Le i-forum participatif

 

Je m’étais dit, tant pis, je suis demi-heure en avance, au moins je n’aurai pas à répondre cinq fois dans le bus à la question: «alors tes oraux, ça s’est passé comment?» Mauvais calcul, c’était, une heure avant, c’est les pires polards de prépE.N.A qu’on croise dans le bus. Et moi. Remise en cause double.

Après, dans un bel édifice de style gaullo-pompidolien / station de sports d’hiver,

on s’est pelé et je me suis fait appeler «la reine des quetsches» par Frédéric P. Frédéric P. est aussi pédé que moi sauf ses poils dans le dos.

Et puis j’ai nagé, et puis j’ai écouté les petits minets de la prépE.N.A, frustrés comme trappistes en carême, parler de cul dans un jacuzzi construit là par négligence. «C’est super agréable le sauna», dit l’un d’eux, car il y avait un sauna. Et ils en avaient jamais fait, du sauna. Je n’ai pas osé faire de réflexion, rapport à cette affaire de quetsches, alors je suis parti.

Je voulais aller voir une expo à la BNF, mais les gardiens faisaient grève. Alors j’ai échoué au musée d’Orsay. Dans une expo moyen-moins sur l’abstraction. Il y avait des mamys qui disent: «j’aime bien celui-là» et aussi «celui-ci est connu» parce qu’elles le prennent pour un Mondrian. Et aussi une belle aquarelle de Turner.

Je me suis endormi après, mais chez moi où j’étais rentré. J’avais franchi la Seine par les Tuileries, ou l’inverse, et j’ai vu le labyrinthe. Ivan Cul-Rond et Philippe Inch’Allah et Alex+Nico m’en avaient parlé. Mais je n’ai pas été, non, car j’étais fatigué et donc j’ai dormi. Mais chez moi.

Je me suis réveillé juste à temps pour réaliser que j’étais en retard. J’avais un rendez-vous, pas loin. Et puis j’ai vu Gilles (c’est le rendez-vous), au moment où ComitéCentral m’a appelé pour parler de lui, Gilles. Il ne m’en voulait pas que je sois en retard, et que je parle de lui à Comité, et il a continué de sourire. Même après, pendant le dîner (mais entre les bouchées), il souriait, ça continuait d’être juste bien.

Là il y a ellipse. Il (Gilles) est venu chez moi mais il en est reparti avant que je ne m’endorme. Mais ComitéCentral a une fiche, donc ça va, pas de déperdition d’information.

Après, c’est aujourd’hui, c’est-à-dire, hier maintenant. Enfin le 10 (décembre). Boulot chiant (re-ellipse, mais juste parce que c’est chiant, l’autre c’était pas parce que c’était chiant. Je peux pas tout dire non plus, rapport à l’ellipsicité de l’affaire).

Vers midi, j’avais rendez-vous à déj’ avec Comité, qui avait annulé un autre rendez-vous de déj’. Il tenait beaucoup à me voir, cf. il s’était passé des trucs le 9: Gilles, le sport de l’E.N.A.

D’abord, j’ai entendu dans le hall des bureaux de l’Assemblée: «moi je lui ai dit, à Accoyer, que le Front Nat va continuer à augmenter, les gens ont peur de la mondialisation et de la nouvelle Europe». ComitéCentral a croisé Philippe de Villiers. Il (Comité) a proposé: «Faisons un truc de bien dans notre vie, pétons lui sa gueule».

On a suivi les conseils du guide «Fooding des fonctionnaires 2004» de Profession politique et RadioNova, et on a mangé à la cantoche de l’Assemblée («breathtaking view et des bonnes entrées»). Comité se fait bien bien chier dans son boulot, c’est son Singapour à lui. Peut-être qu’il écrira un chef d’oeuvre, comme Maupassant quand il bossait à l’Educ. Peut-être que cette comparaison est vexante.

Après, rien. Si: Maria Pacôme a une nouvelle vie.

Elle gère les maroquins et le sceau (sec) au Protocole, sous un nom à particule usurpé. Ca a pas dû marcher fort le film avec Thierry Lhermitte (chauffeur de Jean-Louis Debré) et Ophélie Winter (standardiste au Conseil économique et social).

Varia

décembre 8th, 2003

Hier en fin d’après-m, avec *Gilles*, j’ai été acheter des lunettes de plongée. C’est un nouveau Gilles, rencontré à la sortie de la piscine des Halles. Je les ai portées aujourd’hui, les lunettes. Leurs verres sont bleus; les portant, le panorama devient statique, on a l’impression d’être immergé dans un film de Kieslowski (l’abus de filtres nuit à la cinéastie). Les nageurs prennent des airs cybernétiques, leurs longueurs en deux dimensions paraissent envoûtées. Quand on enlève les lunettes, tous ces nageurs sont rouges et vibratiles, obscènes, comme une vieille VHS Falcon.

Il y a eu une scène: une femme d’âge mûr, peut-être une trans MtoF d’âge mûr, a gueulé énormément sur un des gros cons de nageurs qui foncent dans les autres. Elle avait un corps très digne, même la cellulite de ses fesses était classe ; son visage était inhumain, utopique.

Après, Gilles est arrivé et il m’a souri. Plusieurs fois. C’était juste bien. Je donnerai son 411 à ComitéCentral qui le fournira sur simple demande écrite à ceux qui veulent.

Ce soir, aussi, je suis tombé sur France-Cul sur un artiste qui a l’air un peu chiant personnellement, mais dont le travail est chouette, une exploration des pictogrammes dans les lieux publics, des blasons, des drapeaux. Je dis ça notamment pour occuper l’esthète Fabien V., qui continue de se faire copieusement chier à Singapour.

Fière Chandelle

décembre 7th, 2003

Journée d’hier chamboulée par la rencontre d’Abdel à la piscine — un gentil, séduisant garçon qui parle beaucoup et qui fait très bien le sexe. Avec une longue histoire pleine de demi- ou d’entiers malheurs, et un beau sourire. Un peu possessif peut-être aussi (deux textos paranoïaques sur mon portable en me réveillant).

Après achetage de lunettes pour ma soeur avec ma soeur, dînage avec elle et Ivan «I’m A Tabloid Editorial Manager But I’m Sensitive» Cul-Rond, au Coffee Shop (endroit sympa soit dit en passant). SophCo cherche un mec alors qu’il ne lui reste plus que deux mois et 5 jours avant d’atteindre les 30 ans. Ivan a toujours son fameux humour étrange et décallé (et quand on l’entend, on se sent étrange et décallé), mais plus posé. Vraiment très à l’écoute, attentif à ce qui se dit. Il est en train (samedi/dimanche) de faire un concours de pubs pour inciter à voter aux prochaines européennes; il prend ça très à coeur. Quelques inventions recyclables (Freedonia, le grüne Punkt de l’humour): parler en ayant un ton de voix (interrogatif, exclamatif etc.) différent du contenu ; danser en non-rythme dans un endroit sonorisé où (comme le Duplex) on ne danse pas. Et quelques réflexions de fond, sur pour ou contre la fidélité, et pour ou contre vivre ensemble et finir ensemble, tout ça. Conclusion: SophCo ne croit pas dans la capacité à s’aimer dans le long terme, elle est contre la jalousie. Ivan est jaloux et donc pour le LAT (living apart together).

Après, on a été au Duplex, donc, parce qu’il y avait grand rassemblement d’usual suspects (AC&Partners, ComitéCentral, LeFaune), et donc j’y avais donné jeudi RDV à un mek de Dialache (ComitéCentral: «il était transparent, tu n’es pas un rétroprojecteur»). Ac&Partners targeta tout ce qui était soit hispanophone, soit blond/vieux («ça se voit à ses dents»), comme un personnage de Tom Of Finland. Il avait Danced His Ass Off la veille au Pulp en matant des couples queer (une pédétéro + une lesbienne, tout ça c’est homo et compagnie hein) s’enlacer sous les spotlights. En compagnie d’ailleurs de Comité, plus DragQueen-ratée-avec-un-talon-pêté que jamais hier soir, et de LeFaune, au Duplex prêt à l’action avec sa lame de rasoir pendentif,et admirant une mappemonde en paillettes.

Retour chacun chez soi, le RDV (Bruno) prend insistamment le même chemin que Comité (qui habite plus loin mais dans la même direction) et moi. Comité me sauve la peau au bas de chez moi: «nous te laissons là…».

I Heard A Rumor (ooh-ooh)

décembre 6th, 2003

Hier, dure et longue journée de travail vu que le cabinet du sous-ministre des pauvres du dehors vient de réaliser que c’est lui qui s’y collerait pour la réunion chez Jean-Pierre R. sur l’attractivité; or ni lui, ni ses conseillers ne savent exactement ce qu’il y a derrière ce mot, et c’est une bande de gros flippés.

Sinon, déj’ avec mon ami et collègue Bertie, c’est drôle qu’on s’entende vraiment bien (sur les blagues, pour parler de cul, etc.) et qu’on s’alpague comme des charretiers sur la politique. Bref, Bertrand aime bien Fillon et moi vraiment pas; c’est curieux parce que je pense qu’on est chacun de bonne foi et sur un niveau d’argumentation recevable, mais il n’y a pas accord (sauf pour dire que Noëlle L¤enoir est une incompétente malfaisante qui ne fera pas de vieux os au Département.).

Dîner plus qu’arrosé avec François «J’aime ma vie de pétasse» B2. De très bonne humeur, un peu hystérique, racontant des anecdotes sur Séguéla et un ragot *hyper-secret* sur DSK (que je ne révélerai qu’ailleurs qu’ici et sous la torture, par exemple si on me le demande).

Too Many Cooks Spoil The Broth

décembre 5th, 2003

Oral d’anglais à peu près correctement passé, je n’ai pas eu besoin de recourir à l’arme du pauvre, le proverbe britannique (birds of a feather flock together). Ensuite, retour au boulot au Département pas trop rude, mais y’a du pain sur la planche, et pour la première fois de ma vie, j’ai quitté le boulot *après* 19h30. Ca fait un drôle d’effet, faudrait pas qu’ils pensent que ça peut devenir une habitude.

Dîner avec des vieux potes d’H.E.C et SophCo, assez tranquille et sympa, à se remémorer des histoires de l’époque et à parler des effets acnéogènes du Prozac. Sur le retour, j’ai vu mes parents dans une vitrine de restaurant, alors je suis rentré et je leur ai parlé. Paris est un village (ahahah).

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