Le i-forum participatif

 

– J’ai failli acheter un cabas tout pourri génial avec écrit « J’aime Saint-Tropez », mais j’ai pas pu et j’ai peur de ne jamais le retrouver.
– Bah, un perdu, dix de retrouvés.
– Je ne vois pas ce que je ferais avec dix cabas « J’aime Saint-Tropez ».
– Ce pané cordon-bleu est encore à moitié congelé.

bench mark

juillet 26th, 2004

A Brussel, les jeunes sortent pour s’amuser.
A Paris, les jeunes sortent pour faire du micro-zoning.

A Paris-Plage, il y a des brumisateurs pour se rafraîchir, des fontaines pour se désaltérer, des espaces pour penser, d’autres pour se dépenser, et les sponsors sont tenus à la discrétion.
A Bruxelles-les-Bains, il y a une buvette sangria, une buvette créole, une buvette Ricard ®, une buvette africaine, des dizaines de buvettes, et toutes les chaises, toutes les chaises longues, tous les parasols sont estampillés d’une marque de bière.

A Brussel, Laurent Ruquier et Steevy sortent dans un cabaret décadent où des travestis même pas classe et même pas vulgaires font un show usé, debout sur le zinc. Les chansons suscitent des « Une autre ! » par un mini-public en folie, suscitant jusqu’à trois reprises de la même chanson. L’ambiance moite et sensuelle rappelle les lieux gays des années 1960.
A Paris, Laurent Ruquier et Steevy sortent au Vogue, ex-Scorp.

A Paris, des couples se réunissent sur un quai de la Seine pour danser salsa et tango les soirs d’été.
A Bruxelles, des centaines de personnes se réunissent la nuit dans le parc très central de la Place royale pour danser sur un bootleg de The White Stripes (« Seven Nation Army ») et l’artiste autochtone Arno (« Putain Putain »).

A Paris, les labels branchés s’appellent Tiger Sushi.
A Bruxelles, ils s’appellent Anorak Supersport.

A Bruxelles, les vitrines des magasins sont laides mais l’intérieur des bars est décoré avec goût.
A Bruxelles, on peut habiter des surfaces de plus de 40 m2 par personne.
A Bruxelles, les rues sont désertes l’été.
A Bruxelles, je ne travaille pas.

RE.

juillet 25th, 2004

Je ne résumerais pas ce qui ‘est passé durant cette faille spatio temporelle , parce que vous etes mes amis et que vous m’avez suivi au long de cette disette informatique .Toujours est il que la vie reprend NETtement.
ICI par exemple
et puis LA aussi
donc RE.
REconnection .
REvie.
me REvoili me REvoila.
a tout a l’heuRE .
bizz
will

2 dédicaces

juillet 25th, 2004

(pour BoxedUpBoy) «’Tu ne sais pas : il paraît que c’est à cause d’elle que Mlle Spiess a été renvoyée. Oui, on dit qu’elles s’enfermaient ensemble dans la salle de discipline et que là Mlle Spiess lui montrait des images, enfin ma chère, des horreurs. Et on dit aussi qu’elles fumaient comme des hommes toutes deux. Presque toutes les grandes étaient au courant; une aura cafardé, et c’est pour ça qu’elle aussi a été flanquée à la porte, ta chérie…’» (V. Larbaud)

(spéciale: «Tu serais surpris de mon âge») «Ah, si j’avais encore mes soixante ans» (Châteaubriand amoureux à la fin de sa vie)

Hommage (RER re-edit)

juillet 24th, 2004

J’ai pris la 13 vers Saint-Denis – Aubervilliers, mais jusqu’à Madeleine seulement. Le quai d’Invalides ne désemplit jamais vraiment, il est la plateforme monomodale des fonctionnaires du 7ème est. A Madeleine, pas de bol, j’ai dû attendre la 14, mais j’écoutais les Moldaves sur mon non-iPOd. Châtelet, foule, siècles pour récupérer mes photos argentiques mais elles ont été scannées et mises sur CDrom. Puis j’ai nagé dans le calme des Halles un vendredi soir, ou seuls les plus récurrents de mes idéaux s’acharnent à crawler.

Plus tôt, et dans un autre métro (le grand échangeur 14 / RER E de Saint-Lazare), je m’étais dit que ma principale peur dans la vie a toujours été la déchéance financière, du genre faillite personnelle, vieillesse impécunieuse, RMI. J’ai craint le chômage et le déclassement, mon orientation (comme on dit en classe de 3ème) s’est faite par réaction à cet effroi enfantin. Mais inversement un endettement régulier, certain, computable et aliénant, vient presque comme un soulagement.

J’ai réalisé en sortant de la piscine à 20h25 que je ne pouvais être à 20h30 à la mairie du 3ème après être passé chez moi; mais l’idée de conserver mes habits de boulot, aussi frippés et trempés fussent-ils, ne m’a pas effrayé, car j’ai su qu’en échange je serais à l’heure. J’ai aimé la douceur de l’air et les arbres en sève, square du Temple.

Il y avait F-X et Nadia (qui ne sait pas en vouloir, car elle ne sait pas résister), et puis Franck est arrivé deux heures et une bouteille de côtes varoises après. J’avais oublié l’estime que j’ai pour leur point de vue, pour leur envie de discuter politique ouvertement.

Après, ivre, j’ai marché vers le métro Arts-et-Métiers et un garçon très beau, et peut-être hétéro, a souri, m’a souri, que je dise au tél à Ivan: «y’aura ma soeur, tu la reconnaîtras, c’est moi avec des lunettes et des cheveux». Il était peut-être saoul lui aussi parce que ce n’est pas marrant en fait.

Chez François/Fillette, l’anniversaire de Gerboise battait le tempo. Au buffet, des bouts de Montbéliard, un couple de moches, un couple de beaux, et tout mon actuel désarroi amoureux. Heureusement, j’ai choppé LzMry.

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