Freedonia

Small world

Les élections en Bosnie et Herzégovine, c’est un peu compliqué. Freedonia, le jury de la transparence durable, a utilisé une gamme de couleur spécifique pour ce pays et ses deux entités: vert pour les partis bosniaques (ex- «Bosno-Musulmans»), bleu pour les partis bosno-croates, rouge pour les partis bosno-serbes — la nuance la plus simple correspondant à la variante la plus nationaliste (SDA de feu Itzetbegovic, SDS de Karadjic, HDZ le parti frère de feu le président croate Tudjman). Dans les couleurs habituelles ici, rose et jaune, on trouve des partis socialistes et libéraux plus ou moins multiethniques. J’ai indiqué séparément les élus nationaux issus de chacune des deux entités.

Même avec ça, la politique bosnienne demeure pour moi un mystère enrobé dans une énigme.

Côté logos, c’est intemporel, chic, minimaliste. Un peu comme pour les alliés en plastiques, libéraux ou centristes, du SED dans la Chambre du peuple de la RDA.

Ni desno, ni lijevo. Samo naprijed.

Relativement plus facile, la Catalogne. Ne serait-ce que parce que j’en avais déjà parlé lors des dernières élections généralitaires (c’est quoi l’adjectif pour «de la généralité»?). Les socialistes et le Parti populaire se tasse, les nationalistes de centre-droit de Convergence & Union remontent, mais pas assez pour reprendre le pouvoir à la coalition de gauche socialistes / Républicains de gauche / gauche verte, vu les progrès de cette dernière. Ceux qui n’avaient pas eu l’occasion de refaire leur logo la dernière fois (ERC, PP, et même le PSC qui simplifie / belgifie encore le sien) se lâchent. Côté groupes difficiles à classer, Citoyens – Le Parti de la Citoyenneté fait son apparition avec une campagne basée sur le physique de son président (un ex- d’AC&P et Gilles). Ca marche: 3 élus du premier coup.

Solos nos importan las personas.

Au Brésil enfin, tassement de la majorité — très éclatée comme on sait — dans le sillage de la réélection de Lula (avec un vote clairement divisé au plan géographique), la corruption au sein du Parti des travailleurs ayant dominé la campagne. La presse a fait écho à la tentation, pour le PT et pour la principale force d’opposition le Parti social-démocrate brésilien, de coopérer — sans doute sur le dos des alliés centristes ou libéraux actuels du PT.

Um Brasil mais justo.

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