Freedonia

«20 000 lieues sous les mers.»

L’autre jour, j’ai réalisé que mon trouble venait souvent d’être à un océan de pouvoir faire la même chose que quelqu’un d’autre, sur un terrain précis (ou vice-versa). D’être non seulement beaucoup plus/moins doué, mais même plus dans la même échelle. Il y a alors comme l’immense saut quantitatif d’un trait supplémentaire sur une graduation logarithmique dans tel domaine d’érudition, dans la dépravation, le talent, le goût, la force, la classe, l’informatique, la cuisine. J’en ai parfois souffert, comme lorsque, à l’été 2003, mes camarades de l’UEEH avaient moqué mon ingénuité sexuelle alors que j’avais déjà été bien au-delà (quantité et «qualité») de ce que réserve la vie de beaucoup. Rétrospectivement, avoir franchi quelques marques sur ce terrain-là abolit désormais toute fraîcheur, et m’isole de tas de gens restés plus purs (au sens: faire le test de pureté sur Internet).

C’est mon pain noir hebdomadaire lorsque les the_bigger_splashes et leurs groupies inaugurent des looks-hallucinants-de-la-capitale, à la page, alors que je ne suis qu’un suiviste approximatif. Inversement, les occasions de briller en parlant héraldique ou Proust se font rares.
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The other day, it dawned on me that I often feel troubled because I’m an ocean away to be able to do the same as someone else, on a specific ground (or vice/versa). To be not only more/less gifted, but not even belong within the same scale. In which like, there is a sort of huge quantitative gap, an additional mark on a logarithmic gradation, in domains like certain learnt field, in depravity, talent, taste, strengh, classiness, computers, cooking. I’ve sometimes suffered from that, like when (it was summer ‘03) my friends of the Homosexual Summertime Euro-Mediterranean University made fun of my sexual naiveness, even though I had already been much further (in quantity and “quality”) than what’s to happen in most people’s life. In retrospect, to have gone past certain poles on this field has also abolished all freshness, and has insulated me from those who remained purer (in the meaning of: making the purity test on the Internet).

It’s my weekly brown-bread when the the_bigger_splashes and their groupies inaugurate their up-to-date incredible-metropolitan-looks, when I’m just an imprecise follower. On the other hand, occasions to talking glitteringly of heraldry and Proust have recently become scarce.

Je comprends tout ça y est! / Now I'm getting it!Il y a deux samedis, un défilé grâce à Tomyger: «Je spectacle est autant sur le catwalk qu'autour.» / Two Saturdays ago, a défilé thanks to Tomyger: Il y a deux dimanches: Matthieu DC déménage ses smokings d'hiver et ses moules de printemps. / Two Sundays ago: Matthieu DC moves his winter tux's and his spring molds.
«Je fais de la paella pour 110 personnes, je voulais partager ce moment de bonheur.» / L'autre vendredi, à l'anniversaire sautillant de Gerboise: «Le latin, j'ai vécu trois ans sur l'attraction modale. En prépa, les masques sont tombés.» / The other Friday, at Gerboise's jumping b-day party: Lundi, avec Vincenzo et François B2 au milieu du champ' gratuit et de la peinture fraîche du quai Branly: «Il est bien alors please, fous pas tout en l'air!» / Monday, with Vincenzo and François B2 amid free champagne and fresh paint on the quai Branly:

A1: Je comprends tout ça y est! / Now I’m getting it!
A2: Il y a deux samedis, un défilé grâce à Tomyger: «Je spectacle est autant sur le catwalk qu’autour.» / Two Saturdays ago, a défilé thanks to Tomyger: “the show is as much on the catwalk as around.”
A3: Il y a deux dimanches: Matthieu DC déménage ses smokings d’hiver et ses moules de printemps. / Two Sundays ago: Matthieu DC moves his winter tux’s and his spring molds.
B1: «Je fais de la paella pour 110 personnes, je voulais partager ce moment de bonheur.» / “I’m preparing paella for 110 people, I wanted to share this blissed moment.”
B2: L’autre vendredi, à l’anniversaire sautillant de Gerboise: «Le latin, j’ai vécu trois ans sur l’attraction modale. En prépa, les masques sont tombés.» / The other Friday, at Gerboise’s jumping b-day party: “Latine, I lived three years on modal attraction. In prep year, I was unmasked.”
B3: Lundi, avec Vincenzo et François B2 au milieu du champ’ gratuit et de la peinture fraîche du quai Branly: «Il est bien alors please, fous pas tout en l’air!» / Monday, with Vincenzo and François B2 amid free champagne and fresh paint on the quai Branly: “He’s nice so *please*, don’t fuck it up!”

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