«My Milkshake Brings All The Boys To The Yard»












A la même soirée, je me faisais draguer grave par un garçon dont, au début, je me demandais s’il n’était pas le «Philippe» de la piscine des Halles, jeudi. Ce qui m’attira la réplique de PrinceParano: «Mais tu as baisé avec combien de mecs cette semaine Patoche?» (l’accent toulousain est marqué sur com-, sur la fin de «cette» et sur le second E de «semaine»).
D’où doute: Me serais-je trompé quand, à 20-22 ans, ayant perdu mes inhibitions et décidé de rattraper le «temps perdu», j’ai conservé des complexes sur le faible nombre de mes expériences sexuelles? Beaucoup de mes amis s’émeuvent maintenant de la quantité. Peut-être que tout vient d’une lecture de mes 18 ans, le «Dominos Flammarion» sur La sexualité masculine, qui, outre son analyse d’une page et demi sur l’homosexualité exclusivement comme phénomène-transitoire-de-l’adolescence, expliquait: «Dans une grande étude, effectuée auprès d’homosexuels masculins et féminins à San Francisco et rapportée par Michel Darais, il est apparu une différence évidente de comportements. Parmi les homosexuels masculins, 28% auraient connu plus de mille partenaires pendant leur vie et 75% plus de cent,…» (ma lecture s’arrêtait là à 18 ans).
Cela étant, réaction unanime quand je décide de ne pas «rentrer» avec le garçon en question: PrinceParano: «Attends quand un mec te mate comme ça tu finis avec: c’est 2005». AC&P : «Tu t’en vas? avec le mec que tu as chopé? Quoi sans?! Ah non, t’es obligé de partir avec!»






