Plateau de fromages
PrinceParano est oisif depuis cette bête erreur de virgules dans une OPA italienne. Du coup, il m’a beaucoup réclamé les derniers camemberts qui *manquaient* terriblement sur Freedonia, l’affineur de tendances.
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PrinceParano is iddle since this stupid mistake of commas in an Italian takeover. Hence, he has been asking frantically for the last cheeses that were terribly *missed for* on Freedonia, the trend ripper.
En Hongrie, pour la première fois depuis la restauration du multipartisme, la coalition au pouvoir (sociaux-démocrates et libéraux) est reconduite, dans un contexte de stabilité des rapports de force à gauche et à droite. Gyurcsány Ferenc a promis des larmes et de la sueur — le déficit public hongrois est le plus élevé de l’UE. Surtout, l’Union civique hongroise (Fidesz, le grand parti de «centre-droit, comme dit la presse anglo-saxonne) rejoint la lame de fond rond/orange/italique qui emporte la droite marketing à l’échelle mondiale. Comme la CDU, comme l’UDF, comme les Ukrainiens mais on y reviendra, il a rénové son image corporate pour s’approprier ces codes.
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In Hungary, for the first time since multipartisanship was reinstated, the ruling coalition of Social-Democrats and Liberals is renewed, on a background of stability in the balance of forces, on the left and on the right. Gyurcsány Ferenc has promised tears and sweat — the public deficit of Hungary is highest in the EU. What is more, the Hungarian Civic Forum (Fidesz, the big “center-right” party to talk like Anglo-Saxon newspapers) joins in the round/orange/italics rolling wave that is currently sweeping the marketing right on a global scale. Like CDU, UDF and Ukrainians (I’ll say more of this one), they have renewed their corporate branding to appropriate these codes.

En Ukraine, c’est toujours la confusion trois mois après les élections. Les partis issus de la «révolution» «orange» ont du mal à s’entendre, Julia Timochenko réclamant le poste de premier ministre (dans une alliance des orange avec les socialistes) dont le recordman mondial d’acnée, le président Ioutchenko, l’a saquée l’an dernier. Les remarquables cartes de Wikipedia sur les premier et second parti dans chaque circonscription permettent d’identifier le caractère «centriste» de la candidature Timochenko, tant géographiquement (elle fait ses gros scores autour de Kiev) que politiquement (elle est présente partout). A l’ouest et en Crimée, le bloc présidentiel Notre Ukraine. A l’est, les ex-koutchmistes du Parti des régions. Le système électoral (une proportionnelle allemande) joue en défaveur de plus petits partis: socialistes, bloc Natalia Vitrenko qui ne rentre pas au parlement malgré son effort de hairstyling. Il faut dire que la tresse glamour (limite pornstar) de Timochenko était imbattable. Partout sauf chez les amis des popov, débauche de logos lisses, modernes et bidons financés par les Internationales du marketing corpo.
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In Ukraine, it’s still confusion 3 months after the election. Parties from the “orange” “revolution” can’t reach an agreement. Yulia Tymoshenko claims for herself the job of PM (in a coalition of Orange parties and Socialists), job of which she got ousted last year by the world acne recordman, President Yuchenko. The remarkable Wikipedia maps on first and second party in each constituency make understand Tymoshenko’s centrist candidacy, on a geographical (she gets her good results around Kiev) and political level (she’s everywhere). In the West and Crimea, the presidential bloc Our Ukraine. In the East, ex-backers of Kutchma with the Regions Party. The electoral system (a German proportional voting) is unfavourable to smaller parties: Socialists, Natalia Vytrenko bloc that doesn’t get in Parliament in spite of a hairstyling endeavour. One has to admit that Tymoshenko’s glamourous (almost pornstar-ish) plait was unbeatable. All over except for the Russies’ friends, a heap of smooth, modern and fake logotypes funded by the Corporate Marketing International.

Au Costa Rica, dans la foulée de la victoire du prix Nobel 1987 Oscar Arias aux présidentielles, le centre-gauche vert/blanc/vert du Parti de libération nationale (membre local de l’IS) l’emporte aussi aux législatives. Les élections ont été sans relief, une fois n’est pas coutume dans cette démocratie de longue date. Le pays paye le contrecoups d’affaires retentissantes de corruption et de la contestation populaire de sa libéralisation brutale. La surprise est venue du nouveau Parti Action citoyenne, fondé en 2000 par un dissident du PLN, Ottón Solís, le battu de la présidentielle: le PAC s’impose comme deuxième parti, devant les forces traditionnelles de la droite.
Comme dans d’autres pays latinos, et sur le modèle des factions de la Rome antique, les partis ont, plus que des logos, des couleurs, et donc des drapeaux.
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In Costa Rica, in the wake of Nobel Peace Price (1987) winner Oscar Arias’s victory in the presidential race, the green/white/green center-left National Liberation Party (the local member of the SI) also wins the general election. The elections were rather flat, an exception in this long-time democracy. The country pays for the aftermath of resounding bribery affairs and the popular opposition to its brutal liberalization. Surprise came from the Citizens’ Action Party, founded in 2000 by a PLN dissident, Ottón Solís, himself beaten in the presidential run: the PAC become the second party, above traditional right-wing forces.
As in other latino countries, and on the model of Antique Roman factions, the parties have colours, and therefore flags, rather than logos.


