avec la Corée du Nord pour ouvrir un restaurant de sushis à Pyongyang. Il travaillait alors pour 50 000 yens (400 euros) par mois dans la banlieue de Tokyo. Le restaurant de sushis en question était un club privé pour les cadres du Parti des travailleurs.

UN REVOLVER SOUS L’OREILLER

Au cours d’un banquet, un homme de petite taille lui demanda en jap-anglais «Toro, one more» («Un autre thon»). C’était Kim Jong-il. Tout a alors changé dans la vie du petit cuistot : il s’est vu attribuer un appartement, une voiture de luxe et il a épousé l’une des danseuses chargées de divertir les hôtes de marque du «Cher dirigeant».

Pour confectionner des mets de choix à celui-ci, Kenji Fujimoto parcourait le monde entier pour trouver les meilleurs ingrédients. La plupart du temps, écrit-il, Kim Jong-il se déplace en voiture, de nuit, pour éviter que le cortège soit repéré par les satellites américains. Après la mort, en 1994, de son père, Kim Il-sung, il dormait avec un revolver sous son oreiller. Lors du lancement du missile Taepodong, qui survola le Japon en 1998, raconte-t-il, «Je me suis précipité dans le bureau du « Général » pour lui annoncer la nouvelle que j’avais entendue à la télévision japonaise : il a émis un « Eh! » et s’est mis en contact avec l’état-major»…

«Pendant les banquets avec les militaires, il chantait des vieilles chansons de l’armée impériale», poursuit-il. « »Je suis ton oyabun » -« boss », en japonais-», m’a-t-il dit un jour. « Si tu me trahis… » et il a fait le geste de me poignarder.» Au cours de l’un de ses séjours au Japon, Kenji Fujimoto fut longuement interrogé par la police. De retour à Pyongyang, le fidèle cuisinier fut soupçonné – non sans quelque vraisemblance -, d’espionner pour les services nippons. L’idylle était terminée. En février 2001, Kenji Fujimoto se rendit au Japon pour acheter des oursins : il n’est jamais retourné en Corée du Nord.

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