Le i-forum participatif

 

Homonymie

avril 28th, 2004

Comme le faisait remarquer le malicieux Comité, pour mon anniversaire, je ferai évidemment une fête, qui sera une bonne excuse pour préparer de la bouffe au saindou.

Les gens seront contents, et avant leur indigestion m’offriront des cadeaux. Je pensais demander un nom de domaine pour Freedonia, c’est très à la mode, Ivan Couronne arrête pas de s’en acheter et d’en offrir (AloneInMoulins.com, Solitude-bourbonnaise.net, etc.).

Google m’apprend que freedonia.ORG appartient à des libertariens américains favorables au 2nd amendement et qui veulent déménager à Pitcairns ou au Somaliland («le projet d’une île artificielle est indéfiniment suspendu»); leur roi est un ex- de BoxinBoy.

Plus sympa, freedonia.COM renvoie sur un blog qui m’a eu l’air plutôt marrant et liberal à première vue. Le site argentin freedonia.COM.AR est un blog en espagnol (incompréhensible pour moi donc).

Le suédois édite un groupe de rock qui se cherche entre spiritisme et musique d’ascenseur chic, apparemment. Freedonia.DE est une digitale Filmproduktion und Crossmedia-Agentur (l’enfant caché d’AC&P et de ShininRubis, plus connue outre-Rhin sous son véritable nom de Ulrika von Strahlende-Rubin). Curieusement, freedonia.NET est le site perso d’un acteur américain qui a été assistant de production de «Maman, j’ai raté l’avion 3» (tout se tient).

Quant à The Freedonia Group, il est un leader de l’étude pipo de stratégie d’entreprise (pléonasme) depuis 1985.

Ni freedonia.FR, ni freedonia.PT, ni rien d’autre à ma connaissance. Et Google ne trouve pas mon site, ce qui est quand même une grande satisfaction (et un immense soulagement pour toute la famille de Fabien V.).

La Reuteupeu lance une campagne institutionnelle, avec comme signature «on avance, on avance». Sous le lisse d’une «dynamique d’entreprise tournée vers le mieux-être et l’amélioration du transport pour les Franciliens», il y a l’expression idoine de la culture d’entreprise raleuse et parigote de la RATP.

Exemple: (à lire avec une voix traînante de fond de gorge) «Eh alor-euh, mémère, elle l’a eu où son permis de conduir-euh, dans une pochette surprise? Allez là, on avance, on avanc-euh!»

Jeudi, dîner chez un pédé de droite, avec trois pédés de droite et deux pédés de gauche (lire: un mitterrandien et moi). Avec du foie gras cuit, mariné et poêlé, et un super bordeaux. Avec des conversations reminiscentes de Tales of the City:

«« So », said William Devereux III, passing the braised endive to Edward Paxton Stocker, Jr, « Tony and I checked the St Louis Social Register, and they are not in it. Neither one of them. »
« Jesus. »
« And let’s face it, honey. In St Louis it’s not that difficult! »
»

Le point haut de la soirée avait été le moment où le mitterrandien a donné une définition de la gauche: réduire les déficits, baisser l’impôt sur le revenu, oui, mais donner moins à l’armée et plus à l’éducation nationale.

Samedi, deux manifs et une teuf. A la première, plutôt du genre micro-happening ou flash-demo, il n’y avait plus guère que les anars et les lesbiennes radicales pour faire la nique aux pro-life («cathos, fachos, machos, vous nous cassez l’clito»). Après 3 minutes de militantisme, j’avais bien mérité une heure trente de shopping à la Samaritaine.

A la seconde, Christian B. adorait les slogans de pétasse. Petit chemin de croix sympa avec une station devant chaque bar historique du Marais et la crucifixion de l’innuptiabilité des invertis en mairie du IVème. Xavier Prieur parlait des mains, citait des mains son ami Noël Mamère et zigouillait de ses propres mains l’inégalité des droits. Ensuite, très star, il me demanda: «j’étais bien?»

A peine un quart d’heure après, je dînais avec BoxinBoy, son copain BondageSlut et François B2. Le premier avait été contraint par le deuxième (on ne sait sous quelle menace, sous quelle promesse) à venir à la marche supra, et devait au bénéfice des mêmes jeux S&M aller voir un documentaire de rééducation (pour arrêter d’être pédo). Le même deuxième avait fait, par le passé, des expériences. Le troisième était encore ivre des 7 cosmopolitans de la veille et puait le sexe des «trois fois» de la nuit précédente. So chic. Il plaisantait: «Quand je t’ai promis de t’épouser dans 10 ans, j’ai croisé les doigts.» Il se confirmait que le service du Beaubourg devenait étrangement efficace et souriant: «si ça continue, ils vont baisser les prix!»

Blond, beau, gentil, normalien philo, manifestant pour l'égalité hétéros/homos. Manque de cul, lui est hétéro.«On veut s'marier / dans ce quartier / avec une pièce montée / et une liste au BHV»
On ne dit plus «l'Espagne» mais «l'Espagne de Monsieur Zapatero»«François, est-ce que 4 doigts c'est fister? - Ben non!»Ce boulon coûte 100 euros.

Après, c’était mort aux jeunes.

un mec open, genre un Paki.La pédopsychiatre de LzMryLipsticked Narcissism
Comité avant sa TS à la manzana-vodkaLa micro-performance et un amiDirect from NightOffensive (MJC d'Orléans), DJ Vlöörens Willaert
Le retour de la rayure (so 80s) ET le retour du orange (so 70s).Certains ont tellement danced their asses off qu'ils ont attrapé des torticolis.Dusty ou DanaInt., mon coeur balance

Enfin, les The Bigger Splashes ont fait les comptes. Fabien a décidé de se finir au porto, William Geandarme (Paris) de se finir one-on-one, LzMry de finir les crêpes Waouh, AC&P de finir le feedback du post-op, Shinin’Rubis de finir son brushing (sur un oreiller) et Executiv PröstiPüt de commencer à réviser.

Gens du monde

avril 26th, 2004

«Paule-Elise, étudiante en lettres, ne souhaite pas se marier. « Quand j’étais hétéro, je pensais la même chose, c’est une institution, une cérémonie qui ne m’attirent pas. » Viken non plus : « Il y a autant de petits-bourgeois chez les homos que chez les hétéros, mais on fait avancer le principe de l’égalité des droits ».» (Libé, sur la manif de samedi).

C’est marrant, je connaissais un Viken aussi. Ca doit être un prénom à la mode chez les pédés de 29 à 29 ans.

Printemps de bourges

avril 22nd, 2004

Réveillé par le soleil sur le canal, brunch au Delaville Café, roller jusqu’à l’agence, checké la copy du client, déj au Costes, acheté le dernier Comité au Bimbo Tower, glandé à Oberkampf, pris un verre au Flore, vernissage au Palais de Tokyo, pris un verre au V.I.P Room, bouffé chinois dans un petit resto à Belleville, tu sais, celui qui est bien, concert de minuit à La Scène, pris un verre au Georges, pris un second verre au Georges, vomi sur le pot de fleur doré.

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