Freedonia

Deux roues

La semaine dernière, ma collègue Cl. m’a véhiculé en scooter. Enfin c’était en Vespa, le mot dit mieux le soleil et la douceur de l’été dernier, la semaine dernière. C’est une expérience rare pour moi (la seconde fois), la Vespa, surtout comme ça me fait peur. La dernière fois je n’avais que l’effroi, car c’était de nuit et il fallait aller vite, au boulot de l’ami qui conduisait. Là, c’était une Vespa, l’été, j’étais derrière une jolie fille dans les rues de Paris. je flottais au vent, dans une carte postale un peu «Amélie Poulain» à la con. Mais j’ai mieux compris pourquoi avoir la tête à l’air, les yeux touchant la frondaison des arbres des Champs, déplacé erratiquement mais vite comme dans un film avec un effet spécial sur une flèche ou un lutteur de viet quyen dao, pourquoi cela rend si euphorique. Comme une peur d’enfant sur un manège.

Pourquoi avoir levé ce doute de la meilleure des deux façons possibles vient-il comme une déception?Les jours racourcissent, il fait moche. On est pas des tapirs, merde.«'Cause everybody knows / she's a femme fatale»
Peut-être qu'un échec irrattrapable, faire carrément pitié seraient plus confortables.Avec Elise: des projets de chamanisme anti-psychopathes de l'amour.
Ou peut-être que je suis juste une drama qui a besoin de toute l'attention, même à mauvais escient.

«How many times must a man look up
Before he can see the sky?»

(Dylan)

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