Freedonia, l’ostensibilité de l’information, montre tout et même un texte réservé à un usage privé ou éducatif.
Le i-forum participatif
Freedonia, l’ostensibilité de l’information, montre tout et même un texte réservé à un usage privé ou éducatif.
Clara G¤aymard aime les salons ovales des nobles faubourgs et les présentations Powerpoint. Son chargé de comm’ est looké Luc F¤erry. Elle, semble un tamanoir dessillé, triste et méchant, maquillé à la truelle. Elle parle un anglais approximatif. Chez SortieVauhallan, elle aurait été la petite conne première de promo de la majeure Pineur. Elle parle à ses amis, des Européens qui disent (en anglais approximatif) des trucs comme «il faut parler aussi des petites et moyennes entreprises» et «attractivité et développement durable dans la région Ouest-Atlantique». Le vice-président pour l’économique de la région Pays de la Loire ressemble à un Benny Hill condamné pour détournement de fonds publics. Soudain, un des types fout les pieds dans le plat en disant que le «wording» du programme est plein de «frequent flyers» de ce genre de réunions à la con. Heureusement, personne ne comprend parce qu’il parle bien anglais.
Quand je ne réfléchis pas à une idée de truc à dire si on m’oblige à parler («Qu’en pense Département?»), je mate le représentant de CzechInvest. Il organise des conférences internationales sur la reconversion du capital humain tchécoslovaque («Brno 2001 : From Belami To Sustainable Jobs»). Je regrette de ne pas pouvoir me toucher le sexe.
Après, je déjeune avec mon ami Bertrand, qui mange comme une pupute malgré sa gastro. Je lui montre sur Internet des photos de ce type et il décide de se mettre au tchèque LV3.
Le soir, un dîner avec Comité, Ac&Partners, LizMary et Yann ‘DorianGay’ D. Avec des pâtes et de la forêt-noire industrielles. Fabien liste toute ses phrases récurrentes. («C’est de la charlatanerie. Ca me glace le sang. Ça n’existe pas. Oh s’il te plaît hein!») Yann explique qu’il veut écrire et faire écrire des contes antinormatifs (et les commercialiser sur des téléphones cellulaires). LizMary décide de finir son cas Olébongatos, et nous on va à la soirée «God Save The Gouine» au Pulp avec SoManyPeople (Alex J, Xavier Prière-de-Goder, François B2, Fred Le Lillois).
Gilles est étrangement lointain (à Barcelone pour trois jours). J’intellectualise trop les sentiments et le désir que j’ai pour lui. Seules mes pulsions sexuelles sont en permanence tangibles finalement ; et le manque; sans support concret, sans lacune diaphragmée, mes sentiments ne sont qu’une convention. Je souffre de sentir les choses ainsi. Et je ne suis pas fier de vivre dans un cliché proustien.
sur la piscine, j’ai oublié de mentionner ceci: chaque fois que je reste longtemps sans nager, le retour permet de percevoir tout un tas de sensations que l’habitude assourdit. L’eau a un goût amer, sale et calcaire. Mes lunettes filtrent comme un film d’auteur. Mes os craquent, j’ai faim. Les douches ont une odeur vague. Les gens se bousculent et font un horrible rafut. Ma libido est décuplée par le concept même de piscine.
Hier soir, la piscine des Halles était plus un salon de théE qu’un backroom. Xavier P. expliquait comment l’acide lactique de mes pectoraux me rend temporairement beau. AC&Partners attendait en bout de ligne (alors que tout le monde sait que le bout de ligne ne marche pas les mardis soirs). Après, il mata un blondinet (hétéro mais beau) sous la douche et suivit de près un grand type poilu (derrière). Sa stratégie de drague part en couille. Gilles avait la crève et me souriait en parlant de sa soeur, celle qui est lesbienne (parallèle à ne pas faire ici merci) et vient à Paris. On fit l’«Ecole des fans» au passage des nouveaux venus. «Y’a que des pédés, y’a pas d’hommes dans cette piscine» dit Xavier en tordant le poignet.
Ce matin, operation «Desert Assholes» sur le Kurdistan en bas de chez moi. Les infiltrés de la CIA s’étaient habilement déguisés en flics pour surprendre les demandeurs d’asile. A 10 contre 2, victoire totale et fin des combats principaux.
Pour me remonter le moral, j’ai appelé Maria Pacôme et on a parlé protocole. Des pleins pouvoirs et de la signature du ministre. Elle était pour et moi contre. Après, mon sous-directeur m’a expliqué qu’on dit «Note pour le directeur» et non pas «Note à l’attention de M. le directeur». J’ai encore tant à apprendre.
Question: pourquoi le slogan actuel de AC&Partners est: «Mort aux Jeunes»?