Brazil 66
Les élections n’auront lieu que l’an prochain, mais je ne résiste pas au plaisir de mettre en ligne un camembert (formagao) de la Chambre brésilienne, dans ce contexte généralisé de corruption qui ne semble toucher que la gauche, parce que tous les partis s’appellent «travailliste», «social-démocrate» ou «progressiste» (même quand ils sont le paravent de sectes adventistes). Autre source de bordel, la coalition menée par Lula (le PT est d’ailleurs déjà une coalition en soi) comprend tout le monde, depuis l’extrème-gauche du PCdoB jusqu’à des partis centriste (Parti du mouvement démocratique, PMDB), libéraux (PL et PSL) voire carrément de droite mais opportuniste (Parti travailliste brésilien, PTB). Pour compléter la confusao, il y a un parti vraiment social-démocrate mais d’opposition (Parti démocratique travailliste, PDT).
On réalise qu’en fait, bien que le premier parti dans une Chambre atomisée, le PT et ses alliés naturels de la gauche (Verts de Gilberto Gil, socialistes, etc.) sont très minoritaires à la Chambre, d’où les concessions (vice-présidence, coalition gouvernementale) acceptées par Lula pour accéder au pouvoir.
Dans les logos, noter que, comme dans d’autres pays latino, les partis utilisent leur numéro fixe d’enregistrement des listes comme emblème. Je préfère celui du parti de l’ex-Président Collor, le PSDB, avec son toucan publicitaire («Un Tropico coco?»). Tout le reste baigne quand même dans une esthétique révolutionnaire un peu seventies, qui fait jouir Comité dans sa petite culotte maintenant que le souvenir de la fausse beauté des minets de la StarAc 5 se dissipe.

