Laissez brûler les p’tits papiers
Aujourd’hui, le mec du bus d’hier, qui m’avait suivi et avec qui on avait échangé nos numéros de tél, «Cyrille», m’a rappelé. C’était en numéro masqué et il ne s’est pas présenté. Il m’a demandé si je voyais qui c’est. J’ai répondu «j’ai quelques idées sur la question», parce qu’effectivement j’avais plusieurs idées possibles:

Ca aurait pu être «Stephen», le type d’avant les Etats-Unis, ou «Cédric» qui m’a dragué à la piscine des Halles y’a dix jours, ou «Fred» d’UG jeudi dernier.
On pourrait se dire: c’est nul de rencontrer autant de monde (version Alex J), c’est nul de ne même pas coucher avec eux (version Ivan Cul-Rond), c’est nul ils sont tous majeurs (LoneWanker). En vrai, ce qui est embêtant, à double titre, c’est que quand on rencontre des gens comme ça, on n’a pas la réponse à «Mon niveau d’études?» («C.A.P., B.E.P.C., B.A.C., B.T.S., Licence, Maîtrise et +»). Embêtant parce qu’en fait je crois que les gens incultes m’emmerdent au bout de 3 minutes. Très emmerdant d’être raciste social quand on est détenteur d’une bonne conscience de gauche.
