Samedi, à la sortie d’un dîner sympa et de deux parties de Trivial épuisées avec Christian, Max G. (a.k.a. Choulou et Loulou) et Nadia, j’ai fait une soirée pyjama sympa avec un type de Gayvox, Nicolas. En fait, physiquement, c’est un peu la synthèse entre la photo qu’il met sur son CV et Chico la brésilienne. Un très chic type, la meilleure nuit que j’aie passé depuis longtemps.
Dimanche pénible, montage d’une bibliothèque Habitat puis lecture d’une fiche sur la mort annoncée du budget annexe des prestations sociales agricoles (curieusement je me suis endormi).
Aujourd’hui, lundi atroce à me faire engueuler par mon chef pour des vraies et des fausses fautes (engueuler ses subordonnés est-il une preuve de faiblesse ou un plaisir du pouvoir aussi médiocre soit-il?), à aller dans une collection de réunions toutes plus chiantes les unes que les autres. Dont il ressort que:
1- les stéréotypes nationaux se confirment: j’étais à des réunions de sous-sherpas G8, eh ben le Jap parle mal l’anglais et a l’alcool triste, l’Anglais a des tics dans son visage pâle et maigre et parle avec un accent incompréhensible, le Français aimerait qu’on écoute les altermondialistes, etc.
2- le menu unique et définitif de TOUTE réunion officielle est: tartare de saumon suivi d’un magret de cannette.
3- que Thierry Beccaro, après la révélation de «Motus» et une performance théâtrale mitigée (pendant 7 ans) dans «Boeing, Boeing» (de Marc Camolletti) s’épanouit comme conseiller technique au cabinet du ministre de la Réforme de l’Etat.
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Hier, à l’occasion d’un dîner chez Xavier Prière-de-baisser-le-son avec François B2 et Olivier et son nouveau copain (dîner qui a permis de confirmer les justes critiques d’Alex J. sur notre capacité à être des caricatures et caricaturalement méchantes entre nous), une remarque vraie donc dure à encaisser: «En fait Patrick, ton problème c’est que les pédés sont en nombre impair».
Dans la rue aujourd’hui, en revenant de Beaub’ cerné d’une queue interminable, un mec et moi nous matons une fois, deux fois, il se retourne et moi aussi avec un grand sourire, je m’arrête et il continue son chemin sans plus se retourner. Les gens ne savent pas ce qu’ils veulent.
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A l’heure où j’écris, il est question de performances artistiques en collaboration avec Malorie Nataf sur France Cul(ture). Peut-être que l’histoire de la culotte, c’était de l’actionnisme viennois finalement?
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La nuit dernière, j’ai fait un rêve d’annonce de résultats de l’éna. On avait, mes coréviseurs et moi, un gros flip parce que nos notes étaient nulles et donc on pensaient ne pas être admissibles, mais finalement si (mais tellement loin). En fin de rêve, j’étais très énervé parce qu’Ivan avait accroché des cadres sur les portes de mes placards, j’en détachais un et je lui donnais un grand coup meurtrier dans la tempe. Qui a dit métaphore sexuelle? C’est de la charlatanerie.
Sinon, le boulot serait chiant s’il n’y avait les ragots d’Eva Joly, des émeutes de La Paz et de la vie sexuelle chaotique du prince héritier de Bruneï (ragots hélas encore distincts pour le moment).
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J’avais eu, au brunch de dimanche, une intéressante conversation avec François B2, Xavier Prière-de-se-taire et J2F (de la sncF), au sujet de Rainbow Attitude. Tout le monde convenait que c’était un démarchage commercial éhonté, qui faisait mentir son propre slogan («au-delà des clichés»). Le trac des Panthères roses exprime très bien le refus queer/gauchiste du salon qui crible les gays au travers de stéréotypes de consommation.
Il y a au moins, donc, trois positions possibles d’émancipation dans le champ de l’homosexualité: l’intégrationnisme arcadien («pareil partout sauf au lit»), le différentialisme marketing (type Rainbow Attitude: les DINKs, les folles lyriques, les vacances à Ibiza, etc.), le différentialisme queer (selon le slogan connu: «pareil nulle part sauf au lit», avec une analyse bourdieusienne de la confluence de l’aliénation capitaliste et de l’aliénation sexuelle/de genre).
Mais n’y a-t-il pas un risque, en se situant dans cette dernière catégorie, de confiner à l’esthétisation du stigmate type Dominique Fernandez (même si on combat le stigmate en question, on l’érige, comme les vieilles folles doloristes, en spécificité et en moteur d’action)?
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