Certains plongent dans la folie, moi j’y rentre centimètre par centimètre comme dans de l’eau très très froide.
Le i-forum participatif
Certains plongent dans la folie, moi j’y rentre centimètre par centimètre comme dans de l’eau très très froide.
Aujourd’hui, un type avec l’air allemand. Il neigeait dru et j’avais donc pris la ligne une pour deux stations. Il était assis pile-poil en face de moi sans que j’aie fait exprès. Il a vu que je le regardais fixement mais il n’a pas réagi en bien ni en mal. Il avait une valise en plastique bleu et un look de boulot casual thursday (avec un pull à col roulé).
J’ai failli l’oublier avant de le raconter.
Chaque jour des vacances, Freedonia présente un mec sur qui j’ai récemment flashé grâce à ma fonction de réaction amoureuse hyperbolique ®.
Aujourd’hui, Stuart, un garçon blond et anglais à la piscine. Sa juvénilité et sa timidité m’ont ému. Il avait une façon fragonardéenne de fuir, et puis finalement pas. Le double effet de sa britannité et de la scoumoune de la piscine des Halles rendent très invraisemblable qu’il réponde à mon texto.
100% des gens qui m’ont radié de leur amitié le confirment:
1- maintenant ils ont le droit d’être salauds avec moi même quand c’est pas le moment.
2- quand on est radié de leur amitié, on devient pas urgent, on compte moins dans leur coeur qu’une veste H&M par exemple. Et du coup ce qu’on fait n’est plus blessant, juste insolent (mais l’insolence mérite le châtiment, amitié ou pas, et donc ils peuvent continuer de me morigéner comme dans le bon vieux temps).
3- je ne mérite plus «bises» à la fin des e-mails. D’ailleurs il n’y a plus de formule d’envoi du tout.
4- En revanche, la radiation d’amitié ne me crée absolument aucun droit de leur demander des comptes, droit que je n’avais pas ou n’osais avoir quand j’étais leur ami. Parce qu’il ne faut pas déconner, quand même.