Janaïna Split
Farkas tutoyant le succès cette semaine, personne n’a réclamé les résultats des élections argentines. Non, lecteur politivore, Freedonia, toda la politica, ne t’oublie pas au milieu du Chiaco affectif et de la Patagonie sexuelle de sa rédaction unipersonnelle; seulement, c’est vachement compliqué.
Pour les législatives, l’Argentine vote en effet au scrutin proportionnel de liste (selon la méthode de Hondt), au niveau des Etats fédérés. D’où, sacré bordel genre «que mille Knessets s’épanouissent», qui rend la compréhension de la Chambre ardue (elle compte 39 groupes parlementaires, réduits à 25 intergroupes sur des thématiques centralistes/fédéralistes ou gauche/droite). Ajouter à ça que la Chambre se renouvelle par moitié tous les deux ans, la comparaison en devient délicate.
Heureusement, les résultats de l’élection sont assez clairs cette fois-ci: le kirchnerisme (au travers de la coalition électorale bien floue du Front pour la victoire) récupère la mise de l’effondrement du PJ héritier de Peron, dont la droitisation s’accroît. L’Union radicale, autre parti historique, souffre de la concurrence de Recrear, emmené par un de ses grands anciens, Lopez Murphy. La gauche (mais il y a vraisemblablement des péronistes et des radicaux de gauche, comme on dit) se maintient, mais à des niveaux faibles — sa candidate à Buenos Aires, E. Carillo, étant devancée par l’épouse de Kirchner (c’est quoi ce truc bizarre avec les femmes de… en Amérique latine?).
Sur le front des logos, on distingue bien les emblèmes traditionnels (blasons hyper-étranges et soviéto-Merveilleuses Cités d’Or) des partis classiques, des logotypes bien léchés, mais un peu vides, et avec l’immanquable esthétique nationale (couleur et ombre chinoise) des partis récents. Sur le MPN (le seul dont je mets le logo, je ne sais pas ce que font les autres partis localistes): il n’y a pas d’argent pour les logos dans le Neuquen, ou bien?

