Le privilège du préalable
Lundi dernier, je prenais de-la-mayonnaise! et écoutais parler Xavier Prière-de-se-taire de son expatriation future et BoxingBoy ressasser les avantages des législations sud-américaines sur la majorité sexuelle. François B2 faisait du B2.



Jeudi, vendredi, j’assistais à une négociation économique avec des Colombiens. Pas très fandards mais valant mieux que le cliché synthétique: el Gringo prend un rail. Parallèlement, Nadia T. hésitait à donner suite aux déclarations d’amour d’un collègue («Christian le trouve moche»).



Samedi, brocante d’anniversaire de SophCo. Gilles manageait par SMS une relation complexe et dévorante avec un Paraguayen. J’expliquais ma théorie sur ma soeur, première et donc spontanément nombriliste, et moi, deuxième, dont elle avait été l’incontournable altérité. Après, j’essayais de contrefaire le regard intense et chassieux des habitués du Duplex, où s’exposait Paella (un chouette street-artist miliTante).
Dimanche, je dormis trop en effet. La semaine s’était couchée tard, j’avais dans une sorte de frénésie pré-valentine, ou de zénith d’ennui nocturne, prolongé absurdement les tchattes de dragues. Rencontré des garçons qui, tous, avaient en commun d’être étrangers, sympathiques, cultivés et comme sur la photo où je les trouvais moins bien que sur l’autre. J’étais en retard au très-officiel anniversaire familial de ma soeur.



Aujourd’hui, un peu abattu par une faute de sécurité que j’ai commise, à base d’une clef que j’ai oubliée un soir de remettre dans son coffre, et qui est perdue on ne sait où. J’ai résisté à la tentation d’appeler Comité pour lui reprocher ses torts manifestes.



