«Nous pendrons nos linges sur la ligne Siegfried»
L’opérateur historique ruritanien a été privatisé et racheté par le Gosplan. Du coup, je n’aurai un abonnement téléphone / internet qu’encore plus tard que tard, ou même peut-être jamais. Comme donc, je me fais sérieusement chier, Freedonia, «il faut donner du temps au temps», lance une série de géopolitique en vue des élections présidentielle et législatives de l’an prochain, à base de camemberts et de diagrammes (parce qu’il n’y a que ça de bon de vrai). Merci au passage à ComitéCentral qui assure la mise en ligne des images:

Les Pays de la Loire se sont imposés comme premier sujet, d’abord parce que c’est une région bien documentée depuis les origines de la géographie électorale, ensuite parce que ComitéCentral continue de faire des rêves mouillés sur François Fillon, enfin parce qu’on a tous au coeur quelques clichés sur les Pays de la Loire. Par exemple, que ce serait de droite. Siegfried, comme ses épigones, ont bien expliqué que c’était plus subtil, avec la partition géologique / historique / électorale entre pays bleus (anti-cléricaux, longtemps rad-soc), aux marges de la région, et pays blancs (chouans ou vendéens, toujours calotins et souvent réac). C’est ainsi que la circonscription de Villiers (Vendée, 4ème), historiquement la plus à droite de France, est voisine de terres plus à gauche, notamment le fief de Ségolène Royal.
Les mêmes notent — et c’est toujours vrai — que les villes étaient et restent des fiefs de la gauche, voire de l’extrème-gauche (Le Mans, l’estuaire de la Loire à une époque). Le découpage Pasqua masque, là comme ailleurs, l’implantation forte de toutes les composantes de l’ex-Gauche plurielle dans les agglomérations — laquelle explique bien sa capacité «surprise» à l’emporter lors des régionales de 2004 — en les groupant avec les campagnes, plus réac.
Il faut enfin noter l’élimination spectaculaire, en 2002, de l’UDF dans un de ses fiefs traditionnels.
