Burrial
Jeudi, un enterrement dans un coin inimaginable de tristesse, Villequier-Aumont, dans l’Aisne (« C’est où l’Aisne ? » me disent souvent les gens). TER à 8h du matin, sous un ciel bas et blanc et lourd. Je retrouve mes cousins qui enterrent leur grand-père. Cérémonie poussive, à laquelle assistent trente personnes à tout casser, dans une église décrépie, entouré de ma grand-mère et de la femme de mon grand-père qui trouve toujours le moyen de se placer où il faut… Les meilleurs souvenirs de la journée resteront cette réplique de ma grand-mère : « Ben la prochaine fois, ce sera mon tour », son gimmick favori depuis environ dix ans, et le moment où mes grands-parents conviendront ensemble que le vieil homme que nous venons de mettre en terre « étaient le dernier des cons »… Tiens, il se met à pleuvoir sur la morne campagne axonnaise. Je reprend le TER, vide.