Freedonia

Obstances sentimentales.

(en vue d’assurer un meilleur service après-vente amical, Freedonia, la mémoire du temps présent, publie désormais les conversations avec Comité, de manière à ne jamais être pris en défaut dans mes souvenirs malgré une mémoire d’Atari 520 ST).

Ce midi, Comité répète des excuses en montrant son nouveau joujou internet qui fera l’objet d’une promo de malade à la prochaine MAJ. Plus tard, j’ai pleuré de rire à sa lecture du seul oeil qui me restait, rapport à la chassie d’une conjonctivite agravée.

- En fait, tu es triste…
- Je ne suis pas triste, je suis déçu. Je pensais vraiment avoir trouvé. Je n’ai pas pensé ça souvent dans ma vie.

(Discussion sur la facilité ou non de trouver un petit ami. Sur les fêtes. Sur mes fêtes. Reproches sur la confusion entre plusieurs fêtes organisées chez moi. Sur le prochain nouvel an:)

- Tu l’inviteras?
- Je ne prendrais pas un gros risque à le faire.

(divers reproches de trous de mémoire)
Croisons Elise dans la rue. Débat sur qui est le plus bobo, ou bon genre, d’Elise ou de moi.

- Moi je suis optimiste pour toi.
- Ah. Peut-être. Je ne le suis pas pour toi; enfin, je me fais du souci pour toi.

(Comité envisage de faire quasi le même boulot chiant qu’actuellement, mais à la mairie du XIXème. Seul idée à exploiter, un festival «J’aime Ma Cramif», où les usagers de la Cramif pourraient dire leur amour de l’assurance AT-MP sur du macramé).
(reproche sur ma confusion entre l’agrégation que Comité est supposé passer avec Vlöörens et le concours dont j’ai réoublié le nom difficilement mémorisable, qu’il compte préparer activement et passer avec AC&P).
(discussion sur l’attachement en amitié)
(conclusion sur les handicaps affectifs de Comité, son manque de courage en lui).

Ce soir, passage de Richard III croisé dans le New Yorker:

«…O coward conscience, how dost thou afflict me!
The lights burn blue. It is now dead midnight.
Cold fearful drops stand on my trembling flesh.
What do I fear? myself? there’s none else by:
Richard loves Richard; that is, I am I.
Is there a murderer here? No. Yes, I am:
Then fly. What, from myself? Great reason why:
Lest I revenge. What, myself upon myself?
Alack. I love myself. Wherefore? for any good
That I myself have done unto myself?
O, no! alas, I rather hate myself
For hateful deeds committed by myself!
I am a villain: yet I lie. I am not.
Fool, of thyself speak well: fool, do not flatter.
My conscience hath a thousand several tongues,
And every tongue brings in a several tale,
And every tale condemns me for a villain.
Perjury, perjury, in the high’st degree
Murder, stem murder, in the direst degree;
All several sins, all used in each degree,
Throng to the bar, crying all, Guilty! guilty!
I shall despair. There is no creature loves me;
And if I die, no soul shall pity me:
Nay, wherefore should they, since that I myself
Find in myself no pity to myself?
Methought the souls of all that I had murder’d
Came to my tent; and every one did threat
To-morrow’s vengeance on the head of Richard.»

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