Le i-forum participatif

 

Les on-dit

novembre 17th, 2003

Freedonia, le loisir de tous les Français, est semble-t-il en train de devenir chiant(e?), d’après ce qu’on me dit en ce moment. Il n’y a plus que Fabien V. pour trouver ça distrayant, c’est dire s’il doit s’emmerder à Singapour.

Comme il paraît que c’est lié au fait que je parle trop de moi, de je et des sujets perso, je vais essayer de consacrer plus de temps à ce qui intéresse tout le monde mais ne me concerne pas (et en profiter que la e-presse de caniveau boggue pour tuer la concurrence): la vie des autres. Comme ça chacun peut savoir où en est chacun (ce qui est déjà le cas vu que les gens ont le téléphone, mais ça permet de faire un bilan analytique de la situation).

Alex J. est devenu fictif depuis la rentrée. Il finit sa thèse et fait beaucoup de sport, voit la soeur de BoxingBoy mais pas nous, même si officiellement il n’a pas décidé de ne plus jamais nous voir (pour l’instant). Arrêter de voir ses amis pétasses, c’est comme se curer de son alcoolisme: une victoire de tous les jours.

Comité Central a un nouvel appart’, et comme il m’avait dit que c’est un taudis, j’ai été un peu jaloux de voir que c’était un bel endroit, meublé avec goût (sauf le bras articulé qui soutient la télé…). Il est vrai que l’escalier rappelle un peu l’immeuble insalubre dans lequel on avait logé pendant le weekend fondateur de moules-frites (Clément T. y avait attrapé la galle — ou était-ce des puces? — de notre hôte, il avait qu’à pas coucher). Voilà, Comité écrit des nouvelles chansons (plutôt de son style électroslut que depressive techno), gagne de l’argent, a écrit un vrai roman mieux que celui de Florian Zeller et plus long que le mien (ahahah), je le déteste.

BoxingBoy va partir à Cuba pendant deux ou trois semaines avec son mec (Frédéric est son nom). Tout ça pour faire les malins en terre d’homophobie socialiste, avec leur bonheur bourgeois. Heureusement, les névroses amoureuses de BoxingBoy veillent (là ça devient salaud mais tout le monde lit c’est l’essentiel).

Arnaud, Camille & Partners travaillent beaucoup et n’ont plus le temps d’aller sucer dans les toilettes de la piscine (alors que ce weekend, il y avait un couple de jeunes caillera jolies qui se touchaient le sexe et s’embrassaient, très beau et romantique, tout le reste des douches était surexcité). Ils sont persuadés que je les déteste depuis l’affaire des posts apocryphiques et depuis n’écrivent plus rien (ce qui a fait passer le nombre quotidien moyen de commentaires de 1 à 0). Ou alors juste ils sont débordés par le boulot et les plans Q de Gayvox.

ChelseaBoy est tellement overbooké par le mascara qu’il découvrira ce post dans une semaine (il ne lit freedonia que les weekends) et commentera (je serai le seul à lire le commentaire vu que les autres lisent seulement le post du jour diagonalement). Plus de nouvelles de sexe depuis le cadre black dont même ChelseaBoy a trouvé qu’il était trop job-driven — heureusement il reste les gyms queens des sportsclubs Equinox à draguer.

François B2 est plus célibattante que jamais. Il brûle le coeur des minets de province tout en continuant de nous vendre le malheur des myopathes (le Festival de la Trachéotomie bientôt sur vos petits écrans). Il paraît même qu’il veut coacher Jack Lang pour sa campagne présidentielle 2007, comme quoi il n’est pas de gauche (ah ah ah). Il a décidé, contrairement à moi, d’être celui qui tient le manche de la grande moisson des illusions amoureuses homosexuelles.

SophCo est en Australie depuis trois semaines, et personne n’a eu de signe de vie depuis qu’elle a survécu à la plongée sous-marine. Ce qui laisse comme explications l’allergie cutanée suraïguë, l’intoxication alimentaire et l’accident de la route (ils conduisent à gauche je te dis).

Enfin, last and least, Ivan Cul-Rond a tout raté cet automne. Son tabloïd en ligne ne marche plus, il ne s’est pas fait enculer depuis 2002, Galia a eu le dessus dans l’attentat qui a fait l’effet d’un pétard aussi mouillé que celui d’Ivan. Bravo!

Mémoire = Vie

novembre 15th, 2003

Parlé au téléphone avec mon ami BoxingBoy, qui m’a appelé pour me dire qu’il ne me snobbait pas depuis que tout allait bien et qu’il était en couple (contrairement à ce que j’ai affirmé précédemment), et que d’ailleurs il psychote et il jalouse.

Ce soir, rendez-vous avec Laurent dans la soirée Androgyny (prononcer comme du Gini, la plus chaude des boissons froides). J’ai eu plusieurs ressouvenirs inégalement agréables. Quand je l’ai regardé un peu, en me disant: «peut-être qu’on va coucher ensemble, peut-être qu’on va sortir ensemble», je me suis rappelé Alexandre P. avec qui je suis un peu sorti au début de l’année, et que j’ai planté en rase campagne parce qu’il m’inspirait un dégoût moitié physique, moitié verbal irrationnel mais implacable. La même peur que j’ai eue quand s’est précisée la perspective de sortir avec Bertrand A. (mec d’asso sida présenté par François Fillette il y a juste un an, après la manif des prostiputes devant le Sénat). Ce qui m’amène à plusieurs conclusions:
i- j’étais un psychopathe de l’amour avant de me mettre à en parler sur Freedonia, le nouveau roman du nihilisme sentimental.
ii- j’avais des bonnes excuses, du type général: il est bizarre. Alexandre était «trop collant et mou», et Bertrand «trop vieux et en plus il est sorti avec Louis-Paul c’est mauvais signe». Mais ce sont, et tout le monde en est conscient, des excuses.
iii- peut-être (ah ah ah, comme si c’était une découverte en fait) que je désire entièrement des mecs qui sont innaccessibles (les trentenaires gentils beaux par définition maqués) parce qu’ils le sont, et que les mecs potables libres m’effrayent quand se profile le fait de sortir avec.
iv- la psychanalyse c’est de la charlatanerie, mais je serais prêt à payer pour une cure.

Toujours est-il que j’ai pas du faire une deuxième impression très bonne audit Laurent, ou alors qu’il a vu que je partais en eau de boudin, parce qu’il m’a pas proposé de rentrer ensemble.

J’ai un peu parlé à un garçon d’ActUp, Alain je pense, que j’avais croisé à la conf’ de presse de sida de Kouchner (que cet Alain avait un peu bordélisée) à l’époque où y’avait la gauche. Je l’aime bien, je crois qu’il m’aime bien aussi. Evidemment, la seule chose que je me demande c’est: est-ce que je désirerais toujours sortir avec lui si je me trouvais au pied du mur. Ca m’a quand même fait me souvenir de choses chouettes, comme le comité sida où Victoire Patouillard avait aligné Abenhaïm (depuis que c’est la droite AUP est plus invité parce qu’ils ne sont «pas des experts»).

Autre beau souvenir: j’ai mangé un grec dans la rue à côté de la soirée, genre rue du Chat-qui-Pêche ou de la Huchette ou des Hétéros-du-Vendredi. Eh ben, contrairement à ceux de mon quartier (ou d’ailleurs à ceux de Mouffetard je crois), il avait un goût réminiscent de mon indigestion de souvlakis place Omonia en voyage scolaire de quatrième. Je ne sais pas si c’est le souvlakiyier grec, ou mon indigestion d’hier soir qui a déclenché le souvenir.

Allez, pour la route, une citation n’importe quoi d’un andrologue (ahahah) pour psychologies.com/AOL : «Les demandes d’opération, sans rapport avec la réalité anatomique, se manifestent plus ouvertement, surtout chez les homosexuels, dont le tropisme narcissique est fortement marqué».

J’ai lu vite le premier roman de Comité Central, qui est court mais surtout dont je dois être un des coeurs de lectorat. Mais je lui réserve mes premiers commentaires (qui sont positifs, je le dis parce que comme Comité vient 127 fois par jours sur cette page, statistiquement il la lira et comme ça il m’appellera donc j’ai pas besoin de l’appeler, moi).

Assisté à un grandO ce matin, pour voir ce que ça donne. Le président du jury est moins méchant que le conseiller d’Etat de l’année dernière, mais enfin il y a tout de même une tendance commune à la petite pique sardonique, du genre «j’ai été master de « Questions pour un champion » et toi tu t’es fait torcher aux Quatre à la Suite des qualif Juniors.» Sinon, le candidat a déversé de manière péremptoire (le mot du jour) des flots de pensée unique et des conneries plus grosses que lui sur la fonction publique (manque de pot, le président du jury est l’inventeur de l’expression « fonction publique »).

Indifférence

novembre 12th, 2003

Pas trop de e-commentaires des gens ces derniers temps, à l’époque où je mettais des posts sexuels ça agitait plus les foules. Je peux inventer si vous voulez.

Sinon, hier soir j’ai pris un verre à côté de chez moi avec un gentil garçon intéressant (Laurent), dont il serait bien que je le revisse. Il m’a envoyé un texto très très déroutant, enfin surtout l’implicite de sa syntaxe: «T’as pas envie de prolonger?…» Qu’est-ce qui lui fait penser ça? Est-ce une négation ou est-ce une prétérition? Et prolonger, comment ça, tout de suite? Et ça veut dire quoi, prolonger?

Autrement dit, depuis les noeuds au cerveau (et les pralines jamais offertes) de l’époque du vétérinaire Julien G. (ceux qui me suivaient déjà à l’époque apprécieront), j’ai pas fait de grands progrès. Soit dans mes choix, soit dans mon attitude, mais ça revient au même sans doute.

A la recherche de l’IP perdu

novembre 11th, 2003

Alors comme ça m’énerve (un peu) de ne pas savoir qui dit quoi, j’ai été voir sur un traceur d’IP qui sont les parleurs masqués de Freedonia, le refuge des posts anonymes. Ce n’est pas très concluant, mais néanmoins:
– «Arlequin» est bien Bertrand (c’est son surnom sous gayv… oups, pchit pchit pas de marque), ce que confirme la recherche (IP attribuée à « FR/AE », sise rue saint-dominique = il poste du bureau…);
– «Admirateur secret» pourrait être François B2, ou un autre utilisateur de Noos,
– «Ionel» est un utilisateur de Wanadoo, ce qui est quand même assez original.

Bref, ça va, c’est pas encore au point l’internet Big Brother.

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