Freedonia

Mémoire = Vie

Parlé au téléphone avec mon ami BoxingBoy, qui m’a appelé pour me dire qu’il ne me snobbait pas depuis que tout allait bien et qu’il était en couple (contrairement à ce que j’ai affirmé précédemment), et que d’ailleurs il psychote et il jalouse.

Ce soir, rendez-vous avec Laurent dans la soirée Androgyny (prononcer comme du Gini, la plus chaude des boissons froides). J’ai eu plusieurs ressouvenirs inégalement agréables. Quand je l’ai regardé un peu, en me disant: «peut-être qu’on va coucher ensemble, peut-être qu’on va sortir ensemble», je me suis rappelé Alexandre P. avec qui je suis un peu sorti au début de l’année, et que j’ai planté en rase campagne parce qu’il m’inspirait un dégoût moitié physique, moitié verbal irrationnel mais implacable. La même peur que j’ai eue quand s’est précisée la perspective de sortir avec Bertrand A. (mec d’asso sida présenté par François Fillette il y a juste un an, après la manif des prostiputes devant le Sénat). Ce qui m’amène à plusieurs conclusions:
i- j’étais un psychopathe de l’amour avant de me mettre à en parler sur Freedonia, le nouveau roman du nihilisme sentimental.
ii- j’avais des bonnes excuses, du type général: il est bizarre. Alexandre était «trop collant et mou», et Bertrand «trop vieux et en plus il est sorti avec Louis-Paul c’est mauvais signe». Mais ce sont, et tout le monde en est conscient, des excuses.
iii- peut-être (ah ah ah, comme si c’était une découverte en fait) que je désire entièrement des mecs qui sont innaccessibles (les trentenaires gentils beaux par définition maqués) parce qu’ils le sont, et que les mecs potables libres m’effrayent quand se profile le fait de sortir avec.
iv- la psychanalyse c’est de la charlatanerie, mais je serais prêt à payer pour une cure.

Toujours est-il que j’ai pas du faire une deuxième impression très bonne audit Laurent, ou alors qu’il a vu que je partais en eau de boudin, parce qu’il m’a pas proposé de rentrer ensemble.

J’ai un peu parlé à un garçon d’ActUp, Alain je pense, que j’avais croisé à la conf’ de presse de sida de Kouchner (que cet Alain avait un peu bordélisée) à l’époque où y’avait la gauche. Je l’aime bien, je crois qu’il m’aime bien aussi. Evidemment, la seule chose que je me demande c’est: est-ce que je désirerais toujours sortir avec lui si je me trouvais au pied du mur. Ca m’a quand même fait me souvenir de choses chouettes, comme le comité sida où Victoire Patouillard avait aligné Abenhaïm (depuis que c’est la droite AUP est plus invité parce qu’ils ne sont «pas des experts»).

Autre beau souvenir: j’ai mangé un grec dans la rue à côté de la soirée, genre rue du Chat-qui-Pêche ou de la Huchette ou des Hétéros-du-Vendredi. Eh ben, contrairement à ceux de mon quartier (ou d’ailleurs à ceux de Mouffetard je crois), il avait un goût réminiscent de mon indigestion de souvlakis place Omonia en voyage scolaire de quatrième. Je ne sais pas si c’est le souvlakiyier grec, ou mon indigestion d’hier soir qui a déclenché le souvenir.

Allez, pour la route, une citation n’importe quoi d’un andrologue (ahahah) pour psychologies.com/AOL : «Les demandes d’opération, sans rapport avec la réalité anatomique, se manifestent plus ouvertement, surtout chez les homosexuels, dont le tropisme narcissique est fortement marqué».

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