«A Knesset A Day»

Tokelau a décidé de rester un territoire néo-zélandais, et ne deviendra donc pas, pour le moment, indépendant. A Tokelau, il y a un Fono (assemblée) élu à la proportionnelle de liste par île, mais «pas de parti politique» nous apprend l’AFP. Donc pas de logo politique. Non mais tu le crois ça: pas de logo politique?! Et après on se demande pourquoi ils s’enfoncent dans la mer et pourquoi ils renoncent à l’autodétermination. Non, sans déconner. Pas. De. Logo. Politique. je suis sur le cul. Mais comment font les gens?
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Tokelau has decided to remain a Neo-Zelandian Territory, and won’t for now become independent. In Tokelau, there’s a Fono (Assembly) elected through proportional voting on island lists, but «no political party», says the AFP. Hence, no political logo. I mean, can you believe it: no political logo?! And then they ask why it sinks into the ocean and why they relinquish self-government. No joke. No. Fucking. Political. Logo. I’m aghast. How do people do?

Pour se remettre, un peu de signalétique politique italienne. Le coup de tonnerre dans le ciel serein de l’Unione (alliance de gauche) n’a échappé a personne: les radicaux de Marco Panella et d’Emma Bonino d’une part (à qui personne ne demandait rien, vu comment elle est irritante et comment leur nouveau logo est cheum), et le MRE d’autre part, ont refusé de signer le programme commun. Le MRE est le nouveau nom utilisé par le Movimiento Repubblicani Europei, scission de gauche et olivière (mais membre de l’ELDR à la fois), si je comprends bien, de la mouvance républicaine. Cette dernière occupe traditionnellement le centre (un des multiples centres) de l’échiquier politique italien. Le Mouvement a pu reprendre l’emblème des républicains: la branche de lierre, mais pas le nom «républicain». Un peu comme quand Rossinot poursuivait Jeff Hory pour le détournement du nom «radical-socialiste».
Le MRE ne s’est pas démonté parce qu’il est fait de mecs (et surtout de femmes) courageux et de conviction. 1. Il a décidé de s’appeler le MRE, tous ses nombreux électeurs comprendront le clin d’oeil (ce sont les initiales de son nom, tu vois le truc). 2. Il a décidé, dans son logo de campagne 2006, d’écrire en rouge et en gros le nom de sa leader maxima, Mme Sbarbati. De toute façon, comme à la Knesset (knesset-knesset, c’est aussi bon à dire que CRAMIF), ce qui compte c’est que la tête de liste soit élue.
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To recover, a bit of Italian political signaletics. The thunderbolt from the clear sky of L’Unione (left-wing coalition) has slipped no one’s attention: Marco Panella’s and Emma Bonino’s Radicals on the one hand (of whom nobody asked nothing, regarding her irritative demeanor and their ugly new logo), and the MRE on the other hand, have refused to sign the common platform. The MRE is the new name for the Movimiento Repubblicani Europei, a left-wing, Olive-tree split (but member of ELDR as well), if I get it well, of the republican sphere. Republicans traditionnally hold center-ground (one of many center-grounds) in Italian politics. The Movement has been able to make the republican emblem, a branch of ivy, their own, though not the name “Republican”. A bit like when Rossinot prosecuted Jean-François Hory for hijacking the name “radical-socialiste”.
MRE has not lost countenance because its made of courageous men (and women), true believers. 1. They’ve decided to go by the name MRE, so that all their voters would understand the dodge (these are the initials of the name, get the trick?). 2. They’ve chosen to write the name of their leader maxima, Sra. Sbarbati, in bold red types. Anyway, like in the Knesset (Knesset-Knesset, it’s just too good to say), the question is having the first on the list elected.
