bench mark
A Brussel, les jeunes sortent pour s’amuser.
A Paris, les jeunes sortent pour faire du micro-zoning.
A Paris-Plage, il y a des brumisateurs pour se rafraîchir, des fontaines pour se désaltérer, des espaces pour penser, d’autres pour se dépenser, et les sponsors sont tenus à la discrétion.
A Bruxelles-les-Bains, il y a une buvette sangria, une buvette créole, une buvette Ricard ®, une buvette africaine, des dizaines de buvettes, et toutes les chaises, toutes les chaises longues, tous les parasols sont estampillés d’une marque de bière.
A Brussel, Laurent Ruquier et Steevy sortent dans un cabaret décadent où des travestis même pas classe et même pas vulgaires font un show usé, debout sur le zinc. Les chansons suscitent des “Une autre !” par un mini-public en folie, suscitant jusqu’à trois reprises de la même chanson. L’ambiance moite et sensuelle rappelle les lieux gays des années 1960.
A Paris, Laurent Ruquier et Steevy sortent au Vogue, ex-Scorp.
A Paris, des couples se réunissent sur un quai de la Seine pour danser salsa et tango les soirs d’été.
A Bruxelles, des centaines de personnes se réunissent la nuit dans le parc très central de la Place royale pour danser sur un bootleg de The White Stripes (“Seven Nation Army”) et l’artiste autochtone Arno (“Putain Putain”).
A Paris, les labels branchés s’appellent Tiger Sushi.
A Bruxelles, ils s’appellent Anorak Supersport.
A Bruxelles, les vitrines des magasins sont laides mais l’intérieur des bars est décoré avec goût.
A Bruxelles, on peut habiter des surfaces de plus de 40 m2 par personne.
A Bruxelles, les rues sont désertes l’été.
A Bruxelles, je ne travaille pas.
