Lost In Translation
Singulier Japon. Il n’y a quasiment que des partis de droite représentés à la Chambre des représentants, et la seule alternance (avec une coalition centre-gauche) en 50 ans n’a duré qu’un an en 1993-94. Si populaire et rebelle qu’elle le rende là-bas, la permanente de Koizumi est un scandale contre le bon goût et même contre ce fameux génie de la transgression du look propre aux Japonais. Le logo du parti dominant et réactionnaire ressemble à une marque de couche-culottes et/ou à un dessin réalisé sous acides.
Principaux enseignements de cette campagne: les filles à gros seins en politique ça marche ; on verra dans une semaine si Doris Schröder-Köpf a le même effet sur l’électorat teuton que les «madones des réformes» dans l’élimination sans pitié des dissidents (de droite…) du PLD. Amusant, un de ces partis dissidents créés à l’occasion de la campagne, le Nouveau Parti du Japon (Nihon Shinto), reprend le nom d’une dissidence des années 90 — encore un effet-retour. La principale opposition (centriste), le Parti démocrate, s’effondre, le PLD a rogné sur son électorat urbain et suburbain. Les bouddhistes du Nouveau Parti du gouvernement propre (Komeito, issu de la secte Sokka Gakkai) stagnent.

