«I see your face, you’re haunting me»
Dans un dîner avec Fred ex-le Lillois, son mec mexicain jeune, beau et AC&P-able, et un pote américain à eux (avec qui j’ai eu après une grande conversation sur la valeur du modèle économique américain, qui s’est conclue dans sa bouche par la sentence: «everybody has to take care of their own life, right»), on parlait du vieillissement des gays et le même se demandait: «Maybe 55 is the new 30»
Après, on a été au Raidd et j’ai croisé Fabrice Le P. (soit dit pour le segment ex-H.E.C. de Paris du lectorat de freedonia). Lequel, en lisant comme tout le monde (serveurs, potes belges, Mexicain, gens, etc.) mes badges
fit la mou: «mort aux jeunes?! Heureusement, je suis vieux.»
Dans Illico, ils parlaient de la génération de gays venus à eux-mêmes avec la bluette «Beautiful Thing», dont je fais partie. Ce film me laisse chaque fois que je le vois, même que j’y pense, un goût d’inabouti, de ma propre médiocrité, de vraie tristesse et peut-être de frustration dans la bouche. Dans le Noctambus, je chantonne les chansons tristes de Mamma Cass.
«you gotta go where you wanna go
Do what you wanna do
With whoever you wanna do it with
You gotta go where you wanna go
Do what you wanna do
With whoever you wanna do it with
You don’t understand
That a girl like me can love just one man
You’ve been gone a week, and I tried so hard
Not to be the cryin’ kind
Not to be the girl you left behind!»
