Freedonia

«Peu importe que le chat soit blanc ou noir»

Avant le congrès plébiscitaire, Sarkozy enregistre des «ralliements» de dernière minute : abandon d’Alliot-Marie, soutien déjà annoncé d’Alain Juppé (qui a lui aussi tué le père il y a quelque temps). Villepin fait profil bas mais continue d’attendre son heure, sait-on jamais. Parallèlement, Royal voyage en Chine pour asseoir sa «crédibilité internationale» mais confirme à son futur ex-électorat de profs qu’elle est semi-illettrée (heureusement, après la primaire socialiste):

Cette semaine, Freedonia, la corne de brume 2.0, se rendait en Bretagne, archétype de l’écologie politique hyperlocale. A la montagne rouge (la patrie de ComitéCentral), on bouffe du «corbeau de malheur» à soutane de temps immémorial et on vote souvent communiste, mais 20 kilomètres plus loin les curés font la loi. Les Côtes d’Armor et le Nord-Finistère furent en outre à partir des années 1970-80 une des terres de mission du mitterrandisme, tendance JAC. Les grands ports sont pour la plupart marqués à gauche, Vannes faisant exception dans un Morbihan solidement conservateur, comme plusieurs aires rurales de la Bretagne intérieure. Rennes, grande ville universitaire et administrative, est un autre point d’appui socialiste, mais l’Ille-et-Vilaine (avec l’aide encore une fois du découpage Pasqua) illustre bien le caractère fondamentalement modéré et cul-bénit de l’Ouest. L’incarnation de cette Bretagne extérieure, car on a que ce qu’on mérite, est Méhaignerie (Madelin, un banlieusard parachuté là de longue date et qui n’a de breton que le beurre salé, a annoncé son retrait de la vie politique).

Chaque jour, des Bretons en fin de vie se font piquer leurs pullovers par des fashionistas.

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