Hier soir, le concert génial des Bombes 2 Bal et des Fabulous Trobadors. Enorme ambiance (ces gens ont beaucoup de fans), des rondes et des farandoles, des jeux de mots douteux (mais ça devient fort quand la chanson est OULIPO), le bon côté des Toulousains (fier sans être chauvin, rebelle à l’autorité). Les Bombes 2 Bal c’est mieux encore, je suis presque groupie. Ca rajoute l’accordéon («la prochaineu deince, c’est par couple. Alors on bougeu les fesses!»), le chaloupement et la nonchalance de la musique nordestine (cf. le feu groupe des Femmouzes T).
Ce matin, à la piscine, je croise un garçon avec qui j’avais déjà fait de vagues choses, mais surtout parlé, vraiment un gars sympa. Comme ça faisait mille ans, je me rappelais pas son prénom (Bertrand), ce qui craint quand même terriblement (encore un signe de mon Parkinson précoce). Enfin je me rappelais son boulot (dans la mode), j’avais quand même un peu imprimé des choses.
J’ai une théorie complète sur les comoyseries (comme dirait François B2): les mecs qui me plaisent physiquement parlant sont des bruns trentenaires poilus. Il se trouve que, statistiquement, ceux qui me plaisent *vraiment* sont des provinciaux (ce qui fait qu’ils sont moins autistes, moins prétentieux). Dans tous les cas, évidemment, comme ce sont des perles, ils sont mariés depuis des siècles et ont pas du tout l’intention de rompre (la conversation avec le Bertrand en question a d’ailleurs porté sur: «une fois qu’on en a un on le garde», sujet qui après tout n’intéressait directement que 50% des participants, merde!). En fait, c’est quasi structurellement impossible pour moi de tomber juste sur un mec qui me plaise et qui soit célibataire, il faudrait que j’en trouve un plus jeune qui soit dans le créneau mais c’est compliqué. En tout cas en éliminant le quota élevé de psychopathes.
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Vous avez peut-être vu la nouvelle pub Rénova dans les couloirs du métro. Elle m’a frappé la première fois, mais j’avais pas bien compris pourquoi, mais à la seconde fois j’ai élaboré une théorie (plein de théories) — et peut-être que les gens importants qui travaillent chez EuroRSCG, et les pauv’mecs qui font la comm’ des alcooliers, pourront me dire si ça leur semble pertinent ou si c’est juste que je suis obsédé du cul.
La précédente campagne, c’était ça:

L’argument officiel était: nos consommateurs sont des femmes, donc on met un mec à poil. Les pédés avaient pu trouver qu’il y avait un truc crypto dans les rouleaux de PQ dressés, enfin rien de très définitif.
Dans la nouvelle pub (je l’ai pas trouvée sur le Net mais je suis tombé sur des courriers délirants d’assos féministes sur la précédente, du genre: «le nu est réservé à l’intimité, vous dénaturez la nudité»), un couple hétéro très dénudé est enlacé sur le sol, avec au fond à droite un chiotte. C’est zarbi jusque-là mais pas frappant. En fait ce qui est déjà plus étrange c’est que monsieur est dessous et madame dessus (couple moderne?) et que c’est monsieur qui écarte les jambes et madame qui lui baisse la culotte. Du genre, il a le bassin relevé. Est-ce qu’il n’y a pas un message crypto, ou alors je suis vraiment parano, mais je vois pas quel genre de sexe hétéro est possible dans cette position-là?
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Revu le Notaire hier soir dans la piscine. En fait je suis assez déçu, il a une voix de folle et il connaissait la moitié des nageurs de la ligne. Je pensais qu’il était marié, enfermé à double tour dans son placard et tout.
Aujourd’hui, coup de fil d’un entrepreneur qui veut nous extorquer un encart de pub dans un magazine destiné aux multinationales: «Bon, Monsieur A., je réalise un magazine qui s’adresse aux entreprises dans le cadre de la mondialisation…». Quand je serai chef, mon secrétariat aura le droit de jeter ces gens *dès la 3e seconde*, dès le premier mot-clef.
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Curieusement, le trimestriel d’actualité du Collège catholique ne parle pas du déménagement de son ancien responsable, Jean-Yves Amoros, au quartier violeurs d’enfants de la Santé. J’espérais au moins un mot faux-derche et inclusif du directeur, du genre: «nous prions pour tous ceux qui ont souffert et souffrent encore dans cette triste histoire, et même pour JY Amoros lui-même». Mais non, rien. L’abbé Cottard nous manque!
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Je savais déjà que j’ai un travers mental particulier, qui fait qu’à certains moments j’ai un mot, ou une expression (du genre expression toute faite débile, comme «c’est l’hôpital qui se moque de la charité») en tête, et qu’il restera obsédant jusqu’à ce que je le case dans la conversation. Or ce soir j’ai croisé sur le tchatte un vague ex,
Hugo (qui, soit dit en passant, continue de rentrer dans le Top5 de mes ex- psychos), et j’ai réalisé dans ma conversation qu’en fait il est possible que tout mon savoir s’organise comme ça. J’accumule des connaissances inutiles (ex.: rang protocolaire du maire de Paris à Paris) pour les recaser à une occasion de mon existence. En l’espèce: il me dit: «j’ai été aux Cyclades», ma réponse: «tiens, le même lieu de destination que Le Pen».
C’est pire que de la pédanterie, c’est une perversion de l’acquisition et de l’exploitation des savoirs. Le côté borgésien de tout ça est vraiment effarant, et effrayant. Je me dis que quand j’aurai recasé tout ce qu’on appelle improprement ma culture, je mourrai, et absolument vide de tout ce que j’ai su un jour, frappé de la même dégénérescence que mon grand’père.
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